La Bourse de Paris poursuit sa hausse, portée par des indicateurs positifs

PARIS (AFP) - La Bourse de Paris se maintenait en hausse mercredi à la mi-journée (+1,62%), après la publication d'indicateurs manufacturiers bien reçus et dans l'espoir d'un accord rapide sur l'effacement d'une partie de la dette grecque.

Le palais Brongniart, qui hébergeait la Bourse de Paris (© - Eric Feferberg)
A 12H11 (11H11 GMT), le CAC gagnait 53,3 points à 3.351,87 points, dans un volume d'échanges de 1,017 milliard d'euros.

Le marché parisien poursuivait sa reprise entamée mardi, après deux journées consécutives de baisse. Il était porté par la progression de l'activité manufacturière en Chine en janvier, ainsi qu'en zone euro et en Grande-Bretagne.

L'activité dans le secteur manufacturier en zone euro a continué de se contracter en janvier, mais moins brutalement qu'auparavant, selon une deuxième estimation de l'indice PMI. En janvier, il a atteint son plus haut niveau en cinq mois à 48,8 points, contre 46,9 en décembre.

Le rejet mercredi par la Commission européenne du projet de fusion Nyse-Euronext et Deutsche Börse n'a pas déstabilisé les investisseurs. Le cours de NYSE Euronext, suspendu quelques minutes dans la matinée, perdait désormais 1,48% à 20,30 euros.

Le marché restait tourné vers l'éventualité d'un accord rapide sur l'effacement d'une partie de la dette grecque, pouvant intervenir dans la semaine.

"Des discussions dans les salles de marché aux Etats-Unis suggéraient que l'on pourrait en savoir plus sur l'accord avec les créanciers privés en Grèce ce soir (mercredi)", rapporte le courtier IG Markets.

L'après-midi sera aussi marqué par la publication de nombreux indicateurs américains très suivis par les marchés, sur l'emploi dans le secteur privé, l'activité dans l'industrie et les dépenses de construction.

"Globalement, les investisseurs devraient parier sur une poursuite de la hausse des indices actions à court terme, en anticipant une liquidité plus qu'abondante sur les marchés financiers", estime le directeur de Barclays Bourse Franklin Pichard, en référence à la prochaine opération de prêts de la Banque centrale européenne (BCE) fin février.

Les valeurs bancaires se maintenaient parmi les plus fortes hausses, Crédit Agricole enregistrant un gain de 4,56% à 4,92 euros. Société Générale gagnait 4,89% à 21,36 euros et BNP Paribas 3,57% à 33,52 euros.

Peugeot progressait de 2,8% à 14,49 euros et Renault de 3,55% à 33,72 euros, en dépit de la chute de leurs immatriculations françaises en janvier.

CGG Veritas (-0,12% à 21,30 euros) et Eurazeo (1,13% à 33,66 euros) ont vu leur recommandation abaissée par JP Morgan Cazenove.

Groupe Partouche bondissait de 19,23% à 1,55 euros, après avoir réduit sa perte nette en 2011.

Les publications d'Aubay, Cafom et Manitou étaient bien reçues, les titres prenant respectivement 1,18% à 5,15 euros, 3,36% à 7,70 euros et 2,97% à 16,28 euros.

Enfin, le site de rencontres Meetic était en baisse de 0,32% à 12,29 euros, après l'annonce d'un résultat net en forte baisse en 2011.

Euronext (CAC 40)