Quelques jours plus tard je me mis à la recherche d’un emploi.
Je compris vite que sans l’expérience canadienne j’étais voué à de petits boulots. Mon diplôme en informatique ne valait pas plus cher ici que chez nous !
Hélène me parla des agences de placements et c’est ainsi que je trouvai un petit emploi de 21 heures semaines dans une usine de textile. L’agence de placements, je l’appris plus tard, obtenait pour ces services un pourcentage de mon salaire et ça juste pour m’avoir mit en contact avec l’usine ! ! C’était quasiment pire que la corruption au Maroc !
Le patron m’avait dit qu’ils étaient dans une période tranquille mais qu’éventuellement mes heures allaient être augmenter. Au bout de trois mois je fus renvoyé. Sur mon papier de cessation d’emploi il était dit : mis à pied faute de travail. J’étais étonné car deux semaines auparavant on avait engagé trois personnes ! Un roumain, un québécois et un italien.
Quand je demandai à mon patron pourquoi on ne renvoyait pas les derniers arrivés il me dit qu’il avait obtenu une subvention pour les faire travailler et que ce n’était pas mon cas !
Je rentrai à la maison la mine piteuse. Hélène était choquée !
Cette expérience m’avait beaucoup déçu. J’avais travaillé dur dans cette usine et du jour au lendemain je me retrouvai sans rien !
Dans l’intervalle j’avais envoyé mon dossier scolaire pour évaluation. J’appris alors qu’il me fallait refaire 4 cours pour voir mon diplôme d’ingénieur en informatique reconnu ici.
Les cours étaient très cher ! Hélène me fit comprendre qu’elle n’avait pas les moyens de les payer. De plus je ne pouvais obtenir de prêt et bourse vu mon statut d’immigrant.
J’étais coincé. Que faire !
Il ne me restait plus qu’a travailler et à ramasser les sous nécessaires pour retourner aux études et je redoublai d’ardeur pour me trouver un autre emploi ce qui ne se fit pas sans peine. L’été, l’économie québécoise est au ralentit, mais je réussis à obtenir deux emplois temporaires dans des dépanneurs. Je remplaçais le personnel en vacance.
Hélène n’était pas très enthousiaste car les deux emplois en question me gardaient loin de la maison pratiquement toute la journée. En effet, je remplaçais quelqu’un de 5h00 à 12h00 et l’autre de 16h00 à minuit et ce, six jours semaine !
De plus, je ne pouvais plus l’aider comme avant à la maison avec les garçons et le ménage.
Et oui. Le ménage ! Au Québec les hommes devaient aider leurs épouses sous peine d’éternelles disputes et de privations diverses notamment sexuelles !
Pour moi qui avais toujours vécu dans la ouate jusque là, avec une mère et des sœurs pour s’occuper de tout, j’avoue que j’eus beaucoup de difficultés à me faire à cette « réalité ».
Mais je serrai les dents ! J’étais au Canada ! C’était le prix à payer.
Je commençai donc mon nouveau travail. Ce n’était pas un travail facile, loin de là. Travailler avec le public n’est pas tous les jours roses et en plus le double horaire était épuisant !
Toute la semaine je rentrai à la maison vers 13h00. J’avais à peine le temps d’avaler une bouchée que je devais partir à la course chercher les garçons à l’école, leur préparer une collation, avant de retourner à mon chiffre de soir.
Quand je rentrais à 1h00 du matin je trouvais Hélène endormit ! La plupart du temps je devais m’occuper de préparer moi-même mes vêtements du lendemain et grignoter ce que je trouvais dans le frigo.
Le premier samedi de travail j’eus le bonheur de trouver la belle-famille à la maison lorsque j’arrivai à 1 heure. Étant épuisé de ma semaine je les saluai avant d’aller m’étendre un peu dans la chambre. Je n’avais même pas faim.
Hélène rentra en coup de vent dans la chambre en colère ! J’aurais au moins pu rester discuter un peu avec ses parents !
Elle criait très fort et j’étais persuadé que toute la maisonnée entendait ces cris. Doucement je lui demandai de m’excuser auprès d’eux mais j’étais trop fatigué pour rester là à leur faire la causerie pendant des heures !
Elle sortit de la chambre en claquant la porte après m’avoir lancé une série de jurons à faire pâlir un marin.
Je quittai la maison vers 15h30 pour me rendre au travail à nouveau non sans remarquer les regards noirs que me lancèrent les parents d’Hélène.
A mon retour à 1 heure du matin je n’avais plus qu’une idée … dormir !
En rentrant dans la chambre je découvris qu’Hélène dormait avec Kévin, son plus jeune garçon. Je pris une couverture et un oreiller dans le placard et je m’étendis sur le divan du salon ou je dormis très mal.
C’est le son de la télévision qui me réveilla 5 heures plus tard. Tel un robot je me dirigeai vers la chambre avec l’intention de dormir encore un peu lorsque Hélène m’annonça la liste des tâches à faire pour la journée !
J’étais bouche bée ! Ne voyait-elle pas à quel point j’étais fatigué !
Je lui demandai de venir dans la chambre pour en discuter. Je n’aimais pas me disputer devant les enfants.
J’expliquai à Hélène que j’étais mort de fatigue et que les ¾ des tâches à faire n’étant pas urgente elles pourraient attendre un peu !
Hélène ne l’entendait pas de cette manière ! Pour elle ce n’était qu’une nouvelle tentative de ma part de me soustraire aux tâches ménagères !
Je n’étais qu’un macho. Qu’un égoïste ! Elle aussi travaillait et cela ne l’empêchait pas de s’occuper de la maison, des enfants etc.
Je faillis lui faire remarquer que, depuis que j’avais commencé ce travail, j’avais constaté qu’elle passait plus de temps sur l’ordinateur qu’a s’occuper des enfants et de la maison mais ne voulant pas envenimer les choses davantage je stoppai net la discussion.
« Bon, bon okkkkkk ça suffit ! Que veux-tu que je fasse au juste ? »
Je passai le dimanche, mon seul jour de repos de la semaine, à laver les planchers, la salle de bain, à plier du linge et à faire des courses.
Le soir venu Hélène était de meilleure humeur et très câline. Depuis combien de temps n’avions nous pas fait l’amour ? J’étais tellement fatigué que je ne mis pas long à conclure ce qui choqua Hélène.
Les semaines passèrent. Je fini par trouver un autre emploi à temps plein à savoir journalier dans un grand magasin. Je travaillais de nuit. De 23h00 à 8h00 du matin. Mon travail consistait à remplir les étalages de marchandises récemment reçues et à les étiqueter.
C’était un boulot pénard. Même si nous étions plusieurs à travailler de nuit nous n’avions guère de contact avec les autres car chacun s’occupait d’un département différent.
Je préférais cela. Je n’aimais pas trop le travail d’équipe. Et j’aimais encore moins les questions sur ma vie privée !
Ce travail étant plus loin de notre maison je rentrais à la maison vers 9h15-9h30. Je grignotais un peu. Dormait jusqu'à 14h00. Dînait seul. Puis vers 15h15 j’allais chercher les enfants à l’école et je m’occupais d’eux en attendant Hélène qui rentrait généralement vers 17h30.
La plupart du temps nous mangions des plats surgelés pour souper. J’avais fait un jour une remarque à ce sujet à Hélène et la réponse fut cinglante ! « Si ça ne te convient pas, fait-le toi le souper ! ».
Je remettais à chaque semaine mon salaire à Hélène qui le déposait dans notre compte conjoint. Elle me donnait 25$ de dépense par semaine. Une chance que je ne fumais plus depuis belle lurette ! Mais j’étais prêt à bien des sacrifices pour pouvoir retourner aux études et ainsi me garantir un meilleur avenir dans ce pays.
Nous venions de célébrer notre 2ième anniversaire de mariage. Comme le temps passait vite ! J’annonçai à Hélène que j’allais m’inscrire à l’Université dans quelques mois, en septembre.
Hélène me répondit que cela n’était pas possible pour l’instant. Devant mes questions elle m’avoua qu’elle avait utilisé une grande partie de « mon » salaire pour payer des dettes et aussi acheter de nouveaux manteaux d’hiver aux enfants. En résumé, il ne restait plus grand chose de « mes » économies !
J’étais abasourdi ! Comment cela était-il possible ? Je lui avais fais confiance ! Totalement confiance !
Nous eûmes une scène terrible. Hélène quitta la maison avec les enfants et me dit qu’ils passeraient la nuit chez ses parents le temps que je retrouve mon calme.
J’appelais mon patron et prétendit que je souffrais d’une gastro pour ne pas aller travailler cette nuit là.
Durant la soirée, je décidai d’écrire à mon frère pour prendre des nouvelles de la famille. En farfouillant dans l’ordinateur je trouvai plusieurs photos d’un homme qui m’était inconnu.
A la fin de la nuit je savais à quoi m’en tenir. Ma « femme » avait un amant. Depuis des mois ! Leurs correspondances ne laissaient aucun doute sur la nature de leur relation.
Non seulement elle m’avait « volée » mais en plus elle m’avait trompée ! Avec un noir en plus ! Un Congolais qui vivait à Montréal depuis des années.
S’en était trop.
Mais quoi faire ? Je n’avais aucun sous, aucun ami dans ce pays, rien.
Euhhh je crois que tu n'as pas saisis Jamaldine ... cette histoire que j'ai écrite parle d'un personnage principal, Ali.
C'est lui le narrateur de l'histoire ... il raconte son histoire en fait.
Bon c'est moi qui raconte mais je le fais parler lui ...
Kapich ?
nom d un chat je t ai tjrs connu super intelligente twiii et mnt tu petes grave lollll j ai tt simplement voulu par cette citation relier le discours de Abraracourci oupss Diamotrix ou Diamonalix klk chose comme pseudo qui a dis: drole de reponse de la part d une musulmane ds un autre post...allez aller degage oupsss raconte ce Ali _________________ laylatoun ba3da laylatine
ba3da oukhra
walayali seeba tamoro 3ijala
yalayta zamana seeba ya3odo
a7ki laho mada fa3ala bya lmachibo
Mais quoi faire ? Je n’avais aucun sous, aucun ami dans ce pays, rien.
t'inquiètes Ali, ya Jamalddine pour te dépanner
et El Chegdali pour manger des Kababs...crois moi c est El Chgdali ki aura affaire avec la facture lollllllll _________________ laylatoun ba3da laylatine
ba3da oukhra
walayali seeba tamoro 3ijala
yalayta zamana seeba ya3odo
a7ki laho mada fa3ala bya lmachibo
Hi hi hi comment râter une histoire aussi bien racontée ??!!
Merci El Cheqdali, c'est également un plaisir pour moi.
je participe moins, commebeaucoup, mais je me fais toujours un grand plaisir de vous lire toutes et tous
Boussa à Jamaldine en passant et à ses deux princesses
a777777777 3la boussa si elle ete pas virtuelle La Seloua la mignone qui dit : pas de duel,je veux les 2 ..tu sais j ai parle a Fawzia de toi et mnt je vais lui dire j ai eu une boussa,,,on verra bien ma punition lolllll tu sais ma fille a ouvert un placard et elle a vu k j ai achete la robe du mariage (car on a pas encore celebrer le mariage) elle a vu tt les beaux habits k j ai achete a ma femme, mon dieu comment elle a boude et j ai rien compris cette nuit la ,,,ses postions s envoulaient comme des balles c est k le matin en lui faisant des Gouffres au beurre k elle a avouee sa revolution ahhhh vs les femmes meme minus vs etes terribles en jalousie lolll _________________ laylatoun ba3da laylatine
ba3da oukhra
walayali seeba tamoro 3ijala
yalayta zamana seeba ya3odo
a7ki laho mada fa3ala bya lmachibo
Aie oh toi la la comment tu veux que je fasse un lien entre ce "sujet" et l'autre
depeche toi de raconter y a des jeunes fleurs du Canada qui attendent la suite _________________ laylatoun ba3da laylatine
ba3da oukhra
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a7ki laho mada fa3ala bya lmachibo
Durant cette même nuit, je me branchai sur le tchatte ou Hélène et moi avions faits connaissance. Je discutai avec plusieurs personnes dont une femme qui utilisait le pseudo « Ange Bleu ».
Cette femme avait 49 ans, divorcée, sans enfant et était secrétaire juridique. Ce soir là, elle était plutôt à plat. Elle venait de rompre avec son copain des 8 derniers mois. Un Algérien de 51 ans qui s’appelait Mohamed.
En fait, cet homme lui avait fait croire que tout était terminé entre sa femme et lui, qu’ils faisaient toujours vie commune pour le bien de leurs deux enfants uniquement.
Au début de leurs fréquentations, il avait toujours beaucoup de temps libre, mais soudainement tout avait changé ! « Ange bleu », dont le vrai nom était Roselyne, avait commencé à se poser des questions et devant son insistance Mohamed avait fini par cracher le morceau. Sa femme était de nouveau enceinte !
Roselyne n’y comprenait plus rien ! A entendre Mohamed il faisait chambre à part depuis des lustres !
Mohamed avoua qu’il y avait eu un rapprochement, 3 mois plus tôt, avec sa femme Leïla de 17 ans sa cadette et qu’elle était maintenant enceinte de leurs troisièmes enfants.
Roselyne avait aussitôt placé Mohamed devant un ultimatum. C’était elle ou Leïla. Mohamed avait opté pour sa femme et Roselyne se sentait trahie et honteuse.
Pendant plusieurs heures nous discutâmes ensembles. Je l’écoutai beaucoup et parlai peu. A l’aube nous échangeâmes nos adresses de courriels et elle me promit de me donner des nouvelles régulièrement.
Je me couchai vers 5h00 du matin et dormit jusqu'à 11h00. Hélène et les enfants rentrèrent vers midi. Après avoir dîner, une fois les enfants sortis jouer dehors, nous eûmes Hélène et moi une discussion.
A compter de ce jour j’allais gérer moi-même mon salaire. J’avais fais les comptes et je m’engageai à lui payer 50% de tous les frais. Hélène accepta. Elle n’avait guère le choix ! En effet, mes petites vérifications me permirent de découvrire qu’elle avait encore pas mal de dettes et elle n’avait pas encore terminé de payer la maison.
Je savais que cette situation n’était pas l’idéale, loin de là. Juste le fait de vivre auprès d’elle m’était insupportable ! Mais je devais absolument gagner du temps histoire de me localiser ailleurs.
Un soir, soit exactement 2 mois après notre entente financière, je dus quitter mon travail plus tôt à cause d’une panne d’électricité. Je rentrai pour trouver ma femme assise dans le salon avec un black !
Elle portait une robe de nuit très légère. Quant à lui il s’était défait de sa chemise et était allongé sur le divan. Sur « mon » divan !
Ils étaient tellement plongé dans leurs embrassades qu’ils ne m’entendirent pas rentrer. Je poussai un hurlement ! Hélène se redressa en criant. Je sautai à la gorge du black lequel n’avait même pas eu le temps de se redresser. J’étais beaucoup plus petit que lui mais la fureur me rendait très fort. Ce sont les cris de Hélène et des enfants qui m’empêchèrent de le tuer.
Hélène pleurait et les enfants aussi. Le black quitta l’appartement sans demander son reste !
Je me précipitai dans la chambre. Pris une valise, y engouffrai mes vêtements, papiers etc. Parvenu à la porte Hélène tenta de me retenir en pleurant à chaudes larmes. Elle disait qu’elle était désolée ! Qu’elle m’aimait ! Qu’elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ça !
Je sortis sans rien dire. J’étais libre ! Enfin libre !
Ce n’est que rendu à la station de métro voisine que je me demandai alors quoi faire ?
J’eus alors l’idée d’appeler Roselyne avec qui j’avais gardé le contact et à qui je parlais à tous les jours. Je lui expliquai rapidement la situation. Elle vint me chercher à la station de Métro et m’amena chez elle pour y passer la nuit histoire de me dépanner me dit-elle.
Le lendemain Roselyne me demanda qu’elles étaient mes intentions ! Je lui avouai que j’étais encore trop sous le choc pour avoir prit une quelconque décision mais une chose était certaine il me fallait divorcer de cette femme. Je ne voulais plus la revoir jamais !
Je demandai à Roselyne s’il était possible qu’elle me garde chez elle encore quelques jours le temps de trouver un appartement. Je lui donnai 200$ pour payer ma part de nourriture et d’hébergement et j’emménageai dans le sous-sol de sa maison.
Je visitai plusieurs logements mais comme nous étions hors de la période de location annuelle ils étaient plutôt rares. Certains étaient de véritables taudis et d’autres étaient si cher que mon salaire n’aurait pas suffit à payer les charges.
Roselyne et moi nous installâmes dans un petit train-train quotidien qui nous convenait si bien qu’elle me proposa alors de rester jusqu’en juillet (nous étions en mars) ce qui me donnerait largement le temps de trouver un appartement salubre et à un prix raisonnable.
Je devins son colocataire. Du moins c’est ainsi qu’elle voyait les choses. Mais moi j’avais d’autres projets en tête. Roselyne était une femme bien. Gentille, excellente cuisinière, bonne et surtout de la veille école. Elle m’entourait toujours de milles attentions. Lavait mes vêtements. Me préparait mon « lunch ».
De mon côté ma vie avec Hélène m’avait au moins permit d’apprendre à m’occuper de la maison et je rendais de menus services à Roselyne. Je réparai la plomberie de la salle de bain de l’étage. Peinturai le salon qui en avait bien besoin. Bref, tout allait pour le mieux et cet « arrangement » me convenait très bien.
En mai j’avais non seulement gagné sa confiance mais son affection. Un soir, elle rentra de réunion très fatigué. J’avais préparé une soupe marocaine qu’elle dévora. Puis, je lui proposai de la masser car elle se plaignait de douleurs au cou et aux épaules.
Je mis tout mon art à la masser et elle fut rapidement si détendue qu’elle se laissa totalement aller entre mes bras. Plus tard, cette nuit là, je lui dis que je l’aimais et que je voulais passer le reste de ma vie avec elle.
Je quittai mon sous-sol pour emménager à l’étage avec elle dès le lendemain. Les mois passèrent. Nous faisions plein de projets. Roselyne accepta de m’aider à payer mes cours. En effet cela me permettrait d'avoir un meilleur travail. Par conséquent cela nous permettrait de réaliser nos rêves plus rapidement.
Je commençai mes cours à l’Université de Montréal en septembre 2003.
Je prétextai bientôt mes nombreux travaux scolaires pour réintégrer le sous-sol. Je ne voulais surtout pas la priver de son précieux sommeil !
Même si Roselyne était un peu triste de mon éloignement, elle mettait le tout sur le compte des sacrifices nécessaires pour réaliser nos projets.
Je faisais ma part dans la maison. Lui faisait l’amour sur une base régulière. Bref, elle était pleinement heureuse même si elle trouvait la charge financière de ma scolarité un peu lourde.
Pour ma part je n’avais pas à me plaindre. Mes études se passaient bien. Je m’étais fais quelques copines avec qui je passais de bons moments sans engagement et sans complications.
C’est ce qu’il y avait de bien avec les Québécoises. Elles étaient ouvertes et sans tabous. Très différentes de la femme marocaine sur plusieurs points. En plus, pour une raison que j’ignorais la plupart aimaient beaucoup les « basanés ».
Bon je dois l’admettre j’étais assez bel homme. 1,80, cheveux bruns, yeux brun, teint légèrement halé, mince avec un sourire blanc comme la neige j’avais tout pour plaire à ces dames.
Bien sur, je n’ai jamais parlé de ces petites aventures à Roselyne. A quoi bon ? Et puis, je n’étais pas marié avec elle à ce que je sache !
Dès mon inscription à l’Université j’avais fait les démarches pour mettre fin à mon mariage avec Hélène. Fort heureusement elle accepta de signer des documents à l’amiable.
En fait, je lui avais fais comprendre que je pouvais fort bien me laisser vivre sur l’aide sociale, ce qui lui aurait coûté très cher, puisqu’elle devrait alors rembourser le gouvernement des dites sommes dues au fait qu’elle avait signé un engagement (parrainage) à cet effet.
Lors de mon inscription j’appris qu’il me faudrait faire un stage afin que mes quatre cours soient reconnus par le Ministère de l’Éducation.
Je ne connaissais personne ici si bien que je me tournai à nouveau vers Roselyne qui me dit qu’elle vérifierait au sein de son entreprise, auprès de collègues et d’amis s’il n’y avait pas une entreprise prête à me prendre pour un stage de trois mois.
J’en parlai aussi à mes petites copines de l’Université et, sur les conseils de Roselyne je mis même une annonce dans le journal qui ne donna pas grand chose !
Puis, je fis la connaissance de Julie. La douce et tendre Julie. Sa sœur lui avait parlé de moi. Julie fréquentait un Marocain depuis un peu plus de un an. Ce dernier était retourné au Maroc depuis plusieurs semaines car sa mère était très malade. Elle avait visité le Maroc à deux reprises et avait beaucoup aimé. Elle travaillait pour la firme Studio Urbanistica et, devant l’instance de sa sœur, elle avait parlé de moi au département des ressources humaines de son entreprise. La responsable était prête à me rencontrer pour discuter d’un possible stage chez eux.
Après deux entrevues, ils acceptèrent de me prendre comme stagiaire dès la fin de mes cours en autant, bien sur, qu’ils fussent réussis avec succès.
Pour les remercier j’invitai Julie et sa sœur au restaurant. Roselyne m’avait prêté la voiture pour l’occasion ainsi que de l’argent.
La soirée se passa très bien. Je proposai à Martine et Julie d’aller les reconduire. Je déposai d’abord Martine chez elle, puis allai reconduire Julie qui m’invita alors à prendre un café.
Julie ne cessait de parler de Hamid, son amoureux. Elle s’ennuyait terriblement de lui. S’inquiétait du temps qu’il mettait à rentrer au Québec etc. Elle se mit à pleurer. Je la pris dans mes bras pour la consoler. Tout à coup, elle m’embrassa. Un b**** qui me scia les jambes !
J’avais beau me dire : attention danger ! Rien à faire ! Était-ce l’effet de la pleine lune ? Le fait qu’elle soit en manque depuis trop longtemps toujours est-il que nous nous retrouvâmes à b**** comme des fous sur le tapis du salon !
Une fois le calme revenu, nous étions tous les deux en état de choc. Julie tout d’abord parce qu’elle aimait sincèrement Hamid mais également parce qu’elle savait que sa sœur était amoureuse de moi. Et moi, parce que je ne voulais pas voir mon stage s’envoler en fumée pour une partie de jambe en l’air !
Nous décidâmes de ne pas parler de cet « incident » de parcours à quiconque mettant la faute sur la fatigue et la solitude.
Je rentrai à la maison. Il était deux heures du matin. Roselyne était très inquiète ! Ce soir là je dormis avec elle. Dire que j’avais failli tout gâcher pour une blonde aux yeux bleus. Mais quelle blonde ouffff !
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