Djibouti: un an de prison en appel pour un défenseur des droits de l'Homme
DJIBOUTI (AFP) - Le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a été condamné en appel à un an de prison, dont onze mois avec sursis, ce qui permet sa libération, selon un communiqué de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) reçu jeudi.
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| Fiche de Djibouti (© AFP/Infographie) |
Le 18 mars, en première instance, M. Abdi avait été condamné par le tribunal correctionnel de Djibouti à six mois de prison ferme pour "divulgation de fausses nouvelles" et "diffamation".
M. Abdi était poursuivi pour la publication d’une note d’information du 3 mars 2007, faisant état de la découverte d’un charnier dans le village du Day (nord de Djibouti) dans lequel se trouvaient les corps de sept civils qui auraient été tués par les forces gouvernementales le 1er janvier 1994.
Il avait aussi parlé du viol en février 2007 dans ce même village d’une jeune fille par un sergent de la garde républicaine.
Sa condamnation en appel "permet (sa) libération", selon la FIDH, puisqu'il était en prison depuis le 18 mars. Il devrait être libéré d'ici samedi, selon l'organisation.
Mais cette condamnation "laisse planer sur lui la menace que sont les 11 mois de prison avec sursis, alors que les témoignages recueillis établissaient sans contestation possible la véracité des faits (qu'il a relatés)", estime la FIDH.
