Le vice-président américain en Irak pour accélerer la "réconciliation nationale"
BAGDAD9 (AFP) - Le vice-président américain Joe Biden est arrivé jeudi à Bagdad pour accélerer le processus de "réconcilation nationale", deux jours après le retrait des soldats américains des villes irakiennes.
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| Le vice-président américain Joe Biden au Parlement de Pristina lors de sa visite au Kosovo le 21mai 2009 (© AFP/Archives - Str) |
Le vice-président américain qui effectue sa première visite en Irak depuis sa prise de fonction mi-janvier, est arrivé à Bagdad tout juste investi du nouveau rôle que lui a confié le président Barack Obama consistant à superviser l'effort de réconciliation politique entre les différentes communautés.
M. Biden "discutera avec les dirigeants irakiens de l'importance de mener à terme avec succès le processus politique nécessaire à assurer la stabilité du pays à long terme", a précisé la Maison Blanche.
"Je crois que M. Biden apporte des suggestions concernant la réconciliation nationale. Nous attendons de savoir ce qu'il a en poche pour pouvoir l'étudier et si ce projet est réaliste et sérieux nous le prendrons", a affirmé à la télévision publique le chef de la commission parlementaire pour la réconciliation nationale, Wathab Chaker.
"En tout cas, ce qu'il nous propose n'est pas contraignant pour les Irakiens ni pour le comité de réconciliation nationale. Cette reconciliation est la responsabilité de tous les Irakiens qui doivent dialoguer entre eux, se pardonner les uns les autres et abandonner la culture de la violence", a-t-il ajouté.
M. Obama a demandé à son vice-président d'aider les Irakiens à surmonter leurs différends politiques et à parvenir à une réconciliation qui "attend toujours de se produire complètement", avait indiqué le porte-parole de M. Obama, Robert Gibbs peu avant le retrait américain des villes irakiennes, le 30 juin.
Il coopèrera pour cela avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad Christopher Hill et le commandant des forces américaines, le général Ray Odierno.
En mai 2006, M. Biden, alors sénateur, avait déjà proposé un plan pour mettre fin aux violences confessionnelles en créant des régions autonomes pour les différentes communautés irakiennes.
La Maison Blanche a également souligné que M. Biden, dans ses discussions avec les dirigeants irakiens, réaffirmera l'engagement américain de respecter l'accord de sécurité signé fin 2008 qui prévoit un désengagement total fin 2011.
Le 25 juin 2006, M. Maliki avait présenté un plan de réconciliation nationale en 24 points au Parlement pour tenter de mettre fin à aux tensions confessionnelles et à la violence.
Cette visite survient deux jours après le retrait des soldats américains des villes d'Irak, dont l'armée et la police assurent désormais la sécurité.
Le président Obama a salué ce retrait comme une "étape importante" vers un désengagement total des Etats-Unis de l'Irak et un retour de ce pays à une totale souveraineté, mais il a aussi prévenu que l'Irak avait encore des "jours difficiles" devant lui.
En visite en Irak, M. Obama avait averti début avril que les prochains 18 mois seraient dangereux pour l'Irak et avait fermement invité le gouvernement dirigé par les chiites à intégrer largement les sunnites au processus politique.
Au contraire de Barack Obama, M. Biden avait initialement soutenu l'invasion de l'Irak en mars 2003, puis critiqué la gestion américaine du conflit dans les années suivant la chute de Saddam Hussein.
