Le président italien déclenche un débat sur l'euthanasie
ROME (REUTERS) - Dans un pays à forte tradition catholique, le président italien Giorgio Napolitano a suscité dimanche un débat sur le bien-fondé d'une législation favorable à l'euthanasie.
L'ancien parlementaire et ministre communiste a écrit ce week-end une lettre à un homme malade en phase terminale dont la situation a ému l'Italie, et dans laquelle il appelle à une ""réflexion sereine"" sur la demande du patient à mourir dignement.Piergiorgio Welby, handicapé, souffre de dystrophie musculaire avancée et ne communique que par le biais d'un logiciel informatique, qui analyse ses clignements d'yeux.
""J'entends votre message de souffrance tragique avec sincères compréhension et solidarité"", ajoute le président dans sa missive.
En Italie, les médecins coupables d'euthanasie risquent des peines allant jusqu'à 15 ans de prison.
Tandis que les partis de gauche se sont déclarés partisans d'une législation en faveur de l'euthanasie, les formations catholiques et de centre-droit ont exprimé un rejet catégorique de toute modification de la loi à ce sujet.
La Suisse, les Pays-Bas, la Belgique et l'Etat américain de l'Oregon sont les seules régions du monde à avoir légalisé des procédures de fin de vie pour les malades en phase terminale.