Deux journalistes irakiens tués dans deux incidents séparés en Irak

BAGDAD (AFP) - Deux journalistes irakiens ont été tués mercredi au cours de deux incidents séparés, à Bagdad et dans la province de Diyala (centre-nord), a-t-on appris jeudi auprès de leurs employeurs et de source policière.

Un personne pleure lors des funérailles du journaliste Wissam Ali Ouda, le 22 mai 2008 à Bagdad (© AFP - Ali al-Saadi)
Wissa Ali Ouda, reporter pour la télévision privée irakienne Afaq, a été tué dans la soirée par un tireur embusqué alors qu'il rentrait chez lui dans le nord-est de Bagdad, dans le quartier d'Al-Obeïdi, a annoncé à l'AFP Khazaal Ghazi, son rédacteur en chef.

L'incident a eu lieu alors que l'armée américaine affrontait des miliciens chiites dans le secteur, voisin du bastion chiite de Sadr City.

Du fait de ces combats, le corps de M. Ouda est resté pendant près de trois heures dans la rue avant de pouvoir être récupéré, a précisé dans un communiqué une association locale de défense de la presse, "l'Association de défense des journalistes".

La chaîne privée Afaq appartient au parti chiite Dawa du Premier ministre Nouri Al-Maliki.

Le corps d'un autre journaliste travaillant pour le quotidien irakien Al-Charq a été retrouvé mercredi soir près de la ville de Baqouba (60 km au nord-est de Bagdad), selon une source policière locale.

Haidar Hachem al-Husseini, correspondant d'Al-Charq à Baqouba, avait été kidnappé par des inconnus deux jours plus tôt, a indiqué cette source qui a requis l'anonymat.

M. Husseini a été exécuté par balle et son cadavre retrouvé, pieds et mains liés, dans un verger près du village d'Al-Abbara, à 25 km au sud de Baqouba.

Assassiné quelques heures plus tôt, il reposait dans une fosse commune aux côtés de huit autres corps en état de décomposition avancée.

Interrogé par l'AFP, le rédacteur en chef d'Al-Charq, Abdel Rassoul Ziyara, a confirmé la mort du journaliste qui travaillait depuis deux ans pour le quotidien.