Italie: arrivées de clandestins au lendemain de l'extension de "l'état d'urgence"
ROME (AFP) - Plus de 200 immigrés sont arrivés samedi sur les îles italiennes de la Sardaigne et à Lampedusa selon l'agence Ansa, au lendemain de l'extension par le gouvernement de l'état d'urgence sur l'immigration clandestine à tout le territoire italien.
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| Une trentaine d'immigrésclandestins présumés sur une embarcation au large de l'île de Lampedusa, le 26 juin 2008 (© AFP/Archives - Mauricio Esse) |
Les arrivants ont été transférés au centre de premier accueil aménagé sur l'aire de l'aéroport de Cagliari-Elmas.
Par ailleurs un bateau ayant à son bord 79 personnes a été interceptée au sud de Lampedusa.
Vendredi, le conseil des ministres a étendu à l'ensemble du territoire italien la déclaration d'état d'urgence due à "l'afflux persistant et exceptionnel de citoyens extracommunautaires".
Cette mesure destinée selon le gouvernement à "intensifier les actions permettant de combattre et gérer le phénomène" de l'immigration clandestine avait déjà été prise en 2002, puis limitée en janvier 2008 à trois régions du sud de l'Italie.
Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni a fait valoir que l'état d'urgence permettra de "renforcer l'assistance aux clandestins et de les accueillir dans toutes les régions dans des bâtiments en dur".
Selon M. Maroni les autorités ont dénombré l'arrivée de 10.611 clandestins au cours des six premiers mois de 2008, contre 5.378 de janvier à juin 2007.
Pour faire face à la situation, le ministère de l'Intérieur a ouvert depuis janvier six centres provisoires dans des hôpitaux, des auberges ou des bâtiments publics.
Ajoutés aux dix "centres d'identification et d'expulsion" déjà existants, ils accueillaient vendredi 7.359 personnes, selon le ministère.
L'extension de "l'état d'urgence clandestins" a provoqué une levée de boucliers dans l'opposition qui a accusé le gouvernement de Silvio Berlusconi de chercher à provoquer un climat de peur dans le pays.
"C'est un climat d'Etat policier", a estimé Rosy Bindi (parti démocrate), vice-présidente de la Chambre de députés.
Le ministre de l'Intérieur doit défendre sa mesure mardi devant les députés.
