Infections nosocomiales rares ou graves: quelque 1.000 signalements en 2006
PARIS (AFP) - Quelque 1.000 signalements totalisant 3.239 infections nosocomiales rares ou graves ont été reçus en 2006 par les autorités sanitaires, en hausse de 16% par rapport à 2005, selon des données publiées mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
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| Une infirmière se désinfecte les mains, le 23 mai 2008 au CHU de Caen, lors de la journée nationale "hygiène des mains" (© AFP - Mychele Daniau) |
En 2006, le Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales et la Direction des affaires sanitaires et sociales ont reçu 1.007 signalements (en augmentation de 16% par rapport à 2004 ou 2005) de 431 établissements de santé, dont 304 correspondaient à des cas groupés.
Les micro-organismes les plus fréquemment en cause étaient Clostridium difficile (19% des signalements), Staphylococcus aureus (11%), les entérobactéries (9%) et Pseudomonas aeruginosa (8%).
L'année 2006 a été marquée par une très forte augmentation des signalements d'infections à Clostridium difficile (191), dont plus de la moitié dans le Nord-Pas-de-Calais. "C. difficile" est une bactérie responsable de diarrhées survenant après traitements antibiotiques. Une épidémie due à une souche particulièrement sévère (dite 027), a eu lieu dans le Nord-Pas-de-Calais au début 2006.
Le système de signalement a permis la "détection précoce d'une souche particulière (dite 027) de C. difficile" et la mise en oeuvre de mesures de prévention, souligne l'étude.
Une autre étude publiée dans le BEH pointe "l'importance, la diversité et la gravité des infections à Pseudomonas aeruginosa". Entre août 2001 et juin 2006, les infections à Pseudomonas aeruginosa ont totalisé 332 signalements, provenant essentiellement de CHU et correspondant majoritairement à des infections respiratoires survenues dans les services de réanimation.
