Assemblée: bataille engagée pour le perchoir et les présidences de groupe
PARIS (AFP) - Sitôt les législatives achevées, la bataille au sein de l'UMP pour le "perchoir" et la présidence du groupe s'est engagée lundi, tandis que les élus socialistes, communistes et du Nouveau Centre préparaient également la désignation de leurs chefs de file respectifs.
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| L'Assemblée nationale, le 1er mars 2005 (© AFP/Archives - Eric Feferberg) |
Sont candidats Patrick Ollier, président sortant de l'Assemblée qui a succédé début mars à Jean-Louis Debré, nommé à la tête du Conseil constitutionnel, et Bernard Accoyer, président sortant du groupe UMP depuis près de 4 ans, après le départ de Jacques Barrot à la commission européenne.
Les deux hommes, qui ont adressé un courrier de motivation à leurs pairs UMP, devraient être départagés mercredi lors d'une primaire à bulletins secrets.
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| Patrick Ollier, président sortant de l'Assemblée nationale, le 16 mai 2007 à Paris (© AFP/Archives - Olivier Laban-Mattei) |
Mais lundi, M. Ollier tentait d'obtenir que les députés du Nouveau Centre soient associés à cette primaire pour que le candidat présenté le 26 juin soit celui de la "majorité présidentielle".
Cette idée n'était pas pour déplaire à François Sauvadet, ex-porte-parole de l'UDF, qui brigue la présidence de son groupe. Il devra affronter mardi pour ce poste Charles de Courson, spécialiste des questions budgétaires dans le groupe UDF sortant.
Bernard Accoyer, lui, s'en tient à la lecture du règlement selon lequel le candidat du groupe UMP ne peut pas être aussi désigné en primaire par un autre groupe.
Si M. Accoyer se prévaut du soutien du président Nicolas Sarkozy et de celui du Premier ministre François Fillon, qui a d'ailleurs salué la semaine dernière son "travail exemplaire" durant la précédente législature, officiellement, l'exécutif n'a pas de candidat.
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| Bernard Accoyer, chef de file du groupe UMP sortant, le 1er juin 2007 à Thorens-Glières en Haute-Savoie (© AFP/Archives - Jean-Pierre Clatot) |
M. Ollier, qui considère que sa qualité de sortant est l'un de ses atouts, insiste sur son expérience de l'Assemblée. Il y a débuté en 1968 au côté de Jacques Chaban-Delmas. Au total, plus de 30 ans dans les murs du Palais-Bourbon qui, pour lui, pèsent d'un grand poids face à son adversaire.
M. Accoyer joue sa carte d'élu de terrain, de province, fort de son expérience à la tête du groupe UMP où, pendant 5 ans, la guérilla entre sarkozystes et chiraquiens, puis entre sarkozystes et villepinistes a secoué parfois durement la cohésion des élus, sans conduire à la scission.
Mercredi, les élus UMP devront aussi choisir leur président de groupe, avec également deux hommes en lice, tous deux anciens ministres: un chiraquien, Jean-François Copé, et un sarkozyste de la première heure, Christian Estrosi.
Dans ce duel, dans lequel Alain Joyandet a décidé lundi de s'immiscer, M. Copé semblait avoir l'avantage, M. Estrosi pouvant intégrer le gouvernement Fillon II.
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| Le président du groupe PS à l'assemblée nationale Jean-Marc Ayrault, le 7 juin 2007 à Nantes (© AFP/Archives - Franck Perry) |
Du côté du PS, les élus ont décidé de se donner du temps. Ils se réuniront mardi pour préparer l'élection de leur président qui devrait se dérouler en début de semaine prochaine, après le conseil national du PS prévu samedi, selon des sources parlementaires.
Officiellement, seul Jean-Marc Ayrault, qui préside le groupe depuis 10 ans, est candidat. Mais Jean Glavany a confié vouloir entrer dans la compétition.
Chez les communistes, qui approchent la barre fatidique des 20 membres pour constituer un groupe, Alain Bocquet briguera un nouveau mandat mercredi auprès de ses collègues.



