Manifestation violente contre les logements insalubres à Johannesburg
JOHANNESBURG (AFP) - Sept personnes ont été arrêtées samedi à Soweto, le township du sud-est de Johannesburg, pour avoir manifesté avec violence contre leurs problèmes de logement, a-t-on appris de source policière.
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| Le township d'Alexandra, où des habitants ont manifesté contre l'insalubrité des logements (© AFP/Archives - Alexander Joe) |
Certains ont bloqué les rues avec des pneux enflammés, tandis que d'autres jettaient des pierres sur des motocyclistes.
Des portions de la ligne de chemin de fer entre Johannesburg et Soweto ont également été endommagées, ce qui a causé une interruption du trafic pendant quelques heures, a-t-il ajouté.
La police a dû recourir à des balles en caoutchouc pour disperser les émeutiers, notamment dans le quartier de Jabulani à Soweto, où sept d'entre eux ont été arrêtés.
Ils se trouvaient toujours en détention dans la soirée et devraient être jugés lundi pour "violence publique", selon M. Minnaar.
"Nous vivons dans les quartiers les plus pauvres. Nos robinets fuient et nos toîts sont cassés", a déclaré une des manifestantes interrogées par la radio publique SAFM pour expliquer la colère des résidents.
Le maire de Johannesburg, Amos Masondo, cité par l'agence SAPA, a pour sa part estimé qu'il n'y avait "absolument aucune justification" à ces actes de vandalisme, puisque le gouvernement autorise "des formes légitimes de protestation".
"Toute action en dehors de ces moyens légitimes entraînent toute la société vers l'anarchie et la barbarie", a-t-il ajouté.
L'Afrique du Sud, où la pauvreté touche 43% des 47 millions d'habitants, connaît de fortes inégalités économiques et sociales et une partie de sa population vit encore dans des baraquements ou des abris de fortune.
