Somalie: les pays d'Afrique de l'est réclament l'envoi de soldats africains

SYRTE (Libye), (AFP) - Les dirigeants des pays voisins de la Somalie, réunis en sommet extraordinaire mardi à Syrte (Libye), ont réclamé l'envoi "sans délai" de troupes de pays africains pour aider le gouvernement de transition à résister à l'avancée des islamistes radicaux.

Des délégués africains arrivent à Syrte le 29 juin 2009 (© AFP - Mahmud Turkia)
Lors d'une rencontre tenue à la veille du sommet de l'Union africaine (UA), les pays de l'Igad (regroupant l'Ethiopie, le Kénya, le Soudan, l'Ouganda, la Somalie et Djibouti) n'ont en revanche pas directement répondu à l'appel quasi-désespéré que leur avait lancé le 20 juin le gouvernement transitoire somalien pour qu'ils envoient eux-mêmes des troupes.

Dans un communiqué commun, ils ont demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de "revoir" une résolution datant de décembre 2006 "afin de permettre aux pays frontaliers de déployer des troupes en Somalie si nécessaire".

A l'issue de la rencontre tenue sous l'égide du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, en présence du président somalien Sheikh Sharif Ahmed, l'Igad a "exhorté" les pays ayant promis de contribuer à la force de paix de l'UA déployée en Somalie -l'Amisom- de tenir leurs engagements.

Cette force, actuellement uniquement composée de soldats ougandais et burundais, ne compte que 4.300 hommes sur les 8.000 initialement prévus. Des pays comme le Nigeria, le Malawi et la Sierra Leone ont promis d'y contribuer.

L'Igad a de nouveau accusé l'Erythrée "de poser des obstacles à la paix et à la stabilité de la Somalie en portant assistance aux extrémistes" qui menacent le gouvernement de transition, et renouvelé son souhait que l'ONU impose des sanctions à Asmara.