La vie reprend timidement à Tunis au lendemain des tirs

TUNIS (AFP) - Quelques rares commerces ont ouvert leurs portes lundi matin dans le centre de Tunis dont l'air était encore imprégné d'une forte odeur de poudre après les échanges nourris de tirs de la veille, le pays étant suspendu à l'annonce d'un gouvernement de transition.

Portrait de Ben Ali arraché le 16 janvier 2011 dans une banlieue de Tunis (© - Fethi Belaid)
La plupart des commerces restaient fermés, à l'exception de rares cafés, bureaux de tabac et boulangeries, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont croisé de nombreux policiers en armes et des hommes portant parfois jusqu'à 10 baguettes de pain par crainte d'une pénurie.

Trois jours après la chute du régime Ben Ali après un mois d'émeutes, l'armée était déployée autour du ministère de l'Intérieur devant l'entrée duquel ont été déroulés de barbelés.

De nombreux policiers en armes et un véhicule blindé de transport de troupes étaient postés dans les rues adjacentes de l'avenue Habib Bourguiba où de violents combats ont opposé dimanche après-midi des snipers cachés sur des toits d'immeuble aux forces loyalistes aux nouvelles autorités de transition.

Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi devrait annoncer lundi la composition du nouveau gouvernement qui mènera le processus de transition jusqu'à l'organisation d'élections présidentielle et législatives, d'ici deux mois selon la Constitution.

Les partis liés au régime déchu devraient être exclus de cette formation, selon des opposants.