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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 19 Juil 2007, 16:14 Sujet du message: PAUL ELUARD |
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Couvre-feu
Que voulez-vous la porte était gardée
Que voulez-vous nous étions enfermés
Que voulez-vous la rue était barrée
Que voulez-vous la ville était matée
Que voulez-vous elle était affamée
Que voulez-vous nous étions désarmés
Que voulez-vous la nuit était tombée
Que voulez-vous nous nous sommes aimés.
Paul ELUARD, Poésie et vérité 1942 (1942)
La courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul ELUARD, Capitale de la douleur (1926)
Je ne suis pas seul
Chargée
De fruits légers aux lèvres
Parée
De mille fleurs variées
Glorieuse
Dans les bras du soleil
Heureuse
D'un oiseau familier
Ravie
D'une goutte de pluie
Plus belle
Que le ciel du matin
Fidèle
Je parle d'un jardin
Je rêve
Mais j'aime justement.
Médieuses [1939]
Conseils d'Ami
Ramassez sous les chênes les taches de rousseur et
les grains de beauté,
suivez en barque les troupeaux des jours d'éclipsé,
contemplez avec des cailloux dans les yeux l'immobilité
des mannequins tout puissants,
divisez en dansant le claquement des fouets,
voyez les femmes, à quarante ans, elles laissent leur
cœur dans le tronc des pauvres et remplacent les
légumes par des attitudes classiques.
- 1922 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Les malheurs des immortels "
L'amoureuse
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
- entre 1914 et 1921 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Capitale de la douleur " |
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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 19 Juil 2007, 16:32 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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| La poésie et l'amour ont toujours été en relation étroite. « Il n'y a aucun pays de la terre où l'amour n'ait rendu les amants poètes » disait Voltaire. En fait, de tout temps, les poètes ont chanté l'amour avec ses joies et ses peines. Thème poétique éternel, le sentiment amoureux a pourtant subi d'extraordinaires mutations au fil des siècles, si bien que le mot « amour » renvoie aujourd'hui à des réalités très différentes. Toutefois, certaines images de l'amour reviennent comme un leitmotiv, dans la société comme dans la poésie, et créent un cliché du sentiment. Poète de l'amour par excellence, Paul Éluard n'échappe pas au stéréotype amoureux[/b] |
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novami
Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 92
Localisation: Casablanca
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| Posté le: 20 Juil 2007, 08:24 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Oui j'aime ce poete, il a bercé ma jeunesse. J'ai tous ses poèmes mais j'ai laissé tous les folios en France.
Un autre s'il vous plait.... |
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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 20 Juil 2007, 15:03 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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ok novami puisque tu aimes ce poete voila d'autres poemes
La terre est bleue
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.
Oeil de sourd
Faites mon portait.
Il se modifiera pour remplir tous les vides.
Faites mon portrait sans bruit, seul le silence,
A moins que - s'il - sauf - excepté -
Je ne vous entends pas.
Il s'agit, il ne s'agit plus.
Je voudrais ressembler -
Fâcheuse coïncidence, entre autres grandes affaires.
Sans fatigue, têtes nouées
Aux mains de mon activité.
- 1929 -
Ce poème provient du recueil intitulé " L'amour la poésie "
Les ciseaux et leur père
Le petit est malade, le petit va mourir. Lui qui nous a
donné la vue, qui a enfermé les obscurités dans les forêts
de sapins, qui séchait les rues après l'orage. Il avait,
il avait un estomac complaisant, il portait le plus doux
climat dans ses os et faisait l'amour avec les clochers.
Le petit est malade, le petit va mourir. Il tient
maintenant le monde par un bout et l'oiseau par les
plumes que la nuit lui rapporte. On lui mettra une
grande robe, une robe sur moyen panier, fond d'or,
brodée avec l'or de couleur, une mentonnière avec des
glands de bienveillance et des confettis dans les cheveux.
Les nuages annoncent qu'il n'en a plus que pour deux
heures. A la fenêtre, une aiguille à l'air enregistre les
tremblements et les écarts de son agonie. Dans leurs
cachettes de dentelle sucrée, les pyramides se font de
grandes révérences et les chiens se cachent dans les rébus
- les majestés n'aiment pas qu'on les voie pleurer. Et
le paratonnerre ? Où est monseigneur le paratonnerre ?
Il était bon. Il était doux. Il n'a jamais fouetté le
vent, ni écrasé la boue sans nécessité. Il ne s'est jamais
enfermé dans une inondation. Il va mourir. Ce n'est
donc rien du tout d'être petit ?
- 1922 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Les malheurs des immortels "
Rencontre de deux sourires
Dans le royaume des coiffeurs, les heureux ne perdent
pas tout leur temps à être mariés. Au-delà de la
coquetterie des guéridons, les pattes des canards
abrègent les cris d'appel des dames blanches. Dans la
manche du violon, vous trouverez les cris des grillons.
Dans la manche du manchot, vous trouverez le philtre
pour se faire tuer. Vous serez étonnés de retrouver la
splendeur de vos miroirs dans les ongles des aigles.
Regardez ces petits serpents canonisés qui, à la veille
de leur premier bal, lancent du sperme avec leurs
seins. La richesse a tellement troublé leurs ambitions
qu'ils posent des énigmes éternelles aux antiquaires
qui passent. écoutez les soupirs de ces femmes coiffées en papillon.
- 1922 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Les malheurs des immortels "[/i] |
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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 20 Juil 2007, 15:35 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Comme Louis Aragon, il fut partie prenante de tous les grands bouleversements de son époque, aussi bien littéraires que politiques. Dadaïste, co-fondateur du Surréalisme avec Breton, chantre de la Résistance (en particulier avec son poème mondialement connu "Liberté"), militant communiste, célébrant avec une ferveur qui fut parfois jugée naïve et même dangereuse, les luttes pour un monde plus juste, fondé sur l'amour et le partage, il connut son heure de gloire pour des raisons qui sont parfois plus politiques que poétiques, et subit à l'heure actuelle une sorte de purgatoire, pour des raisons souvent plus politiques que poétiques. En témoigne le quasi-silence qui a entouré son centenaire.
Toutefois, l'auteur de l'Amour la Poésie est loin d'avoir dit son dernier mot, qui est un mot d'amour et de poésie. |
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novami
Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 92
Localisation: Casablanca
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| Posté le: 20 Juil 2007, 17:46 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Merci Proust, je pensais aussi à "La terre est bleue comme une orange"
Vraiment merci |
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novami
Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 92
Localisation: Casablanca
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| Posté le: 20 Juil 2007, 17:47 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Merci Proust, je pensais aussi à "La terre est bleue comme une orange"
Vraiment merci |
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novami
Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 92
Localisation: Casablanca
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| Posté le: 25 Juil 2007, 20:26 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Salam Proust, voilà un poême inédit, vu qu'il est de moi. Je l'ai écrit pour nos 28 ans en commun, mon mari et moi.
28 ans
28 ans de magma, d'arômes acidulés
Tourbillons de l'amour
28 ans de caresses, nourriture de nos sens
Passion de chaque jour
Extase sensorielle dont l'esprit se gourmande
Musique de murmures, de soupirs enlacés
Tracer sa vie à la recherche de l'étreinte
Trouver tes bras pour se lover sans rien
Plonger dans tes iris, cueillir des perles noires
Fontaines perpétuelles où rebondit mon coeur
Laisser ton charme m'emmitoufler
Comme un châle infini en laine veloutée
Fils soyeux attachés à notre âme
Pour bâtir notre rêve sous une pluie d'étoiles
28 ans de magie
Suffisamment de temps pour savoir qu'elle existe
Des souvenirs bleutés ont imprégné l'aura
D'un encens fort tenace aux effluves complices
A la mémoire d'une belle nuit d'enfance
Où un songe volupteux dévoila le destin
Idéal de quiétude, instillé de jouissance
Ton visage irradiait le principe masculin
Et les jours de banquise propices aux doutes affreux
En manque de preuve d'amour, anxieux du devenir
M'avertissent toujours qu'on ne peut trouver mieux
S'il vous plait, encore 28 printemps à venir.
Pour finir d'explorer les criques ensoleillées de vagues caressantes
Recevoir l'amour à perpète, mystérieuse prison où rêvent les innocents
Alchimie du désir, fantasmes recolorés où nous nous complétons
Etreindre avec force la douceur du coton
S'accorder les moitiés d'une orange juteuse
28 ans d'amoureuse.
Slama |
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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 26 Juil 2007, 14:34 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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salut novami
vraiment beau c'est plein d'emotion et d'amour.
je souhaite longue vie à ton amour |
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novami
Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 92
Localisation: Casablanca
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| Posté le: 26 Juil 2007, 15:44 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Salam Proust, je te remercie. Toi qui aime la poésie, en écris-tu?
Bonne journée. A+ |
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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 27 Juil 2007, 15:37 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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slt novami
je fais des traductions et j'écris plutot en arabe.
L'amoureuse
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
العاشقة
إِنَّهاَ واَقِفَةٌ عَلىَ أَهْداَبيِ
وَشِعْرُهاَ فيِ شَعْري
لَهاَ شَكْلُ يَدَي
لَهاَ لَوْنُ عَيْنَيَّ
تَتَبَدَّدُ فيِ ظِليِّ
كَحَجَرٍ فَوْقَ السَّماَءِ
عَيْناَهاَ دَوْماً مَفْتوُحَتاَنِ
وَلاَ تَدَعُنيِ أَناَمُ
أَحْلاَمُهاَ فيِ عِزِّ الضِّياَءِ
تَجْعَلُ الشُّموُسَ تَتَبَخَّرُ
تُضْحِكُنيِ، تُبْكيِنيِ فَتُضْحِكُنيِ
تَجْعَلُنيِ أَتَكَلَّمُ دوُنَ أَنْ يَكوُنَ لَدَيَّ ماَ أَقوُلُهُ |
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proust
Inscrit le: 20 Juin 2007
Messages: 15
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| Posté le: 27 Juil 2007, 17:04 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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ceci c'est moi qui l'ai écrit.
حلم الصمت
هتفت يوما فغدا الزمن الحجري
غدا عصفورا أزرق
و سعى العمر غزال
مد الأفق الى الأعمق فالأعمق
و كأجنحة الطير توافت أشرعتي
مرسى الضوء و مجداف الشوق يدق الزورق
و تحدرت الشمس تلملم ما ترك الليل على كتفي
شبح الظلمة ذاك الوثني الرابض خلف الخندق
بضاحية الحلم برابيتي
صوت دندن فامداح على الأزمنة الغرثى صحو
نصب الايوان و أرسى التخت و نادى القيصر
بانت سعاد .. قال يوما شاعر مجنون
سعاد ، سعاد عمي صباحا
هذا الوهج الضي الساهر يروي ظمأ البحر
و تخفق أجنحة الأمواج بخاطره
بحارك سعاد يعود لينثر بين يديك لآلئه
يملأ أسفاط العشق جواهر لا تحصى
و لطائف من جزر الفيروز و دنيا طاف بها
فتح الدهر له أبواب خزائنها
خطاف البحر يرف يحط على سارية
العودة
يخضب ربش الفجر بمنقار خمري اللمسة
هذي سعاد ارادة من يعشق
يا أيتها الغيمة
يا طللا يرقد في سرر الماضي تعبا
من قال نجوم الواحة خلف ستار الليل تهاجر
من قال بصومعتي غربان سود تنعق
و ستارتي الصفراء
كوجه عجوز ثكلى ارتعدت
و الريح على كتفيها تهوي
تسبح في ليل شتوي
من قال دخان يخدش وجه القمر
كف عن اللوم يا صاحبي و غض الطرف
ثمالة هذه الكأس تراودني
دعني أحلم أني أحيا أني طفل
ملك مد جناحيه
فالعرافة قالت يوما
خبز الحلم مباح لك"
يا ولدي
عاقر كأسك في حجر الشهوة
نادي الليل
"أذب عشقك في أضلع من تعشق
ريم رقصت
ريح الصيف بداخلها صارت وترا
دعني أحلم أني ألتهم الخبز القمري
و حضن الشهوة يفتنني
حول الواحة ما برحت تسمر أنجمنا
تمرح في خيمتنا
تغسل أقدام الليلكة السمراء
تغازل عصفورا أزرق
و بحيرتي احتضنت صيف العمر
انحدرت سكرى سحرا عارية
تغسل في شط الضوء ضفائرها
تغمس في شفق التاريخ أصابعها
و اللهو على مرفئها في خصب الفرحة
يورق
في غلس الليل دروب مدينتنا تسهر
تعبر أنفاق الزمن الشتوي و جدران
الصمت
و تحمل مسك غدي ترقب أفراح
البيدر
املأ كأسك دعني أحلم أني
أحيا
قرب قيثارتك الولهى
فثريات الحلم تغازلني
تهزج في وله العتمة تمسح
أجفان الزمن الهارب
تنسج من طيف الليل
مناديل للورد
تبرعم قنديلا أخضر |
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novami
Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 92
Localisation: Casablanca
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| Posté le: 27 Juil 2007, 17:43 Sujet du message: Re: PAUL ELUARD |
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Salam, je connaissais l'Amoureuse, j'aime ce poème.
Par contre en arabe, tu peux me raconter ce que tu veux, je suis hermétique, comme un bocal de cornichons!!!!
Si je te dis que c'est beau,
je mens un peu.
Et si je dit bravo,
est-ce que c'est mieux?
Merci pour ce cadeau,
il fera des heureux.
Mais, manque de pot,
je ne serai pas parmi eux!
Slama |
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