Alvaro Colom élu nouveau président du Guatemala, confirme le tribunal supérieur électoral

GUATEMALA (MAP) - Le président du tribunal supérieur électoral (TSE) du Guatemala a confirmé, dimanche soir (heure locale), la victoire du candidat du centre-gauche, Alvaro Colom, au deuxième tour des élections présidentielles.

Peu auparavant, Colom lui même avait annoncé sa propre victoire face à son rival du Parti Patriote (PP-droite), Otto Perez Molina.

Le président du TSE, Oscar Bolanos, a précisé en conférence de presse que Colom a obtenu, après dépouillement de 96 pc des bulletins de vote, 52,70 pc des voix, contre 47,30 pc pour son adversaire.

Il a ajouté que le scrutin s'est déroulé dans le ""calme total"", qualifiant le jour de l'élection de ""journée de fête civique"" pour les guatémaltèques.

Perez Molina, ancien général des renseignements militaires, a aussitôt annoncé qu'il acceptait les résultats des élections, promettant de faire une ""opposition constructive"" au nouveau président élu.

Selon les résultats quasi-définitifs, un peu plus de la moitié des 6 millions de guatémaltèques, qui étaient appelés aux urnes, s'est déplacée dans les bureaux de vote.

Colom (56 ans), candidat du parti de l'Unité Nationale de l'Espérance (UNE-centre-gauche), deviendra ainsi, le 14 janvier prochain, le quatrième président du Guatemala, depuis la fin de la guerre civile dans ce pays le plus peuplé d'Amérique centrale.

Lors de la campagne électorale, il avait tendu une ""main solidaire"" aux électeurs pour combattre les causes profondes de la violence qui sévit dans le pays, en opposition à la ""main dure"" préconisée par son rival Perez Molina.

Au premier tour des élections, qui a eu lieu le 9 septembre dernier, Colom avait devancé l'ensemble des 13 candidats qui étaient en lice, dont le prix Nobel de la paix, Rigorita Mechu.

La campagne électorale pour le premier tour de l'élection présidentielle, et dans une moindre mesure le deuxième round, avait été marquée par des actes de violence qui ont fait plus d'une cinquantaine de victimes parmi les supporters des différents candidats.

L'ensemble du processus a été suivi par une centaine d'observateurs internationaux, qui devront rendre incessamment un rapport préliminaire sur le déroulement du scrutin.