Présidente de l'UE, la France recrute un "top" négociateur sur le climat
VILNIUS (AFP) - La France, qui prend mardi la présidence de l'Union européenne pour six mois avec à l'ordre du jour un chantier considérable sur le climat et l'énergie, a enrôlé l'un des experts les plus réputés de la commission européenne, le Danois Peter Carl.
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| Le directeur général de l?Environnement à la Commission européenne, Peter Carl Mogens, le 2 juin 2007 à Essen (© AFP/DDP/Archives - Patrik Stollarz) |
"C'est une star, c'est comme recruter Ronaldinho", assurait jeudi le ministre dans l'avion qui le conduisait de Budapest à Vilnius.
Peter Carl n'était finalement pas à bord, la commission européenne tardant à se défaire d'un pilier de la direction générale de l'environnement (DGE), qualifié par le Financial Time de "Top climate change diplomat".
Question de procédure, assure-t-on côté français, en reconnaissant que Bruxelles n'est pas "heureux de se le faire piquer".
Agé d'une soixantaine d'années, Mogens Peter Carl était depuis novembre 2005 Directeur général de la DG Environnement, après cinq années au poste de Directeur général de la DG Commerce, marquées par de fréquentes prises de bec avec les Etats-Unis.
Passé par la direction générale des Relations extérieures à Bruxelles, la Banque mondiale et l'OCDE, rompu aux négociations internationales, il a rejoint l'environnement par conviction, jugeant que l'UE a "le pouvoir mais aussi le devoir" de pousser le dossier du changement climatique sur la scène internationale, face au scepticisme de ses partenaires.
Francophone et francophile, marié à une Française et ancien étudiant de l'INSEAD (l'institut européen d'administration des affaires) à Fontainebleau, il a accompagné depuis son arrivée la montée en puissance de la DG Environnement au sein de la Commission européenne, remarque une experte.
"Il a une réputation de dur dans les négociations, parce qu'il n'a jamais hésité à aller au contentieux", ajoute-t-elle en insistant sur son "sens du bien commun et de l'intérêt collectif".
"C'est un homme libre", insiste aussi M. Borloo, qui compte bien le garder à ses côtés au-delà de la présidence française, jusqu'à la conclusion du nouvel accord international de lutte contre le changement climatique en décembre 2009 lors de la conférence de l'ONU à Copenhague.
