Mort de Younes: le père clame son innocence
BRUXELLES (AFP) - Le père de Younes Jratlou, le petit Belge de quatre ans disparu fin octobre et retrouvé mort dans une rivière mardi près de la frontière franco-belge, a affirmé dimanche être innocent dans cette affaire, alors que la justice continue son enquête.
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| Un journaliste filme l'avis de recherche du petit Younes, le 25 octobre 2009 (© AFP/Archives - Philippe Huguen) |
Interrogé pour savoir si les policiers le suspectaient, le père de Younes a répondu: "Oui". "Mais je suis innocent", a-t-il répété.
M. Jrlatou, qui a été entendu jeudi par la police, a par ailleurs indiqué que cet interrogatoire avait été "dur".
Concernant les circonstances de la disparition de son fils, il a souligné ne pas penser qu'il ait pu parcourir seul la distance séparant sa maison du lieu où il a été retrouvé.
"Il ne connaît que le chemin de la maison à l'école, ou de la maison au terrain où il va jouer au football", ou quelques autres endroits "dans les environs", mais "pas plus", a-t-il dit. "Il ne sait pas aller plus loin".
Le corps de Younes, disparu dans la nuit du 25 au 26 octobre dans la commune de Comines, près de la frontière française, a été retrouvé mardi dans la rivière de la Lys, à 12 km de l'endroit où il avait disparu.
Le petit garçon aurait quitté le domicile familial "pieds nus et vêtu très légèrement", après une dispute "assez violente" entre ses parents, selon les mots de la procureure de Tournai, Marie-Claude Maertens.
La mère de famille avait indiqué avoir quitté la maison après la dispute. L'enfant aurait profité d'une porte ouverte pour sortir, selon le témoignage des parents.
Mohamed Jratlou, qui a pris un avocat, "va se constituer partie civile dans les plus brefs délais", a indiqué RTL-TVI.
RTL-TVI avait indiqué jeudi avoir eu des informations sur les premiers résultats de l'autopsie de Younes, qui révèleraient notamment une absence d'eau dans les poumons de l'enfant, ce qui signifierait qu'il serait mort avant de se retrouver dans l'eau.
Ces informations n'ont pas été confirmées par la justice.
"Je rappelle qu'une enquête judiciaire est en cours. La juge d'instruction entend respecter le secret de l'instruction", a indiqué à l'AFP la procureure de Tournai.
