Le Monde: "avancée" de la direction, mais "insuffisante" pour les syndicats
PARIS (AFP) - Les syndicats du quotidien Le Monde ont noté une "avancée" sur le plan de redressement mais l'ont jugée "insuffisante", vendredi lors d'un comité d'entreprise au cours duquel la direction a précisé les modalités des 129 suppressions d'emplois envisagées.
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| Le directeur Le Monde, Eric Fottorino, au siège du journal à Paris le 5 juillet 2007 à Paris (© AFP/Archives - Olivier Laban-Mattei) |
"La porte est entrebâillée", a estimé Michel Delberghe (CFDT).
Le président du directoire du Monde, Eric Fottorino, a indiqué à l'AFP avoir "précisé un certain nombre de conditions sur la dimension volontaire du plan".
"Le volontariat ne s'attachera pas exclusivement aux postes dont j'envisage la suppression, mais sera général, ce qui permettra de la mobilité au sein de l'entreprise", a-t-il expliqué.
En outre, la direction ne refusera de valider un départ volontaire "qu'à titre exceptionnel", par exemple afin d'empêcher qu'il y ait des départs massifs dans un service donné.
En revanche, M. Fottorino a confirmé qu'il procèderait à des départs contraints si l'objectif de 129 suppressions d'emplois n'est pas atteint.
M. Fottorino a par ailleurs réitéré les propos qu'il avait tenus la veille devant le comité d'entreprise de Fleurus Presse, une entité du pôle magazine que le groupe souhaite céder aux côtés de Danser, des Cahiers du cinéma et des librairies La Procure.
"Nous cherchons à vendre ces entités parce que nous ne sommes pas les meilleurs actionnaires compte tenu de la fragilité économique du Monde qui lui interdit d'en assurer le redressement et le développement", a-t-il déclaré.
Cependant, si les acquéreurs potentiels "ne présentaient pas à nos yeux les garanties suffisantes, c'est nous qui prendrons nos responsabilités pour assurer un plan de redressement", a-t-il assuré.
M. Fottorino a jugé qu'il était désormais "à la fois possible et nécessaire" qu'un dialogue apaisé s'ouvre entre la direction et les représentants des salariés.
Lors du CE, la direction a accepté le principe d'un accord de méthode sur le plan. L'intersyndicale a transmis dans l'après-midi sa proposition d'accord à la direction.
Les salariés du quotidien, qui étaient en grève non-reconductible jeudi pour la deuxième fois en une semaine, se sont réunis en assemblée générale à l'issue de ce CE.
Ils ont réitéré à l'unanimité leur refus de tout départ contraint, sans décider de nouvelles actions. Une nouvelle assemblée générale est programmée lundi.
