Début de la réunion de l'OEA qui pourrait exclure le Honduras
WASHINGTON (AFP) - L'Organisation des Etats américains (OEA) a commencé à débattre samedi à Washington de la possibilité d'exclure le Honduras de ses rangs, a constaté un journaliste de l'AFP.
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| Le président destitué du Honduras, Manuel Zelaya, le 2 juillet 2009 à Panama (© AFP/Archives - Alexis Rivas) |
M. Zelaya a dit vouloir rentrer au Honduras dimanche.
L'organisation devrait très probablement décider d'exclure le Honduras de ses rangs, a indiqué Jose Miguel Insulza, le Secrétaire général de l'organisation lors d'un bref séjour au Honduras destiné à convaincre les nouvelles autorités de réinstaller M. Zelaya dans ses fonctions.
Pour éviter de subir l'affront d'une suspension, les nouvelles autorités du Honduras qui ont destitué le président Manuel Zelaya ont claqué la porte de l'organisation vendredi soir.
"Nous dénonçons la charte de l'Organisation des Etats américains (...) avec effet immédiat", a annoncé leur vice-ministre des Affaires étrangères, Marta Alvarado, dans une déclaration télévisée au côté du président désigné Roberto Micheletti.
Mais selon M. Insulza, s'exprimant sur la radio chilienne Cooperativa, la décision du Honduras n'a "aucun effet juridique", en soulignant que le nouveau gouvernement de Roberto Micheletti, installé au Honduras après un coup d'Etat dimanche, n'était "pas reconnu" par l'organisation.
A ce jour, l'OEA n'avait écarté qu'un pays: Cuba, suspendu en 1962, et à qui elle vient de rouvrir ses portes.
Aussitôt après le début de la réunion, M. Taiana a chargé la Commission générale de se pencher à huis clos sur des "propositions pour un nouveau projet de résolution" sur le Honduras préparées lors de "dialogues informels" ces derniers jours.
M. Taiana a ensuite suspendu la rencontre jusqu'à 18H00 (22H00 GMT) pour que tous les participants aient le temps d'arriver à Washington.
M. Ramdin a confirmé que Cristina Kirchner, présidente argentine, et son homologue Fernando Lugo du Paraguay ont exprimé le souhait de se rendre au siège de l'OEA samedi.
Le président équatorien Rafael Correa devrait également arriver à Washington dimanche matin, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP. M. Correa a admis samedi qu'un éventuel retour au Honduras du chef d'Etat destitué Manuel Zelaya comportait des "risques", tout en maintenant sa proposition de l'accompagner.
