Rallye de Sardaigne: Loeb n'a pas de droit à l'erreur
OLBIA (AFP) - Sébastien Loeb (Citroën C4) n'a pas vraiment de droit à l'erreur ce week-end au rallye de Sardaigne, pour la 6e manche du championnat du monde (WRC), car il pointe à cinq points du leader Mikko Hirvonen (Ford Focus), vainqueur en Jordanie.
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| Le pilote français Sébastien Loeb, le 15 mai 2008 à Olbia en Sardaigne (© AFP - Giuseppe Cacace) |
En Jordanie fin avril, le quadruple champion du monde était en tête quand sa course s'est terminée brutalement contre une autre C4, le samedi sur une liaison à double sens. L'an dernier en Sardaigne il était en tête le dimanche matin quand un rocher mal placé a mis fin à son raid solitaire.
"Ca faisait partie de la course et ce n'est pas pour ça que ça doit mal se passer cette année", évacue Loeb, qui "regarde rarement en arrière" et préfère insister sur "la compétitivité de la C4" sur tous les terrains, terre sarde comprise. Il a déjà gagné en Sardaigne, en 2005 et 2006 sur une Xsara, et il compte bien monter dimanche sur le podium de Porto Cervo.
Pour l'en empêcher, il y aura comme d'habitude deux Finlandais, Mikko Hirvonen et Jari-Matti Latvala, et une quantité de Ford Focus WRC en parfait état de marche, neuf au total. Hirvonen aura un petit handicap: balayer la piste vendredi, en tant que leader du championnat du monde.
"Ce n'est jamais un avantage sur de la terre sèche comme en Sardaigne, car la première voiture balaye les cailloux et les voitures suivantes peuvent prendre de meilleures trajectoires, mais je ne vais pas m'inquiéter pour ça. Je vais surtout essayer de trouver le bon rythme pour être sûr qu'aucun autre pilote ne creuse l'écart en tête", annonce Hirvonen.
En Jordanie le vendredi soir, relève le Finlandais, "les quatre premiers se tenaient en moins de 15 secondes". Il prévoit le même scénario en Sardaigne et tient à "faire partie de ce groupe-là". En revanche, sur la Focus de pointe du team Stobart, Gigi Galli vise plutôt la tête du deuxième groupe, celui des voitures privées, juste derrière les voitures d'usine.
"La semaine dernière, les +autres+ faisaient des essais et moi j'étais sur la plage. Ce n'est pas le meilleur moyen de trouver les bonnes sensations au volant, donc il va encore me falloir une journée pour me mettre dans le coup et le lendemain il y aura trop de retard à rattraper", confie l'Italien, qu'on a connu plus optimiste.
Globalement décevant depuis qu'il pilote une Focus financée par Pirelli, qui tient à assurer les retombées du WRC en Italie, Galli, né dans une station de ski, n'a brillé cette saison que sur les neiges de Suède (3e). Il dit aborder ce rallye de Sardaigne "avec beaucoup d'humilité". Peut-être qu'il cache son jeu...
