Poursuite de la grève à la SNCF et RATP, actes de "sabotage" et négociations
PARIS (AFP) - Une sortie de crise semblait se dessiner mercredi soir à la SNCF mais le trafic continuera d'être perturbé jeudi dans les transports, particulièrement à la RATP, dans un contexte alourdi par l'annonce par la SNCF de "sabotages" sur des lignes de TGV.
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| Affluence dans le métro le 21 novembre 2007 station gare Saint-Lazare à Paris (© AFP - Martin Bureau) |
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| Des employés de la RATP sont rassemblés au siège du groupe, le 21 novembre 2007 (© AFP - Bertrand Guay) |
De son côté, la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac a indiqué s'être engagée "à mettre un terme rapidement aux mises à la retraite d'office" et à prendre en compte notamment "certaines primes dans le calcul des pensions" et "la pénibilité et la spécificité" des métiers cheminots.
Selon la direction, une cinquantaine d'assemblées générales de cheminots avaient déjà décidé mercredi soir de suspendre la grève.
La CFTC et la CFE-CGC cheminots, respectivement 5e et 8e organisations syndicales à la SNCF, ont indiqué à l'issue de cette première réunion de négociation qu'elles appelaient à la reprise du travail.
Quant à l'Unsa (autonomes), 3e syndicat à la SNCF, elle a dit s'attendre à une "très nette reprise du travail", sans appeler elle-même à cette reprise.
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| Un homme dégage des câbles sabotés, à Varrèdes à l'est de Paris (© AFP - Stephane de Sakutin) |
Neuf jours après le début de la grève, le trafic national SNCF connaîtra une "reprise significative" jeudi, tout en restant "perturbé", tandis qu'en Ile-de-France, les lignes RER A et B de la RATP, resteront "très fortement perturbées" et un métro sur trois ou quatre circulera, selon ces entreprises.
Mercredi, alors que le conflit entrait dans sa deuxième semaine, le taux de grévistes à la SNCF avait baissé, avec 22,8% à 11H00 contre 27% mardi, selon la direction. A la RATP, 16,4% des agents étaient en grève à la mi-journée contre 18,4% mardi.
Ceux des syndicats de la RATP qui ne sont pas ou plus dans la grève -- CFDT, Unsa Pôle commercial, CFE-CGC et CFTC -- ont demandé mercredi soir aux grévistes de reprendre le travail, estimant que des "avancées significatives" ont été obtenues dans le cadre des négociations .
A l'issue de la réunion de négociation à la RATP, qualifiée de "constructive" par le président de la régie Pierre Mongin, la CGT-RATP a déclaré qu'elle laisserait les grévistes et salariés "apprécier" la situation, tandis que FO a annoncé qu'elle maintenait ses préavis de grève.
En début de matinée, la direction de la SNCF avait annoncé que "plusieurs exactions (avaient) eu lieu au même moment" dans la nuit de mardi à mercredi: incendies volontaires sur les TGV Est, Nord et Atlantique et fermeture de commutateurs de signalisation sur les TGV Nord et Sud-Est.
Dix-huit plaintes pour des "dégradations" de matériel ferroviaire ont été déposées mercredi en France auprès de la gendarmerie, a indiqué celle-ci à l'AFP, alors que la direction de la SNCF a dénoncé dans la journée une "action coordonnée de sabotage".
Aucun de ces actes, condamnés de façon quasi unanime, du président Nicolas Sarkozy aux principales organisations syndicales et politiques, n'a été signé. Il n'était pas possible mercredi soir de déterminer avec précision l'origine de ces dégradations, ni les éventuels motifs poursuivis par les auteurs, selon la gendarmerie.
Christian Mahieux (Sud Rail) a souligné qu'"il n'existe aucune preuve" que ces actes soient "le fait de cheminots" et a appelé la direction "à un minimum de prudence dans ses déclarations".
En Eure-et-Loir, où une enquête a été ouverte à propos d'un incendie sur la ligne TGV-Atlantique, les gendarmes n'écartent "aucune piste", pas même celle d'éventuels "voleurs de cuivre".


