Le Vatican défend son honneur dans le procès de Galilée

CITE DU VATICAN (AFP) - Le Vatican veut rééditer les actes du procès de Galilée pour "rafraîchir la mémoire" de ceux qui accusent l'Eglise catholique d'avoir condamné le célèbre physicien (1564-1642) pour ses thèses sur l'univers, a rapporté mardi l'agence Ansa.

Le pape Benoît XVI consulte les compte-rendus du procès de Galilée, le 25 juin 2007 à la bibliothèque du Vatican (© AFP/Osservatore Romano)
"Galileo Galilei n'a jamais été condamné", a déclaré à l'agence Mgr Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la Culture, à la veille de l'ouverture d'un congrès organisé par le Vatican sur "la science 400 ans après Galilée".

Une réédition des actes du procès permettra de "rafraîchir la mémoire" de ceux qui affirment le contraire et réclament toujours une "repentance" du Vatican, a-t-il ajouté.

La condamnation de Galilée à la prison, prononcée en 1633 par l'Inquisition après un long procès où il risquait une condamnation au bûcher, n'a en effet jamais été signée par le pape Urbain VIII.

Mais le savant, défenseur de la thèse héliocentrique de l'univers selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, avait été contraint de se rétracter et ses oeuvres avaient été interdites.

Le Vatican a progressivement reconnu ses erreurs dans l'affaire Galilée, savant poursuivi moins pour ses thèses proprement scientifiques que pour leurs implications théologiques. Jean Paul II lui a rendu hommage en 1992 et une statue du scientifique doit être installée et inaugurée en 2009 dans les jardins du Vatican.

Le congrès sur Galilée est organisé conjointement à Rome par le conseil pontifical pour la Culture et le groupe industriel italien Finmeccanica.

Les Nations unies ont proclamé 2009 année internationale de l'astronomie pour commémorer la première utilisation d'un télescope par Galilée.