Intenses activités diplomatiques en Turquie pour l'apaisement de la tension liée à la présence du PKK dans le nord de l'Irak

ANKARA (MAP) - La Turquie est devenue un véritable carrefour diplomatique ou plusieurs leaders régionaux et mondiaux se relayent et se rencontrent dans le but d'apaiser la tension ravivée aux frontières turco-irakiennes et de dissuader Ankara de mener une opération transfrontalière contre les positions des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak.

Certes, la Conférence internationale sur la sécurité en Irak qui se tient vendredi et samedi dans la métropole Istanbul est la raison principale de l'avènement en Turquie des émissaires régionaux et internationaux, mais la crise liée à la présence des séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak et la menace de plus en plus pressante d'une incursion militaire turque contre les bases arrières des rebelles dans le Kurdistan irakien, dominent largement les entretiens et pourparlers aussi bien à Ankara qu'à Istanbul.

Le chef de la diplomatie iranienne, arrivé dans la capitale turque jeudi soir, ouvrira le bal des entretiens avec les responsables turcs qui ont mis de la pression pour exiger l'éradication rapide et définitive de la présence du PKK dans le nord de l'Irak.

Les efforts de désamortissement de la crise et d'apaisement des tensions sont également au centre du déplacement de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice. La visite de la responsable américaine, dont le pays est tenu partiellement responsable par Ankara de la situation dans le nord irakien, offrira l'occasion de débattre d'une éventuelle solution épargnant à l'Irak et à la région en général un nouveau brasier.

Les entretiens de Mme Rice interviennent alors que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a réitéré, récemment, l'appel de son pays aux Etats-Unis pour mettre en oeuvre des actions "" urgentes "" contre les rebelles du PKK retranchés dans le nord de l'Irak.

""Le terrorisme du PKK est un test de sincérité pour tous. Nous allons expliquer que ce test déterminera (...) l'avenir de nos relations "" bilatérales, a souligné M. Erdogan qui s'entretiendra de la question, lundi prochain à Washington, avec le président George W. Bush.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, attendu à Istanbul ou il participera à la conférence sur l'Irak, ne manquera pas lui aussi de passer par la capitale Ankara où il rencontrera les responsables locaux au sujet notamment de la crise turco-irakienne.