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Dossiers »  Tunisie: l'après Ben Ali Dossiers » Tunisie: l'après Ben Ali
Les ministres tunisiens confrontés à la rancoeur d'un peuple
Manifestation à Tunis le 20 janvier 2011 (©  - Martin Bureau)
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TUNIS (AFP) - "Vous avez brûlé mon fils!, "Nous voulons un nettoyage!": les ministres du gouvernement de transition ont pu mesurer la rancoeur accumulée pendant 23 ans par le peuple tunisien en se rendant jeudi au premier conseil des ministres de l'après-Ben Ali.
Manifestants et journalistes du monde entier les attendaient de pied ferme devant la Kasbah, le superbe palais de l'ancien Bey qui abrite de nos jours le siège du Premier ministre, au coeur de Tunis.

Le choix du lieu de cette réunion est déjà en soi une rupture symbolique avec le passé. Jusqu'à présent, les conseils des ministres se tenaient dans la quiétude du Palais présidentiel de Carthage, hors de Tunis, loin de ses habitants et des journalistes qui étaient interdits d'accès.

"Dehors, Dehors"! scande un groupe de manifestants à l'arrivée du ministre de l'Intérieur, Ahmed Friâa, un homme de l'ancien régime, escorté par une brigade spéciale de six hommes cagoulés de noir et lourdement armés, qui tentent tant bien que mal d'éloigner les journalistes.

"Les Trabelsi (famille de l'épouse de Ben Ali) m'ont spolié. Ils ont confisqué toutes mes terres et les ont vendues pour des millions de dollars", se plaint un homme en abordant le nouveau ministre du Développement et de la Coopération internationale, Mohamed Nouri Jouini. "Ne crains rien. Toutes ces affaires vont être examinées par la justice", tente de le rassurer le ministre.

"Vous avez brûlé mon fils à cause de votre injustice!", crie soudain un autre homme dans la foule, Rachid Hamdi, père d'Ayoub, un lycéen qui s'est immolé par le feu dans son lycée à l'Ariana, près de Tunis, pendant la "Révolution du jasmin".

Selon son père, Ayoub, 17 ans, a mis fin à ses jours après avoir que le directeur de son lycée l'avait informé qu'il l'excluait de l'établissement en l'accusant "injustement" d'avoir brûlé un arbre du lycée lors d'une manifestation contre le régime de Ben Ali.

Le professeur de mathématiques du jeune homme, Naoufel Dachraoui, se lance à son tour dans une longe diatribe face à la porte du bâtiment officiel, gardé par trois militaires, pour dénoncer le gouvernement d'Unité nationale transitoire, dont une bonne partie des ministres ont servi sous le régime déchu.

"23 ans de silence ça suffit!", lance une vieille femme à l'adresse des journalistes. "Exprimez-vous! Dites que vous n'êtes pas d'accord avec ce gouvernement. On ne veut plus de ces têtes. Nous avons beaucoup d'intellectuels et de gens cultivés qui peuvent les remplacer!".

Pour Abdellatif Barka, 32 ans, "des membres du nouveau gouvernement étaient complices de Ben Ali. Nous voulons un nettoyage. Des nouveaux visages, des gens honnêtes".

Publié le: 20/01/2011 à 21:55:20 GMT Source : AFP
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