Le président Gul reçoit les leaders des partis politiques au lendemain de l'attaque du PKK
ANKARA (MAP) - Le président turc Abdullah Gul reçoit, lundi, les leaders des partis politiques pour les informer des décisions et conclusions de la réunion de crise tenue la veille au sujet des actions à entreprendre contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a-t-on annoncé auprès des services de la présidence à Ankara.
Convoquée suite à une attaque, dimanche, des séparatistes kurdes près des frontières irakiennes, ayant fait 12 morts dans les rangs de l'armée, la réunion de crise s'est déroulée sous la direction du président Gul, en présence du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du chef d'état-major général, le général Yasar Buyukanit, ainsi que de plusieurs ministres et militaires de haut rang.Un communiqué diffusé dimanche soir à l'issue de cette réunion avait souligné la disposition de la Turquie à ""payer le prix qu'il faudra"" pour préserver ses droits et faire face aux rebelles kurdes du PKK basés dans le nord de l'Irak.
""Tout en respectant l'intégrité territoriale de l'Irak, la Turquie ne tolérera pas l'aide et le soutien au terrorisme "", ajoute le communiqué.
Trente-deux rebelles kurdes et douze soldats turcs ont été tués lors de combats survenus, tôt dimanche, dans la province de Hakkari, près de la frontière irakienne.
Cette escalade alarmante, qui a provoqué l'émoi de toutes les composantes de la société turque, intervient quelques jours après le vote par le parlement turc d'une motion autorisant l'armée à mener des opérations transfrontalières contre les bases du PKK dans le Nord de l'Irak.
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui avait souhaité que l'autorisation du parlement ne soit jamais utilisée, espérant résoudre le problème par des voies diplomatiques, a laissé entendre, dimanche, qu'une réplique immédiate n'était pas à l'ordre du jour.
""Nous attendons des Etats-Unis qu'ils prennent des mesures rapides (contre le PKK) compte tenu de notre partenariat stratégique"", a-t-il déclaré à la presse à l'issue de la réunion de crise.
Ankara, qui a mobilisé près de 60.000 soldats près des frontières avec l'Irak, dans le sud-est anatolien, pour lutter contre la recrudescence des infiltrations des membres du PKK, a pressé à maintes reprises les Etats-Unis et l'Irak pour intervenir contre les séparatistes basés dans le Nord irakien.