Colloque à Asilah sur le cinéma et la TV politiques dans le monde arabe

ASILAH (MAP) - Un colloque sur ""Le cinéma et la télévision politiques dans le monde arabe"" s'est ouvert jeudi soir à Asilah, dans le cadre de la 23-ème session de l'Université d'été Al Moatamid Ibn Abbad avec la participation de réalisateurs, acteurs, critiques et journalistes arabes.

Dans une allocution inaugurale, le secrétaire général de la Fondation du Forum d'Asilah, M. Mohamed Benaissa, a noté que le cinéma et la télévision sont deux moyens de communication de masse dont l'impact sur les esprits va en grandissant et qui, en même temps, profitent au téléspectateur grâce à l'usage de technologies en évolution constante qui envahissent notre monde et ouvrent de larges perspectives en ces temps où la culture de l'image s'impose en star.

Bien qu'il s'agit de médias distincts, la télévision et le cinéma se retrouvent et se rencontrent sur le même terrain d'activité où ils s'affrontent autour des faveurs du téléspectateur, a-t-il fait remarquer.

Saluant le rôle du Moussem d'Asilah dans le rayonnement de la culture arabe, le directeur de l'information de la chaîne ""Al Arabiya"", M. Nasser Alsarami, a précisé que ce colloque, fruit d'un partenariat entre la chaîne et cette manifestation culturelle, ambitionne de mettre la lumière sur les différentes formes d'exploitation des tribunes médiatiques à des fins politiques et cultuelles.

Les débats, a-t-il ajouté, tourneront autour des hypothèses d'exploitation politique du cinéma et de la télévision et des questions que ces deux mass-médias peuvent soulever et qui peuvent aller jusqu'à bouleverser les choix, les positions et les constantes du téléspectateur arabe.

De son côté, l'acteur égyptien Izzat Al Alayli a évoqué les enseignements de son expérience personnelle, définissant le film politique comme étant une oeuvre qui traite de sujets de préoccupation des masses ou de considérations politiques.

C'est ce genre de film qui peut façonner les esprits et faire connaître la réalité sociale, a-t-il estimé, notant qu'au de là de la critique, le cinéma politique se donne pour mission de découvrir au public les dysfonctionnements de la société.

Mountaha Arroumhi, présentatrice de la chaîne ""Al-Arabiya"", a mis l'accent sur l'importance du thème du colloque, en ce sens que nul ne se prive aujourd'hui du loisir de parler politique avec esprit critique et que les médias arabes sont de plus en plus audacieux et proches du téléspectateur.

Les débats s'étalent sur trois jours autour des thèmes : ""Regard sur la réalité du cinéma arabe dans sa dimension politique"", ""L'exploitation politique, idéologique et culturelle de la télévision "" et ""Le cinéma et la télévision arabe entre gestion publique et attentes de la Société civile"".

La séance d'ouverture s'est déroulée en présence du directeur du Centre Cinématographique Marocain (CCM), M. Noureddine Saïl, du réalisateur algérien Mohamed Lakhdar Hamina, de la journaliste-critique Houda Ibrahim et du critique de cinéma Kosaï Salah Al Darwish.

A l'issue de la séance d'ouverture, les participants ont visité une exposition d'oeuvres réalisées au sein d'un atelier initié dans le cadre du Moussem d'Asilah du 4 au 19 août courant au profit de 58 enfants.