Usagers et parents d'élèves s'organisent
PARIS (AFP) - Contraints de prendre leurs dispositions depuis plusieurs jours face à la grève des transport, usagers et parents d'élèves ont tenté tant bien que mal de s'organiser mardi pour faire face à celle des fonctionnaires.
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| Affluence dans le métro le 20 novembre 2007 à Paris (© AFP - Pierre Verdy) |
Effet positif de la grève des fonctionnaires ? Il y avait plutôt moins d'usagers mardi à vouloir prendre le train, se réjouit-elle.
François Dommée, chef de projet informatique, se lève deux heures plus tôt, à 5H30 pour rejoindre la porte de Clichy à Paris, à 35 minutes à pied de Saint-Lazare, après avoir pris son train en provenance d'Houilles (Yvelines). "Chacun défend son bout de terrain, c'est un peu la loi de la jungle", témoigne-t-il.
Dès l'aube, on remarquait une certaine affluence à la gare Saint-Lazare à Paris, dans une ambiance à la fois relativement silencieuse et nerveuse. Pour Loïc, employé à la Poste à Saint-Lazare habitant Sartrouville (Yvelines), la "fatigue" vient de "l'incertitude" sur la circulation des trains. Il aimerait faire grève mais "n'en a pas les moyens".
Le trafic aérien était légèrement perturbé mardi matin à Orly et Roissy et tous les hôtels aux alentours d'Orly étaient complets dans la nuit de lundi à mardi.
Brigitte, habitante de Nantes qui travaille dans le tourisme, a passé la nuit dans un hôtel d'Athis-Mons (Essonne) pour ne pas rater son avion pour la Martinique.
En province, à Lyon, dans le deuxième arrondissement, des parents de l'école Jarante accueillaient d'autres enfants pour le repas de midi, pour pallier à la fermeture de la cantine.
"Il faut bien s'organiser", dit Sandrine Chamelot, 40 ans, employée dans une boutique à Epernay. "Aujourd'hui, mes enfants de 9 et 12 ans se sont levés à 5h30 pour que je puisse les amener chez la nourrice qui a bien voulu les prendre plus tôt".
A Toulouse, dans les écoles, les élèves des enseignants grévistes ne se sont pas présentés, les parents ayant été prévenus.
A Strasbourg, malgré la grève et la réduction des horaires d'ouverture, les files d'attente dans les administrations n'étaient pas plus longues que d'habitude. Devant l'école Saint-Thomas, Alain, avec à la main son fils Lucas, 4 ans, élève de maternelle, soutient la grève. "Je suis d'accord avec ceux qui font la grève", dit-il, "même si ça devait durer un mois". "Ca complique les choses de garder les enfants à la maison", avoue-t-il, "mais c'est normal que chacun fasse des efforts pour cette grève".
A Marseille, pas de problème particuliers liés à la circulation mardi matin: "Ce matin, c'était nickel chrome, y compris dans Marseille", dit Eric Izquierdo qui emprunte quotidiennement les 45 km d'autoroute entre son domicile du Beausset (Var) et le centre ville de Marseille où il travaille. "Je souhaiterais que ce soit tous les jours comme ça".
