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ARTICLE DU MAGAZINE TELQUEL TRAITANT DU X ET DU MAROC + INTERVIEW DE YASMINE

 
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tareeq3360


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MessagePosté le: 27 Nov 2007, 10:06    Sujet du message: ARTICLE DU MAGAZINE TELQUEL TRAITANT DU X ET DU MAROC + INTERVIEW DE YASMINE Répondre en citant

http://www.telquel-online.com/296/couverture_296.shtml
Enquête.
Les Marocains et le X. Une histoire charnelle

Il y a 10 ans, quelques rares vidéos porno circulaient honteusement sous le manteau. Aujourd’hui les Marocains, gavés de Multivision (pirate), affinent leur “goût” pour le X en réclamant des actrices arabes voire… marocaines !


C'est un fait obtus que soulignerait n'importe quel installateur de paraboles de Derb Ghallef : les Marocains sont toujours aussi friands des pornos diffusés sur Multivision. Cependant, les chaînes satellitaires et leurs films généralistes ne sont plus si révélateurs du mode de consommation du X au Maroc. Du fait d'Internet, vitrine de magasin
aux choix infinis, les internautes marocains vivent désormais une sexualité par procuration davantage couleur locale. “À partir de 22 heures, les clients de mon cyber surfent quasiment tous sur des sites pornos. Mais leurs attentes ont changé, explique ce gérant de cybercafé dans un quartier casablancais. Ils recherchent davantage du porno arabe. La tendance est née en 2001, quand ils se sont mis à prospecter des mots-clés comme 'brune' ou les mots 'Maroc' et 'sexe' combinés”.

Le phénomène n'a fait que se confirmer avec les années. Ainsi, en 2007, une consultation rapide de Google trends - outil statistique qui informe sur les termes les plus recherchés par pays - suffit pour confirmer cet essor de la demande pour du sexe plus ou moins local, mettant en scène des filles arabes. Dès le lancement de cette nouvelle fonction en mai 2006 par le moteur de recherche américain, beaucoup ont fait des gorges chaudes en apprenant que le Maroc arrivait dans le tiercé de tête pour les mots “sexe” et “sex”. Mais ces termes génériques ne sont que la partie émergée de l'iceberg. "Voyez ce que le monde recherche", affirme la pub de Google trends. Sous l'eau, en apnée, furtif, le Maroc cherche le terme “97ab” (ou q’hab, littéralement, p****).

La blonde à grosse poitrine, un mythe plombé

Cette année, le terme a fait une percée fulgurante chez les Marocains. Ces derniers arrivent en tête des internautes cherchant cette expression on ne peut plus locale. Rien avant 2007, puis une poussée subite de libido patriote. Et frappante : Google trends ne traite que les mots dont le volume de recherche est suffisamment important pour être révélateur d'une tendance sur Internet. En l'occurrence, “97ab” est devenu le leitmotiv des Marocains sur le Net depuis le développement des blogs locaux, présentant des photos d'adolescentes dénudées. Son plébiscite risque même de se confirmer à l'avenir. Ainsi, après le photoblogging, les internautes du pays se sont mis au film-compilation de photos sur Youtube.com, sous des titres tout aussi “trash”. Pourquoi une telle effervescence sexuelle, docteur ? “Les blondes et leur côté inaccessible ne font plus fantasmer. On recherche l'excitation de proximité, un type de femme que l'on peut croiser tous les jours dans la rue. C'est ainsi qu'une Marocaine dont on ne voit que le string est considérée comme plus excitante qu'une occidentale nue”, explique un ingénieur informaticien. Lors de dépannages à domicile, ce dernier a noté dans les historiques l'essor des sites spécialisés dans les filles arabes (et de préférence marocaines), ainsi qu'un téléchargement de leurs photos tout aussi conséquent. Et ceci n'est pas le fait uniquement des jeunes internautes au fait de la vie underground du Net. “C'est souvent le cas de pères de famille bien sous tous rapports”, ajoute notre ingénieur. Soupçons de pédophilie chuchotés… et gros clairon d'une tendance lourde : “Les médias ont démythifié la blonde auprès des Marocains. On veut maintenant s'émoustiller devant une fille proche, ceci même si la frustration reste la même”, assène Aboubakr Harakat, sexologue à Casablanca.

Du porno de proximité

Serait-ce encore une spécificité marocaine ? Non, pas du tout. Ayant découvert le porno à grande échelle en parallèle au développement de l'Internet, les Marocains ne font que suivre une évolution relevée par les observateurs des mœurs marketing du X sur le marché mondial. L'industrie pornographique répond en temps réel à l'essor fulgurant d'un marché de niches, où la consommation, davantage personnalisée, se fait de plus en plus à la carte. Ce porno à la demande met notamment l'accent sur les spécificités ethniques et le côté amateur des filles. À l'échelle du Maroc donc, la “bent derb” est la transposition locale de la voisine dans les films amateurs occidentaux. Une caractéristique bien marocaine par contre : les insultes qui accompagnent l'exposition de ces filles sur Youtube, scandées par des morceaux rap moralisateurs sur la décadence des mœurs. Et ça, c'est grave docteur ? “C'est une forme de schizophrénie. On essaie de recoller les morceaux d'un miroir brisé. D'un côté, on trouve du plaisir à regarder ces filles proches exposées. De l'autre, leur proximité choque, car ce que l'on accepte des autres est inadmissible quand ce sont des Marocaines”, analyse Aboubakr Harakat.
Cette ambivalence, entre attirance et répulsion, s'exprime même quand il s'agit de pornos arabes, n'impliquant pas forcément des Marocaines. Les internautes marocains arrivent ainsi en tête du trafic sur arabsex.tk, un site à base de films amateurs arabes tournés à la sauvette. Dans la foulée, beaucoup de bloggeurs marocains se sont mis à compiler ces clips, récupérés à droite et à gauche, sur des sites de vidéos en ligne qui ne censurent pas, contrairement à Youtube. En quelques mois, ces Thésaurus made in Morocco du porno arabe sont devenus légions. Mais, ne sachant plus trop sur quel pied danser, les Marocains accompagnent cette mise en exposition de commentaires injurieux. Pour une part, on apprécie ces productions devenues à la mode dans les pays du Moyen-Orient. De l'autre, les filles mises en scène étant pour leur majorité des prostituées, on s'inquiète de savoir si elles ne seraient pas marocaines… des fois.

La beurette, l'avenir du sexe arabe ?
La même question doit tarauder nos internautes quand ils se perdent sur les sites pornos spécialisés dans les beurettes. Réactifs comme des puces surexcitées, ils ont découvert cette nouvelle tendance, mettant en scène des filles d'origine maghrébine, nées ou ayant grandi en France, quelques semaines à peine après le lancement de sites consacrés au genre. “Les beurettes sont une micro-niche marketing que nous avons investie en 2002. Nous n'avons pas plus de 500 abonnés, car seuls les Français sont intéressés par ce produit. Pourtant, très vite, nous avons reçu des mails de Marocains nous réclamant des films, avec une moyenne de trois demandes par jour”, s'étonne Milukman (un pseudo), à l'origine du site beurettesrebelles.com. Dans leur quête de corps typés, les Marocains ont ainsi rapidement appris à décrypter les références sexuelles des autres. Et même à les faire leurs, car ils y retrouvent comme un parfum familier. Les beurettes sont mises en scène en appuyant sur l'image de “la musulmane de banlieue qui s'encanaille”. Le discours est toujours à peu près le même : une fille vierge veut s'émanciper de la pression morale, “s'éclater” comme il est souvent précisé, s'extirper de sa “misère”, faire sa “caillera”, mais sans oublier de mettre son voile qu'elle retire au fur et à mesure qu'avance le film. Ce ramassis de clichés a séduit les Marocains, qui y ont vu comme une résonance de leur propre imaginaire érotique. “Cet archétype du tabou religieux transgressé est tout aussi valable dans la vie réelle au Maroc. Les prostituées se mettent de plus en plus au voile… car c'est un facteur d'excitation pour les clients. Le voile symbolise le caché, le secret, c'est une métaphore du désir”, explique doctement Aboubakr Harakat.

La darija, viagra auditif
Pas à une récupération près, les internautes marocains se sont mis à apprécier également la bande son des films de beurettes : la darija. C'était au départ une garantie ISO 9001 de l'origine des actrices : “Nous demandons aux actrices de parler en arabe, pour donner aux clients une assurance”, explique froidement Milukman. Mais à l'arrivée, l'appellation d'origine contrôlée s'est transformée, aux oreilles des Marocains, en signe d'une nouvelle transgression. Et qui dit transgression, dit libido dopée. “La hchouma est encore prégnante sur les mots d'amour en darija. Leur pouvoir érotique s'en trouve décuplé. C'est pourquoi les couples, dans l'intimité, réclament souvent des expressions crues quand ils sentent monter l'orgasme”, analyse le sexologue Aboubakr Harakat.

La darija serait même une brèche ouverte dans le porno trash et fait maison (homemade). C'est le must du moment sur Internet, du porno sur mesure dont commenceraient à se vêtir les Marocains. “Les hommes filment leurs copines avec leurs téléphones portables en train de se masturber et réclament qu'elles parlent en darija le plus vulgairement possible”, confirme un réparateur de téléphones mobiles à Derb Ghallef. Mais que l'on se rassure, on ne frôle pas la surproduction cinématographique. C'est un épiphénomène d'une discrétion absolue. Il n'a pas encore franchi la barrière du Net et sa diffusion se limite encore à un cercle d'initiés. “On prend des photos de sexe en groupe pour le plaisir, juste pour nous”, chuchote une jeune amatrice d'échangisme. L'album souvenir n'est consultable que via MMS et est réservé aux seuls participants. “Je fais ça car je suis au-delà du rapport sexuel classique. Je cherche autre chose, mais je ne peux pas franchir le cap de l'exhibitionnisme”, ajoute cette dernière. À croire que dans ce cas, la morale est sauve…





Sexpopuli. La philosophie dans le boudoir

La relation entre le porno et les Marocains ne se limite pas au sexe hargneux. Quelques esthètes, surnageant dans la masse des blogs marocains consacrés au genre, parlent du X à la manière des salons littéraires du 18ème siècle. Lancée par une Casablancaise de 19 ans, sexpopuli.blogspot.com est l'exemple-type (et bien trop esseulé) d'une culture du porno qui se veut éclairée et libérée des frustrations sexuelles. Sur Sexpopuli, aucune photo de Marocaine dénudée, pas une seule insulte en darija bien crade à se mettre sous la dent. Non, rien de ce quotidien pornographique cher aux Marocains. Les 500 habitués du site préfèrent discourir de Gorge profonde, cultissime film X des années 70, reconnu pour ses qualités esthétiques (et transgressives) même par des cinéphiles classiques. “La dimension sociologique a aussi son importance, explique N.F., à l'origine du blog. Il est beaucoup question du sexe chez les arabes et de sa perception”. La sociologie est une ligne éditoriale large. Sur Sexpopuli, une intervention télévisée d'anthologie d'Al Qaradaoui sur la masturbation féminine côtoie un post sur le coming out de l'écrivain Abdallah Taïa. Et pour égayer le blog, plus propice à agiter les neurones que la libido, quelques brèves insolites traitent des méthodes de gavage chez les Mauritaniennes, ou bien de la zoophilie subliminale à propos de la pub d'une banque marocaine… proposant des crédits pour l'Aïd El Kébir.






Propos recueillis par
Mehdi Sekkouri Alaoui

Interview exclusive. Yasmine, (star marocaine du porno)
“J’assume complètement !”

Yasmine;
(DR)


Star du milieu X en Europe, Yasmine s'apprête aujourd'hui à conquérir le monde plus “respectable” du cinéma traditionnel. Elle revient sur ce qu'elle appelle son métier, sa relation avec ses parents, son pays d'origine… Edifiant.


Comment la petite villageoise de Tahar Souk, dans les montagnes du Rif, que vous étiez, est-elle devenue, à 29 ans, l'une des actrices porno les plus en vue en Europe ?Avant tout, il faut préciser que je n'ai vécu que cinq mois au Maroc, puisque mes parents sont partis très tôt en France à la recherche d'un
emploi. Au départ, il était question pour eux d'amasser quelques économies et de rentrer au pays. Mais le destin en a finalement décidé autrement. Sinon, j'ai eu une enfance normale, voire un peu banale. À l'âge de 18 ans, rebelle comme je suis, j'ai quitté le domicile familial pour voler de mes propres ailes. J'ai donc collectionné les petits boulots dans les milieux de l'hôtellerie, la restauration et la vente, avant de devenir aide-soignante et de tomber, enfin, dans le cinéma X.

Etait-ce donc un choix ou un “accident” ?
Honnêtement, au départ, faire l'amour devant une caméra était pour moi un fantasme. Il y a à peu près trois ans, avec mon copain, que je fréquente toujours actuellement, on a décidé de répondre à une annonce pour jouer dans un film X amateur. Au final, cette première expérience ne m'a vraiment pas déçue, bien au contraire. À partir de là, ça s'est très vite enchaîné. J'ai fait d'autres pornos amateurs, la presse spécialisée parlait de plus en plus de moi, jusqu'au jour où de grandes maisons de production ont commencé à s'intéresser à moi. Alors, avec un peu de recul, peut être qu'au début c'était juste un concours de circonstances. Mais lorsque j'ai décidé de continuer dans ce cinéma, c'est devenu un choix personnel et réfléchi. Un choix que j'assume complètement.

Et ce choix, vos parents l'ont-ils accepté ?
Pas du tout ! Vous savez, mes parents sont des gens “normaux”, traditionnels, qui nous ont inculqué, à mes frères et sœurs et à moi, une éducation à l'ancienne. Chez nous, on vivait à la marocaine, on parlait en darija, on mangeait des tagines… Et bien sûr, il y avait beaucoup d'interdits, de non-dits et de tabous. Il est normal et compréhensible que le X soit pour eux quelque chose d'inacceptable.


Comment ont-ils appris que vous travailliez dans l'industrie du X ?

Ce sont des voisins qui ont montré des photos de moi nue à mes grands frères. D'ailleurs, tout le voisinage était déjà au courant. Depuis ce jour-là, mes parents m'ont clairement fait comprendre que je ne faisais plus partie de la famille. Aujourd'hui encore, lorsque je les appelle, ils me raccrochent au nez. Il y a juste ma petite sœur qui me passe quelques coups de fil de temps en temps pour demander de mes nouvelles. Mais bon, elle n'est pas non plus d'accord avec ce que je fais. Je profite de cette interview pour leur dire que je les aime, et quoi qu'il se passe, ils seront toujours mes parents adorés et moi leur petite fille.


C'est pour les préserver que vous avez choisi d'utiliser un pseudonyme ?
Au début, je le répète, je ne pensais pas du tout faire carrière dans le X. J'avais juste un fantasme à réaliser. J'ai pris donc un pseudo pour rester discrète et éviter d'attirer des problèmes à mes parents et à ma famille. Pourquoi Yasmine ? Parce que ça me rappelait le dessin animé “Les mille et une nuits” (Rires).

Vous n'avez aucun regret ?
Franchement, si c'était à refaire, je referais fait la même chose, sans hésiter. J'assume pleinement mes actes. Je n'ai rien pris à personne et je n'ai jamais manqué de respect à quelqu'un. Personne n’est forcé de regarder du porno. Je fais un métier, choquant peut-être pour certains, mais le plus important pour moi, c'est que je sois épanouie et que ça me plaise, que ça me corresponde
.

Que représente pour vous le X ?
Au-delà du plaisir, c'est avant tout mon métier, mon gagne-pain. Et mine de rien, pour y réussir, cela demande beaucoup de professionnalisme, de rigueur, de sérieux et une hygiène de vie exemplaire. La seule différence avec des professions dites “normales”, c'est que tu exposes ton intimité devant une caméra.

Vous gagnez bien votre vie ?
Cela dépend. Lorsque vous tournez avec des amateurs, ce n'est pas très intéressant côté rémunération. Avec des professionnels, c'est une autre histoire. Vous pouvez toucher entre 300 et 1000 euros par film. Pour ma part, je n'ai pas à me plaindre. J'ai signé un contrat d'exclusivité avec Marc Dorcel (ndlr : l'un des producteurs X les plus importants en Europe) qui me permet de toucher un bon chèque à chaque fin de mois. À côté de cela, avec mon copain, nous avons une société qui, en plus de vendre et de commercialiser mon image sur Internet, propose mes shows dans des salons érotiques ou des boîtes de nuit. Mais une chose est sûre, on se fait moins d'argent que dans le cinéma traditionnel
.

L'argent a-t-il été un facteur important dans votre choix de carrière ?
Non, l'argent ne rentrait pas du tout en ligne de compte. Si je me suis lancée dans le X, c'est par goût personnel. Si c'était juste pour l'argent, je n'aurai pas pris le risque de mettre en jeu ma relation avec ma famille.

Avez-vous gardé des liens avec le Maroc, votre pays d'origine ?
Je suis marocaine, c'est incontestable. J'ai toujours ma carte nationale et mon passeport, sur lesquels il est d'ailleurs marqué que je suis comédienne. Mais bon, cela fait une bonne dizaine d'années que je n'y ai pas mis les pieds. En revanche, quand j'étais enfant, avec mes parents, on rentrait au bled presque chaque été pour revoir notre famille, notamment ma grand-mère dans le Rif et ma tante à Casablanca. J'en garde de très bons souvenirs.

Vous avez déjà tourné au Maroc ?
(Rire). Ah ! ça, j'aimerais bien, je me vois déjà en princesse des mille et une nuits dans un riad… Mais il faut se rendre à l'évidence : ce n'est pas possible, les autorités marocaines ne nous laisseraient pas faire.


Vos origines marocaines seraient-elles un frein à votre évolution “professionnelle” ?
C'est vrai que c'est un peu dur pour toute Maghrébine qui débute dans le métier, parce que tout le monde veut lui coller l'étiquette de la beurette de service, venue tout de droit de sa cité. Personnellement, j'ai fait en sorte, dès le départ, que ça se passe autrement pour qu'on ne me place pas dans cette case. Mes origines, dont je suis d'ailleurs très fière, je les mets en avant d'une manière beaucoup plus esthétique, qui renvoie au charme et à la sensualité orientaux qui sont, à mon avis, uniques.

Quelle est votre relation avec la communauté marocaine en France ?
Là aussi, je n'ai pas à me plaindre. Ceux que j'ai l'occasion de rencontrer, dans la rue ou dans des salons érotiques, m'encouragent et me disent que j'ai du courage de faire ce que je fais. Mieux encore, depuis que je suis passée chez Cauet, sur TF1, j'ai reçu beaucoup de mails du Maroc abondant dans le même sens. Tout cela me fait vraiment plaisir !


Vous n'avez jamais reçu de menaces ?
Pour le moment, non. Et j'espère que cela va continuer.

Quel regard portez-vous sur la femme arabe, marocaine ?
Je trouve que les filles d'aujourd'hui sont très rebelles, mais qu'il y a des limites à ne pas dépasser. Il faut qu'elles apprennent à respecter leurs traditions et les valeurs qu'on leur a inculquées. Car sans cela, elles vont droit dans le mur. C'est bien d'évoluer, d'être moderne, mais sans ces repères-là, la vie n'a plus aucune saveur.


Vous allez en surprendre plus d'un(e) avec ce discours…
Je vais même aller plus loin : je suis une femme croyante, comme les autres. Le reste, c'est ma vie, elle m'appartient.

Que faites-vous alors du sexe illicite, du libertinage… ?
Un être humain, c'est avant tout une âme, un cœur. Je n'ai rien à me reprocher.

Yasmine, finalement, c'est (vraiment) vous ou juste un personnage ?
Non, non, c'est bien moi. Mais bon, dans la vie de tous les jours, je suis un peu plus habillée quand même (Rires). Vous savez, je suis quelqu'un qui s'adapte facilement à tous les milieux que j'ai l'occasion de fréquenter.

Vous venez de tenir votre premier rôle dans un film “traditionnel” (Un homme perdu, de Danielle Arbid). Doit-on y voir un changement de cap dans votre carrière ?
Non, pas du tout ! La réalisatrice cherchait une femme d'origine maghrébine pour son film. Elle en a parlé à Marc Dorcel, qui a tout de suite pensé à moi et nous a mises en contact. Il y a eu un bon feeling entre nous deux. Surtout, j'ai beaucoup apprécié le scénario. Il n'y avait donc aucune raison pour que je refuse cette offre. Mais ce n'est pas pour autant que je vais laisser tomber le X. Je le répète, j'aime autant le cinéma traditionnel que pornographique.

Et vous comptez rester longtemps dans le circuit du X ?
Bien sûr ! Tant qu'on voudra de moi.





Bio express. La princesse arabe du X

Yasmine a pénétré dans les foyers marocains par la grande porte. En prime time sur une chaîne grand public, invitée, il y a peu, de l'émission “La Méthode Cauet” sur TF1. Beaucoup ont découvert ainsi qu'une jeune Rifaine de 29 ans était devenue une star du porno en France. Ce n'était pas un scoop pour d'autres. En l'occurrence, tous les Marocains connaissant la plastique de Yasmine sous toutes les coutures grâce à Internet où elle est une égérie du X. C'est là toute l'équivoque entourant l'actrice de porno made in Morocco. Elle est (et restera) pour les internautes marocains une Rifaine sur laquelle on s'excite tout en se scandalisant, sur les forums de discussions, au nom de la patrie, de la morale et de la religion. Un objet sexuel gênant aux entournures, en bref. A contrario, en France, son pays d'adoption, Yasmine a dépassé le cadre étroit du X pour devenir un modèle d'intégration. Les Inrockuptibles, magazine français culturel, l'a ainsi donnée en exemple en affirmant que Yasmine était la “Rachida Dati du porno”. L'hebdo ajoutant, qu'à l'instar de la ministre française de la Justice, Yasmine serait le symbole des “minorités visibles” dans les médias. Et tout comme Rachida Dati, Yasmine refuse de se cantonner au rôle de l'arabe de service dans son domaine : le film X de beurettes. Yasmine a fait ses premières armes dans le porno en jouant dans des productions comme “Farida et les meufs de ma cité”. Aujourd'hui, l'actrice refuse ce type de prestations pour faire carrière dans le X chic, sous la houlette de Marc Dorcel, un producteur qui a pignon sur rue. La star marocaine a même entamé une carrière dans le cinéma classique sous le pseudonyme de Yasmine Laffitte. Un rôle habillé, la consécration suprême pour une star du X, qui lui a valu de monter les marches à Cannes lors du dernier festival. Yasmine est à l'heure actuelle la seule Marocaine, actrice célèbre de porno. Mais elle susciterait déjà des vocations : “Je reçois des candidatures de Marocaines voulant faire carrière dans le porno”, affirme Milukman, responsable du site X beurettesrebelles.com. Les Marocains n'ont pas fini de s'exciter… et de
se choquer.





Dernier mot. Porno sordide

Non, on ne peut raisonnablement pas soutenir le X. Au moment où le Maroc plonge tête baissée dans le porno, ailleurs, on en revient. Le X, défendu au nom de la libération sexuelle, est un argument qui a fait son temps, même en Suède. Le racisme et le sexisme sont les deux mamelles où s'abreuvent désormais les producteurs du secteur. En investissant dans le X réaliste au milieu des années 90, ces derniers ont inondé le marché de films où le caractère ethnique servait de produit d'appel. L'arabe n'a pas échappé aux services marketing et encore moins aux préjugés raciaux. Sur les sites américains, la fille arabe est vendue enrobée dans des voiles pastel, moitié danseuse orientale, moitié Shéhérazade dans Aladin de Walt Disney. Un orientalisme de bazar. En France, Les Mille et une nuits n'ont pas la cote, mais l'imaginaire érotique n'a pas de limite, selon le principe du toujours plus (glauque). C'est du sordide que veut le client, c'est du sordide qu'on lui vend, de la banlieue diabolisée et des beurettes présentées comme des Cosette frustrées, prêtes à tout pour sortir de leur misère sociale et sexuelle. On a inversé le slogan des beurettes, “ni p****, ni soumise”, pour un “e-p**** et soumise”, devenu le fonds de commerce de sites web spécialisés français. A l'instar des sites américains, les filles y portent le voile, sauf qu'en France, le bout de tissu s'imprègne d'islam pour vendre aussi l'interdit religieux qu'on transgresse. Ces sites préviennent que le contenu n'a aucun rapport avec l'islam. Pourtant, c'est bien de la “musulmane qui se lâche” que l'on vous vend. Cette manière de présenter les femmes ne dénoterait d'ailleurs pas dans la bouche d’un Philippe Servaty. Responsable du scandale des filles d'Agadir, ce dernier claironnait “qu’éjaculer sur le visage d'une femme voilée (l')explose littéralement”. Trash, vulgaire, raciste, limite esclavagiste, l'univers du X ne peut prétendre à un ticket d'honorabilité. Une Yasmine, aussi “libérée” soit-elle, ne peut être un exemple à suivre. Qu'elle soit marocaine ou pas…
Hassan Hamdi
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