Londres ne veut pas bloquer à ce stade les institutions de l'UE

LONDRES (AFP) - Le Royaume-Uni n'a pas l'intention à ce stade d'empêcher les pays européens d'utiliser les institutions européennes pour mener à bien le nouveau pacte budgétaire, a déclaré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères, semblant jouer l'apaisement.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague à Londres le 24 janvier 2012 (© - Adrian Dennis)
Interviewé par la BBC juste avant le sommet européen qui doit adopter ce pacte de discipline budgétaire lundi après-midi.

"Nous n'avons pas l'intention d'agir maintenant", a indiqué le ministre, ajoutant "nous réservons notre position sur le point spécifique de l'utilisation de la Cour".

M. Hague a rappelé que "si l'utilisation des institutions européennes menaçait les droits fondamentaux de la Grande-Bretagne ou portait atteinte à nos intérêts vitaux comme le marché unique, alors nous devrions entreprendre des actions légales".

Le Royaume-Uni a été le seul membre de l'Union européenne à refuser de se joindre en décembre dernier à l'accord destiné à renforcer la discipline budgétaire.

Le texte, officiellement appelé "traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire", doit être adopté lundi par les vingt-six autres pays de l'UE.

En décembre, Downing Street avait expliqué que le Royaume-Uni envisageait de tenter d'empêcher ses partenaires européens d'utiliser les institutions de l'UE pour mettre en oeuvre ce pacte.

M. Hague a toutefois observé qu'une "grande partie du contenu du projet d'accord soumis à la discussion aujourd'hui est quelque chose que l'eurozone peut déjà entreprendre dans le cadre des traités existants. Il n'y a pas de nouveaux pouvoirs accordés aux institutions".