Egypte: les relations interarabes au menu des discussions Moubarak/Bouteflika

LE CAIRE (AFP) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a discuté lundi au Caire de l'amélioration des relations interarabes avec son homologue égyptien Hosni Moubarak qui estime que le Liban en est "le point de départ", a indiqué le porte-parole de la présidence égyptienne.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika (d) et son homologue égyptien Hosni Moubarak, le 31 mars 2008 au Caire (© AFP - Khaled Desouki)
Les deux dirigeants se sont entretenus du sommet de la Ligue arabe qui s'est achevé dimanche à Damas -- sans percée sur la crise politique libanaise -- et des questions qui y ont été soulevées, a ajouté Souleimane Awad.

"Les relations interarabes (...) ne traversent pas leur meilleure période actuellement", a affirmé M. Awad, précisant que M. Moubarak avait répété que "le point de départ d'une amélioration de ces relations est le Liban".

Le président égyptien "a exprimé l'espoir que les relations s'améliorent afin de surmonter les différends et de renforcer" les liens entre Arabes, a dit son porte-parole.

M. Bouteflika était arrivé dimanche de Damas, où il se trouvait pour assister au sommet de la Ligue arabe.

L'Egypte, tout comme l'Arabie saoudite et la Jordanie, l'Egypte est mécontente du rôle de la Syrie au Liban et a dépêché une délégation de faible niveau dans la capitale syrienne.

Le Liban est sans président depuis le 24 novembre en raison des profonds désaccords sur le partage du pouvoir entre la majorité et l'opposition.

La Syrie soutient l'opposition libanaise emmenée par le mouvement chiite Hezbollah, tandis que l'Arabie saoudite, mais aussi Washington, appuient la majorité antisyrienne au pouvoir.

Le président égyptien avait, dans une déclaration distribuée aux journalistes à Damas, exhorté la Syrie à "ouvrir une nouvelle page dans les relations interarabes en bannissant les différends et les conflits" et appelé à "l'élection sans délai du candidat de consensus (à la présidence libanaise).

Damas nie toute ingérence syrienne dans les affaires libanaises.