Participation en légère hausse par rapport au 1er tour

PARIS (AFP) - Près d'un quart des électeurs français avait voté dimanche à la mi-journée au second tour des élections municipales, une participation légèrement supérieure au premier tour, marqué par un revers pour la droite du président Nicolas Sarkozy dix mois après son élection.

La candidate UMP à la mairie de Strasbourg Fabienne Keller s'apprête à voter à Strasbourg, le 16 mars 2008 (© AFP - Federick Florin)
Le taux de participation s'élevait à 23,68% à midi, contre 23% au premier tour, selon le ministère de l'Intérieur.

Le premier tour n'avait pas suscité l'engouement de la présidentielle de 2007 remportée haut la main par M. Sarkozy. Un Français sur trois ne s'était pas rendu aux urnes.

La droite espère une forte mobilisation de ses électeurs afin d'éviter un sévère échec à ces élections locales qui ont valeur de test pour M. Sarkozy, en forte baisse dans les sondages. La gauche a, elle, appelé à un "vote sanction" contre le président et sa politique.

A Paris, où le maire sortant socialiste Bertrand Delanoë devrait être réélu sans difficulté, le taux de participation en fin de matinée était seulement de 13,64%, en très légère hausse par rapport au premier tour (13,05%).

Dans ce contexte d'un scrutin local, mais à l'enjeu national, toute l'attention se focalise sur quelques grandes villes phares pouvant basculer à gauche: Strasbourg (est), où les socialistes semblent bien placés, Toulouse (sud-ouest) et surtout Marseille (sud-est), dirigée par la droite depuis 1995.

Les derniers sondages y annonçaient une bataille très serrée, ainsi qu'à Toulouse.

Le scrutin devait s'achever à 19h00 GMT (20h00 locale) à Paris et dans les grandes agglomérations.