Bush et Compaoré (Burkina Faso) affirment l'urgence d'une solution au Zimbabwe

WASHINGTON (AFP) - Les présidents américain et burkinabè George W. Bush et Blaise Compaoré ont affirmé mercredi l'urgence d'une résolution de la crise au Zimbabwe, à l'issue d'entretiens à la Maison Blanche.

Le président du Burkina Faso Blaise Compaore (g) et son homologue américain George W. Bush à la Maison Blanche, le 16 juillet 2008 (© AFP - Jim Watson)
M. Bush s'est dit "déçu" auprès de M. Compaoré du fait que la Chine et la Russie ont mis leur veto la semaine dernière à des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre le président zimbabwéen Robert Mugabe et plusieurs responsables du régime à la suite d'un processus électoral qui a suscité une large réprobation.

M. Bush a dit à son hôte que, faute de mesures de rétorsion internationales, son administration envisageait à présent des sanctions américaines.

"Nous nous soucions profondément du triste sort des habitants du Zimbabwe, et nous espérons une résolution pacifique bientôt", a dit M. Bush à M. Compaoré, dont le pays a voté en faveur des sanctions proposées au Conseil de sécurité.

"Nous avons bien sûr souligné la nécessité, surtout l'urgence pour le rétablissement d'un Etat de droit véritable au Zimbabwe et aussi l'impératif, l'urgence aussi pour le Darfour", a dit M. Compaoré en français.

Il a qualifié la situation au Darfour de "drame qui commence à être très lourd pour l'Afrique".

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, est récemment devenu médiateur en chef de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile et à une grave crise humanitaire.