Elections: Les relations maroco-américaines ne subiront aucun changement (ambassadeur US)
RABAT (MAP) - Les relations entre les Etats-Unis et le Maroc ne subiront aucun changement quels que soient les résultats des élections américaines du 4 novembre, a souligné, mardi à Rabat, l'Ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, M. Thomas Riley.
""Il n'y aura pas de changement au niveau des relations entre les Etats-Unis et le Maroc car les programmes communs comme le Millenium Challenge Account et l'accord de libre-échange (signé avec le Maroc, NDLR) sont menés par le gouvernement et soutenus par le Congrès, et seront maintenus"", a affirmé M. Riley dans une déclaration à la presse lors d'une soirée spéciale consacrée aux résultats des élections américaines.S'exprimant lors de cette rencontre à laquelle ont pris part des Américains établis au Maroc et des Marocains, M. Riley a exprimé sa joie ""de voir tant de personnes assister à cette soirée d'élections"", faisant part de sa fierté de suivre ""les résultats de ces élections avec nos amis marocains"".
Cette soirée, organisée par l'Ambassade des Etats-Unis à Rabat pour suivre en direct l'annonce des résultats de ce scrutin historique entre Barack Obama et John McCain, a été marquée par une présentation sur les élections et par deux briefings sur le dépouillement des votes.
Une télé-conférence avec un observateur marocain en direct des Etats Unis, un jeu concours et une performance musicale du groupe ""Car 54"" figurent également au programme de cet événement.
Après des mois de campagne, 153 millions d'Américains décideront qui du démocrate Obama ou du républicain John McCain sera le 44ème président des Etats Unis.
Le candidat qui sera élu sera celui qui aura obtenu l'appui d'au moins 270 des 538 grands électeurs. Le nombre de grands électeurs d'un Etat est proportionnel à sa population : plus un Etat est peuplé, plus il a de grands électeurs.
Le candidat qui remporte le vote populaire dans un Etat obtient l'appui de tous les grands électeurs de cet Etat, sauf au Nebraska et au Maine.
Ces élections, qui marquent la fin de deux mandats de l'Administration Bush, tiennent en haleine non seulement les Américains mais aussi le monde entier car pour la première fois un afro-américain a toutes les chances d'accéder à la Maison Blanche, à moins qu'une femme, Sarah Palin, ne devienne la première vice-présidente de l'histoire du pays.
Ce scrutin a aussi la particularité d'intervenir sur fond de crise financière internationale sans précédent, qualifiée par le candidat démocrate de la ""pire depuis la grande dépression des années 30"" et par certains leaders républicains de ""véritable bourbier"".