L'Autriche garde l'espoir de faire libérer ses deux otages enlevés par Al-Qaïda
VIENNE (AFP) - Vienne gardait l'espoir lundi de faire libérer deux Autrichiens enlevés dans le sud tunisien, alors qu'un ultimatum des ravisseurs a expiré dans la nuit et que le calme semblait revenu dans le nord du Mali, où les otages se trouveraient.
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| Les deux otages autrichiens Wolfgang Ebner et Andrea Kloiber (© AFP) |
Il a refusé de donner des détails sur les discussions en cours notamment au Mali où les otagesse trouveraient d'après des informations de sources concordantes non confirmées officiellement.
Wolfgang Ebner, un conseiller fiscal de 51 ans, et sa compagne Andrea Kloiber, une infirmière de 44 ans, originaires de la région de Salzbourg (nord) et habitués des randonnées dans le désert, ont été portés disparus le 22 février alors qu'ils circulaient dans le sud de la Tunisie à bord de leur véhicule 4X4 immatriculé en Autriche.
Leur enlèvement n'a été revendiqué que le 10 mars par un groupe islamiste rallié à Al-Qaïda depuis 2006. Les ravisseurs réclament en échange de leurs otages la libération d'islamistes détenus en Algérie et en Tunisie.
Selon le quotidien autrichien Kurier, une rançon de 5 millions d'euros aurait également été exigée.
Les autorités autrichiennes ont nié toute négociation directe avec les ravisseurs ainsi que l'existence d'une éventuelle demande de rançon.
On ignorait si les ravisseurs qui ont menacé de tuer les otages si l'on tentait de les libérer par la force, ont fixé un nouvel ultimatum après l'expiration de celui de dimanche.
Interrogé par l'AFP, l'émissaire spécial autrichien Anton Prohaska, à Bamako depuis une semaine, s'est montré confiant lundi. "Le calme qui est revenu dans le nord du Mali peut faciliter nos affaires", a-t-il dit sans autre précision.
Samedi des rebelles touareg et l'armée malienne s'étaient livré de violents combat dans le nord du pays, rompant une trêve de six mois. Bamako y a envoyé dimanche des renforts de troupes.
Depuis jeudi, au moins huit personnes, dont cinq civils, ont été tuées par des mines et 33 militaires ont été enlevés par la rébellion. Aucun bilan des affrontements de samedi n'était disponible.
Malgré ces affrontements violents, M. Prohaska avait redit dimanche sa "confiance" dans les autorités maliennes "au plus haut niveau" pour "contribuer à la libération des otages". Il est en contact régulier avec le président malien Amadou Toumani Touré.
L'émissaire autrichien n'a cependant jamais confirmé que les otages se trouvaient bien dans le nord du pays, justifiant son mutisme par la nécessité de "protéger leur sécurité".
Selon la mère d'Andrea Kloiber, Christine Lenz, interrogé lundi par l'AFP, les deux otages se trouvent dans une région frontalière entre le nord du Mali et l'Algérie. "Mais nous ne savons rien de plus précis", a-t-elle ajouté.
A Vienne, une cellule de crise formée de responsables des ministères de l'Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères et de la chancellerie se réunit régulièrement pour faire le point sur les efforts de médiations en vue de la libération des otages.
"Nous devrions pouvoir en dire plus durant la journée sur les efforts entrepris depuis la veille", a encore indiqué M. Launsky-Tiefenthal.
