Immigration clandestine: 42 morts et 27 disparus au large de l'Algérie en 10 mois

ALGER (AFP) - Quarante-deux émigrés clandestins sont morts en mer en tentant de rejoindre l'Europe à partir des côtes ouest de l'Algérie et 27 ont été portés disparus durant la période de janvier à octobre 2006, selon des chiffres de la marine algérienne.

Des immigrants, assis à l'arrière d'un véhicule, quittent Gao, dans le nord du Mali, le 16 novembre 2006 en direction de la frontière algérienne (© AFP/Archives - Georges Gobet)
Selon ces chiffres publiés lundi par la presse algérienne, 388 personnes ont été "sauvées d'une mort certaine" par des unités de la marine algérienne durant la même période.

Parmi les 388 émigrés clandestins secourus, 373 étaient Algériens, 11 Marocains, deux Lituaniens et deux des îles Saint-Vincent-et-Grenadines, situées dans les Caraïbes, selon la même source.

Le 20 novembre, 65 Algériens qui avaient tenté d'émigrer clandestinement avant d'être interceptés, ont été condamnés à deux mois de prison ferme par le tribunal d'Aïn El Turck, près d'Oran (430 km à l'ouest d'Alger).

L'Algérie est devenue un pays de transit pour des milliers de ressortissants africains qui entreprennent de se rendre clandestinement en Europe, à travers le Maroc et l'Espagne.

Deux experts de la police française participent, depuis le 24 et jusqu'au 30 novembre à Illizi (Sahara algérien, 1.500 km au sud-est d'Alger), à un séminaire de formation des forces de l'ordre algériennes à la lutte contre l'immigration clandestine.

Les experts français sont chargés d'informer les participants algériens des nouvelles méthodes de lutte contre cette immigration et les réseaux de passeurs.