Accueil des Forums Forums Atlasvista Maroc

La Mafia marocaine
Cliquez ici pour revenir en vue normale

 
       Accueil des Forums -> Actualité et faits divers
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:00    Sujet du message: La Mafia marocaine  

A chauqe fois qu'un baron de la drogue tombe, il fait tomber avec lui plus d'oncre que de vrais têtes!

des questions à se poser après lecture de ce qui va suivre sur le choix des dates et des circonstances pour que les aurotités marocaines agissent?

La raison qui les pousse ces derniers temps (soit dans l'affaire Erramach ou celle de Bencharif) c'est l'implication d'une manière ou d'une une autre des islamistes?? sont-ils juste bouc-émissaires ou pions ou victimes??

et les vrai grosses têtes dont les noms avaient été cité dans les anciens dossiers et par la suite, classer en silence et ni vue ni connu?? seront -ils encore uen fois camoufler??

Bref! Drôle d'état! drôle de trafiquant! ce que raconte les journaux est tellement bien connu dans la région de tétouan depuis des années! on les connait tous du côté de Benyounès et dallia! et y'en a des milliers d'autres... Pourquoi maintenant??

je vous invite à suivre mes chers amis, un feuilleton pas comme les autres! il est moudablages dans un sens à deviner :wink:

Bonne lecture
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:03    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

Source la Gazette du Maroc:

[b]Chrif Bin Alouidane, le baron de la drogue, balance ses complices : La chute d’une mafia
Youssef Chmirou
18 /09/2006 [/b]

Après l’arrestation de Mohamed El Kherraz (alias Chrif Bin Alouidane), l’un des plus puissants barons de drogue, la machine judiciaire s’est mise en marche pour le démantèlement de tout le réseau de complicités dont il jouissait pour protéger son business. Dans le lot, figurent plusieurs responsables sécuritaires, des notables, des parlementaires, des fonctionnaires (17 au total) qui sont incarcérés depuis le 14 septembre 2006 à la prison d’Oukacha. Charges retenues : complicités et association de malfaiteurs. Récit.

Il y a des jours qui durent plus longtemps que d’autres. Le 14 septembre 2006 en était un. Une journée pas comme les autres au Tribunal de première instance de Casablanca. Au sixième étage, là où siège le procureur général près de la Cour d’appel de Casablanca, My Abdellah El Alaoui Belghiti, plusieurs policiers et gendarmes en faction, interdisent l’accès à cet étage, à tous les justiciables convoqués ce jour-là. C’est que l’affaire soumise à l’appréciation du parquet de la ville est très importante. Une kyrielle de hauts fonctionnaires et de responsables sécuritaires, incarcérés dans le cadre de l’affaire dite "Chrif Bin Alouidane", le baron de drogue du Nord (arrêté fin août 2006 à Ksar Sghir), passent tour à tour devant le procureur chargé de l’affaire, pour leur supposée implication dans un vaste réseau international de trafic de drogue. Les questions sont directes et parfois brutales, sans autre forme de précautions verbales eu, égard à l’ancien statut des personnes interrogées. Ces derniers ne sont plus que des suspects à qui l’on demande la vérité sur leur responsabilité dans cette affaire qui a défrayé la chronique.
Le dossier est supervisé personnellement par Mohamed Bouzoubaâ, ministre de la Justice, qui l’a transmis à My Abdellah El Alaoui Belghiti. Menottes aux mains, ils ont été emmenés tôt le matin de Rabat vers Casablanca, pour répondre de leur responsabilité par rapport à des faits précis.

Complicité et association de malfaiteurs
Un à un, ils sont ensuite conduits, comme le stipule la procédure dans pareil cas, devant le juge d’instruction, chargé de l’affaire. Commence alors une longue procession d’auditions et de confrontations, qui durera jusqu’à une heure tardive du soir. L’atmosphère est tendue, la tension nerveuse est visible sur les visages des 17 prévenus. Chacun d’eux se demande si, au bout de cette séance de dernière chance, il rentrera chez lui, ou jeté en prison.
Ce n’est que vers minuit, dans la soirée du jeudi 14 au vendredi 15 septembre, que le verdict tombe. Tous les prévenus seront mis en détention provisoire et immédiatement conduits, menottes aux mains, dans un fourgon cellulaire, qui prend la route de la prison Oukacha à Casablanca. Ils ont pour noms : Abdelaziz Izzou, directeur de la sécurité des palais royaux et ex-préfet de police de Tanger (durant la période allant de 1996 à 2003), Youssef Alami Lahlimi, lieutenant-colonel et adjoint au Commandant de la région de la Gendarmerie royale de kénitra, Akka Ahabbar, également lieutenant-colonel de la Gendarmerie Royale (commandant de la compagnie maritime de Tanger), Abdelmoula Tetouani, capitaine des Forces auxiliaires (responsable des postes de surveillance), Farid Hachimi, commissaire à la DGST (chef de poste maritime à Tanger), Mohamed Moussaid, officier de police principal de la DGST à Melloussa, Mustapha Boukhlifi, ancien caïd à Tlet Taghremt ( actuellement Pacha à Temara ), Mustapha Lakhlioui, ex-directeur régional de la DGST à Tanger (aujourd’hui à la retraite ), Nourreddine Zmarrou, caïd à Laouama /Fahs Anjra, Noureddine Boulghoudane, caïd à Dar Chaoui dans la région Tanger/Assila… Les chefs d’accusation retenus sont gravissimes et relèvent de "complicités et association de malfaiteurs". Voilà donc des agents d’autorité au plus haut niveau de la responsabilité, hier encore insoupçonnables, qui se sont constitués en association de malfaiteurs, une sorte de bande organisée, pour servir de protection et de parapluie à l’un des gros bonnets de drogue du nord du pays, moyennant des sommes sonnantes et trébuchantes. C’est en tout cas, ce qui ressort des dossiers instruits à leur intention, par la Gendarmerie royale saisie de cette affaire depuis l’arrestation de Mohamed El Kherraz (alias Chrif Bin Alouidane) à Ksar Sghir. Ses aveux ont jeté une lumière crue sur le système de protection dont il a longtemps bénéficié, avant de tomber avec fracas, à la faveur de la campagne contre les stupéfiants, ordonnée tout dernièrement par les pouvoirs publics. Devant les enquêteurs de la gendarmerie royale, Chrif Bin Alouidane a cité nommément, preuves à l’appui, tous ceux qui l’ont aidé de près ou de loin dans son commerce illicite. Chacun de ces hauts fonctionnaires, selon l'inculpé principal, a obtenu ce qu'il voulait. Qui, des prêts jamais remboursés. Qui, un coup de main pour la construction de sa villa, l’autre pour un voyage à l’étranger tous frais payés...

Connexions dangereuses
Chérif Bin Alouidane a tissé une véritable toile d'araignée, que même le choix des moqadems, des caïds, des fonctionnaires de la police de la région de Tanger et de Tétouan, était de son ressort.
À Daliya (lieux de son domicile), raconte un habitant de la région, personne ne pouvait sacrifier le mouton de l’Aid, avant que Chrif Bin Alouidane ne le fasse. Une sorte de petit roi qui gouverne comme bon lui semble sa population qui se nourrit principalement de trafic de drogue. Analphabète et issu d'une famille très modeste (il était un simple berger avant de se convertir au trafic de la drogue), Chrif Bin Alouidane avait réussi à mettre en place, un vaste réseau de complicités dans toutes les administrations dont il avait besoin, pour mieux protéger son business. Il arrose à droite et à gauche, tous les gens qu'il pense susceptibles de le couvrir un jour. Tout ce qui importait pour lui, c'était de faire fructifier son commerce en sachant qu'il ne sera jamais inquiété. Faux. Car depuis sa chute, il est devenu pire qu'un pestiféré. Dans sa cellule au pavillon 7 (celui des étudiants ! ! !) où il est écroué en compagnie de son frère, il est interdit de visite et mis dans une cellule isolée, loin des autres détenus. C’est le cas d’Abdelaziz Izzou, isolé lui aussi dans une cellule au pavillon 1. Évidemment, toutes les personnes citées par Chrif Bin Alouidane nient avec véhémence toute relation avec lui. Certains mis en cause, notamment parmi les responsables de la police de Tanger, comme Abdelaziz Izzou, se défendent en mettant cela sur la volonté de vengeance du trafiquant. Affaire à suivre avec un grand intérêt.
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:04    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

El Adl-Bin Louidane : Des liaisons suspectes ?
Gazette du Maroc
25 /09/2006

Le scoop a provoqué un électrochoc dans les esprits des Tangérois et Tétouanais, surpris d'apprendre que le leader emblématique d'Al Adl Oual Ihssane, a passé la première quinzaine du mois d'août dernier dans la villa de Chrif Bin Louidane sise à Dalia à quelques kilomètres de Ksar Sghir. Selon des sources sécuritaires, Cheïkh Yassine y a séjourné en compagnie de quelques-uns des membres de la Jamaâ. Cette surprenante nouvelle a vite fait le tour de la région, qui suspecte fortement des liens de plus ample nature entre le baron de la drogue et le « républicain » islamiste. En tout cas, cette « descente » estivale dans le fief de celui qui a défrayé la chronique avec tous les dommages collatéraux que l'on connaît n'est pas fortuite et que la connaissance mutuelle était bien établie auparavant. Mais d'autres interrogations lancinantes taraudent les esprits : quelle est la nature réelle des relations supposées entre le baron de la drogue Mohamed Kharraz et le chef d'Al Adl Oua Lihassane ? Et jusqu'où peut aller une « connexion » qui apparaît contre-nature dans ses ramifications ? Autrement dit, existerait-il des sources occultes de financement de la Jamaâ Islamya qui puise ses approvisionnements jusque dans les réseaux de la drogue ? Et le cas échéant, depuis combien de temps durerait cette « lune de miel » entre les criminels des stupéfiants et les islamistes radicaux mis au parfum du blanchiment de l'argent sale ? Le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa n'avait-il pas formellement établi les liens de complicité en matière de financement occulte, entre les barons de la drogue et le réseau démantelé des terroristes d'Ansar Al Mahdi. C'est dire jusqu'à quel point les aventureuses accointances du cheikh ont laissé perplexes citoyens et militants de la « nébuleuse » basée à Salé qui ne savent plus à quel autre …cheïkh se vouer !
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:05    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

Démantèlement du réseau Mohamed El Kharraz : Voyage au cœur de l’empire " Chrif Bin Louidane "
Youssef Chmirou
25 /09/2006

Pour saisir l’importance de réseau du trafic de drogue " Chrif Bin Louidane" et l’empire financier dont il dispose, La Gazette du Maroc s’est déplacée au Nord du pays pour enquêter et recouper les informations sur l’affaire qui défraye depuis quelques semaines la chronique judiciaire. De Dalia à Al Houma en passant par Ksar Sghir, le lieu de son arrestation, Tétouan, Tanger et toute la région de Ben Younech, nous avons rencontré ses connaissances, enquêté dans son sillage, interrogé son entourage et surtout nous avons découvert les cachettes qui servaient de dépôts aux vedettes fantômes et autres zodiacs du réseau narcotique. Résultat : Mohamed El Kharraz, alias, Chrif Bin Louidane, dispose en effet d’une fortune colossale estimée à plusieurs centaines de milliards de Dhs, au Maroc et à l’étranger, qu’il a bâtie en une dizaine d’années seulement. Si ce gros bonnet de la drogue a été envoyé à l'ombre, la kyrielle de hauts fonctionnaires et de responsables qu'il a balancés court toujours.

Dalia. Un petit village en montagne dans la région de Ksar Sghir au Nord du Maroc. Peut-être que ce patelin ne vous dira rien, mais à lui seul il fournissait depuis plusieurs années une bonne partie de l’Europe en drogue. Ici, la vie des hommes est marquée depuis des années par le trafic du haschich. haschich comme travail quotidien, du haschich comme monnaie d'échange, du haschich en tant qu'affaire, du hachisch pour la consommation quotidienne, et du haschich comme renvoi immédiat au narcotrafiquant du nom de Mohamed El Kharraz, alias Chrif Bin Louidane, arrêté, il y a quelques jours, pour une grosse affaire de trafic de drogue.
À l’approche des premières habitations de cette cité, l’accueil est d’emblée hostile. Rien qu’évoquer le nom du narcotrafiquant ou de celui de sa famille et tout le monde fait semblant de ne rien entendre, de ne rien voir et de ne rien comprendre. Même s’il est écroué et risque gros dans cette affaire, le parrain reste craint et personne n’ose parler de lui. Un habitant croisé sur notre chemin se contentera de nous montrer une superbe villa nichée au cœur d’un immense parc de verdure sur le haut d’une falaise. "C’est là-bas où habite notre Chrif. C’est quelqu’un de bien et de généreux, nous ne savons pas pourquoi vous les journalistes vous le traitez de tous les noms alors qu’en réalité, il est réputé pour être "honnête" et surtout "très généreux". Il nous a construit des mosquées, il nous a payé des logements, et il nous aide financièrement pour subvenir à nos besoins… Posez la question à qui vous voulez ici, personne ne vous dira le contraire", nous lance-t-il vigoureusement avant de nous tourner le dos et disparaître dans la nature. Notre indic, qui ne veut pas trop s’afficher, nous conseille de ne pas trop insister et se diriger plutôt vers Tlat Taghremt, le lieu de naissance de ce trafiquant notoire.

Parcours de Chrif Bin Louidane
"Là-bas les gens sont plus bavards. On pourra obtenir quelque chose à se mettre sous la dent sur la biographie de Mohamed El Kharraz". La route qui nous mène vers Tlat Taghremt (Tlat : mardi en arabe et Taghremt : le petit village), est impraticable ( du fait des travaux du projet du port de Tanger Med ) et le trajet durera une bonne demi-heure. Situé au sommet d’une montagne, le douar semble à première vue abandonné et les quelques villageois qui résident encore sont livrés à eux-mêmes, sans électricité, sans eau courante, et sans couverture du réseau téléphonique. Notre indic nous débrouille en effet un voisin de la famille El Kharraz qui veut bien témoigner pour tracer le parcours de Chrif Bin Louidane. Seul deal, son nom et prénom resteront anonymes, nous dit-il, par peur de représailles. Tout d’abord son âge. Mohamed El Kharraz est né en 1959 au sein d’une famille très modeste de la région. Dans ce petit patelin, Mohamed El Kharraz, qui ne sait ni lire, ni écrire, s’occupera pendant de longues années du bétail de la famille, notamment celui de sa grande mère surnommée " Chrifia ", d’où son appellation " Chrif ". Sa prime jeunesse, il ne l'a pas passée à user sa culotte sur les bancs de l'école, mais à faire l'école buissonnière, avant de se convertir à l’âge de 20 ans à la contrebande. De Sebta, comme de Melillia, il faisait introduire toute sorte de marchandise qu’il faisait écouler sans aucune difficulté dans les marchés de Fnideq et de Tétouan. C’est dans cette activité que le délinquant Mohamed El Kharraz se crée petit à petit sa propre biographie et devient, en quelques années, l’un des riches contrebandiers de la région. "Ce commerce illicite lui semblait facile, il y avait peu de risques, c’était rentable. À cette époque, ce trafic ne faisait pas la une des journaux… Au fond, il trouvait cette activité normale", nous confie notre source.
Vers la fin des années 80, Mohamed El Kharraz change de domicile et s’installe loin de son patelin, sur une falaise qui porte le nom de Alhouma (le quartier), à l’entrée de Ksar Sghir. Petit à petit, il s’intéressera au trafic de drogue et choisira de s’acoquiner avec des barons tels Hmidou Dib, Yakhloufi, les frères Yaacoubi, les frères Echeeri avec qui il apprendra toutes les ficelles du métier. A l’époque, Chrif Bin Louidane servait de simple intermédiaire entre le réseau de Ahmed Bounkoub, dit H’midou Dib, et les autres barons de la drogue de Tétouan. Chrif connaissait bien le parrain tangérois et Dib le recevait souvent dans sa villa sur le front de mer. C’est là qu’il a eu l’occasion de rencontrer les personnalités marocaines qui se bousculaient au portillon pour bénéficier des faveurs sonnantes et trébuchantes de H’midou Dib. Et c’est là où le petit loubard analphabète de la campagne qui avait fait son baptême du feu dans la contrebande, a bien compris le parti qu’il pouvait tirer du trafic de drogue."Il était jeune, il avait envie de vivre et il avait de l’ambition. Il ne connaissait rien des affaires du narco-trafic. C’est alors qu’il a rencontré les cartels de Tanger qui l’ont vite formaté au trafic de drogue. Dès lors, il s’est trouvé embarqué dans cette filière, qui lui rapportait très gros, et dans laquelle il est pratiquement impossible de s’en sortir indemne…", poursuit notre interlocuteur. Arrêté et incarcéré en 1996 à Tétouan ( lors de la campagne d’assainissement qu’avait déclenchée le Maroc sous la pression internationale), Mohamed El Kharraz écopera d’une peine de deux ans de prison ferme seulement pour trafic de drogue et sera relâché aussitôt. Nous sommes en 1997, c’est précisément la période des splendeurs extravagantes de Chrif Bin Louidane qui se retrouve seul, ou presque, sur le marché du trafic des drogues dures. La période des liasses de dirhams, des valises de devises et des tournées des ducs. Une gigantesque usine de drogue à ciel ouvert où une poignée de mafieux s'enrichissent sur le dos des habitants. Mohamed El Kharraz était le sommet d’une pyramide composée de chacun des membres de son clan ou de sa famille. Notamment son frère, Mustpaha El Kharraz, son bras droit et son homme de confiance incarcéré également dans le cadre de la même affaire.

Véritable toile d'araignée
Chrif Bin Louidane devient alors le baron incontesté et incontestable de drogue et dominera pendant de longues années, alors même qu’il faisait l’objet de plusieurs avis de recherche à l’échelle nationale et internationale. Il faisait la pluie et le beau temps dans la région (notamment à Tanger et à Tétouan), ses désirs devenaient des ordres, la force publique disparaissant, se transformant en partenaire ou fermant les yeux. Car pour assurer à son commerce illicite les plus grandes protections, il fallait se rapprocher des fonctionnaires de l'administration publique et des gens du pouvoir, aussi bien à Tanger qu’à Tétouan, ou Chrif Bin Louidane a réussi à tisser une véritable toile d'araignée dans le but de protéger ses arrières. Des cadeaux et des sommes d'argent entretenaient, technique classique des narcotrafiquants, très bien la complicité. Les chèques distribués par Chrif Bin Louidane étaient même sollicités en tant que prêts que l'on oubliait toujours de rembourser. Il poussera sa générosité à l’extrême et se proposera, au début de l’année 2000, pour rénover le siège de la Sûreté nationale de la ville de Tanger (il l’a reconstruit avec du marbre et l’a doté de caméras et de matériel sophistiqué) et édifier plusieurs postes de police dans la ville. Chose faite, sans pour autant attirer les soupçons des ex-responsables de la DGSN qui ont accepté sans qu’aucune enquête ne soit ouverte à l’encontre de Chrif Bin Louidane. La saga du baron, qui a duré pendant une dizaine d’années, allait pourtant prendre fin ce vendredi 25 août 2006. Ce jour-là, raconte le serveur du café " Al Ghroub " (qui a servi le petit-déjeuner à Chrif Bin Louidane), rien ne présageait de ce qui pouvait arriver. "Il venait juste d'expédier une cargaison de drogue et s’est attablé ici même en compagnie de son garde du corps qui ne le quitte jamais. Il était 10 heures du matin lorsqu’un commando de policiers en civil armés de matraques ont fait leur apparition, encerclant ainsi toutes les entrées et sorties du café. Chrif Bin Louidane qui n’a opposé aucune résistance contrairement à son garde du corps maîtrisé par les limiers, a été embarqué dans une voiture qui a vite quitté les lieux", nous raconte avec amertume Mohamed, le serveur.

Arrestations et saisies
Et de poursuivre: "ils sont revenus quelques minutes plus tard pour procéder à l’arrestation d’un de ses lieutenants l’un des pilotes de ses vedettes fantômes servant au transport de la marchandise en Espagne) qui venait juste de débarquer au café. Ils ont également saisi son véhicule 4x4, garé à la sortie du Café". L’employé du café connaît très bien Chrif Bin Louidane et ne cache pas son chagrin quant à son arrestation. "Oui, Chrif est un gros trafiquant de drogue. D’ailleurs, les cargaisons se faisaient chargés dans des zodiacs juste en bas du café et au vu et au su de tout le monde. Ce que vous ne savez pas, par contre, c’est que l’homme faisait vivre plusieurs familles de la région. Que vont-ils faire maintenant ? Moi-même, j’obtenais tout ce que je voulais de lui sans aucune contrepartie. Rien que le pourboire n’était pas moins de 200 Dh". Emmené tout d’abord aux postes de la Gendarmerie royale de la ville de Tétouan, Chrif Bin Louidane, motus et bouche cousue, sera transféré illico presto à Rabat puis à Casablanca pour les besoins de l’enquête. Confronté aux charges retenues contre lui, le parrain du nord, change de tactique, par souci de vengeance, et décide de tout déballer. Il a tout reconnu puisqu'il était persuadé d'avoir les moyens d'établir ce qu'il considère comme étant sa propre vérité. Dès qu'il a pris connaissance de ce qu’il encourt dans cette affaire, il a collaboré avec les enquêteurs et a choisi de jouer le jeu. L'affaire commençait à sentir le roussi et a pris des proportions phénoménales au Maroc, pays qui vit ces derniers mois sous l'empire des rumeurs les plus folles.
Rien que dans le répertoire de l’un de ses cinq portables, les enquêteurs ont pioché les numéros d’une vingtaine de personnalités et responsables sécuritaires qui lui ont servi de parapluie pour couvrir ses activités de trafic de drogue. Tout y passe, la famille, les amis, les proches, les connaissances…

Photos et numéros de portables
Dans son domicile, les enquêteurs de la gendarmerie royale ont saisi plusieurs albums photos et autres pièces à convictions qui établissent le lien direct entre Chrif Bin Louidane et les pouvoirs publics de la région. Il ont également mis la main sur un zodiac, de l’argent en espèce, des talkis-walkis, et plusieurs 4x4 qui servaient pour le transport du cannabis. Le reste va suivre. La gendarmerie royale libérée de toute pression va donner un cours normal à cette affaire. Le réseau Mohamed El Kharraz ainsi que ses complices sont désormais traqués, arrêtés et incarcérés. Dans le lot, des officiers supérieurs, de nombreux notables et des cadres supérieurs du ministère de l’Intérieur. Des complicités qui jettent la lumière sur le système de protection dont ont longtemps bénéficié les barons de la drogue dans le nord du pays.
Une liste impressionnante de hauts fonctionnaires et de responsables avait été dressée. Depuis, les uns ont été discrètement déchargés de leurs fonctions et arrêtés, les autres, en liberté provisoire, attendent les conclusions de l’enquête (voire encadré). Quelques heures après l’arrestation de Mohamed El Kharraz, de gros trafiquants de haut vol, avertis en temps voulu, ont déjà levé l’ancre pour l’Espagne. C’est le cas des Frères Echeeri, le dénommé Tahouna, et autres El Koulali, tous connus au bataillon, qui ont trouvé refuge en Espagne où ils coulent des jours heureux au nez et à la barbe de la justice marocaine. Installés confortablement en Espagne, les Don Corleone du Nord du Maroc sévissent toujours, puisque leur commerce continue et prospère. De nombreux trafiquants ont pris le relais et l’arrestation de Chrif Bin Louidane est loin d’affecter les livraisons de cannabis en Europe. L’histoire de la lutte contre la drogue au Maroc nous a appris que pour un baron qui tombe, il en pousse deux.
Le Nord est leur fief et les villes de la côte méditerranéenne, de Tanger à Nador, leurs théâtres d’opérations financières et immobilières. Le torrent de dirhams qu’ils brassent ne se limite plus, depuis quelques années, au Nord du pays. Il inonde le marché, sous plusieurs couvertures de blanchiment et sur tout le territoire national. Il fausse les mécanismes économiques, et il corrompt des agents d’autorité de haut rang, exposés à de fortes tentations et fragilisés par des cas notoires d’enrichissement un peu trop rapides pour être honnêtes. Le constat : Douze milliards de dollars, tel est le produit généré par le trafic de haschich d’origine marocaine sur le marché européen. Cela fait dix milliards d’euros et cent quatorze milliards de dirhams. C’est ce qui été révélé par une récente enquête réalisée conjointement par l’Agence de développement du Nord et l’office des Nations Unies contre la drogue et le crime. L’énigme des douze milliards de dollars reste donc entière.

De ce trésor d’Ali Baba, combien en a-t-il été blanchi au Maroc, comment et au profit de qui ? Mystère.
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:10    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

Blanchiment d’argent sale Mode d’emploi de Chrif Bin Louidane
Youssef Chmirou
25 2006


Voitures de luxe, restaurants chics, immeubles et villas haut de gamme, sociétés écrans, fermes, propriétés, fringues de premier choix, argent facile et coups de frimes pour asseoir une solvabilité improbable. Ainsi va la vie de Chrif Bin Louidane avant son arrestation le 25 août dernier. L'homme qui va mouiller dans sa chute une bonne poignée de hauts responsables sécuritaires de la région de Tanger et Tétouan. Dans les deux villes, le narcotrafiquant est très connu pour être l’un des premiers promoteurs immobiliers de la région. Il détient quasiment le monopole du foncier grâce à l’argent sale de la drogue. "C’est un spéculateur de première classe. Dès qu’une opportunité se présente, il est le premier à la saisir grâce à ses multiples entrées dans les administrations…", témoigne un agent immobilier de la ville de Tanger. Pour preuve, le projet du port Tanger Med. "Avant que l’on décide des parcelles de terrains qui allaient être expropriées, Mohamed El Kharraz s’est accaparé de toute la zone qui entoure le port, pour des clopinettes, pour la vendre ensuite à des prix exorbitants", ajoute la même source. C’est le même cas pour les projets des logements sociaux au nord du Maroc, où l’on raconte que Mohamed El Kharraz à fait perdre plusieurs opportunités au groupe immobilier Addoha, comme c’est le cas pour de gros investisseurs du Golf, grâce à ses tripotages et ses magouilles dans le monde du foncier. Le gain amassé était soit réinvesti dans le circuit de la drogue soit dans des sociétés écrans, qui périssent, après avoir conclu des transactions immobilières suspectes, de manière à ce que, quelle que soit la configuration, il ne gagne rien et il ne perd rien non plus.
Un exemple parmi tant d’autres : grâce à l’argent de la drogue, Chrif Bin Louidane fait construire un immeuble de 10 millions de dirhams, puis crée une société qui le rachète pour 100 millions. 90 millions sont blanchis. L’opération peut se répéter de nombreuses fois avec le même immeuble et le tour est joué. La société écran disparaît, quant à elle, dans la nature et une autre voit le jour, vierge comme une madone deux rues plus loin. Rien qu’à Tanger, Chrif Bin Louidane dispose de pas moins de 17 immeubles sans compter plusieurs terrains vierges dont la valeur est inestimable. Moralité de l’histoire, pas besoin d’être un génie pour blanchir de l'argent sale au Maroc.
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:12    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

Les zones d’ombre de l’affaire Bin El Ouidane
Aujourd'hui le Maroc du 6/10/2006

Des dizaines de responsables sécuritaires, parfois de premier ordre, tombent d'une manière vertigineuse sur la base des fameuses "révélations". Faut-il croire aveuglément aux dires des trafiquants de drogue ?

Les sept responsables des Forces auxiliaires et des douanes déchargés de leurs fonctions, le 29 septembre dernier, ont été inculpés, mercredi 4 octobre, pour "trafic international de drogue". C'est l'annonce faite le même jour par un communiqué du procureur général de Casablanca. Parmi ces sept personnes, on retrouve le colonel-major Boubker El Mounzil qui occupait le poste d'inspecteur général des Forces auxiliaires pour la zone Nord, le colonel Allal Mourchid, le capitaine Karim Saâdi, le commandant Abdelhak Mouilah, le capitaine Hassan Bojji et le lieutenant Mohamed Ikraouen. Le septième inculpé, Abdelaziz Talaâoui, exerce en tant que douanier à Tétouan.
Le communiqué du Parquet affirme qu’Ahmed Chouli, dit "Hmidou", "acheminait la drogue loin des regards des autorités compétentes, en contrepartie du paiement de sommes d'argent sous forme de pots-de-vin aux personnes en charge de ce contrôle, qui «fermaient les yeux» sur ses activités illicites". Arrêté à la fin du mois de septembre sur la base des déclarations, le capitaine des FA Karim Saâdi, "balancé" par Ahmed Chouli, aurait à son tour donné les noms des six autres présumés membres dudit réseau de trafic de drogue. Il se trouvera que, parmi les responsables cités et pas des moindres, figure le capitaine Hassan Bojji qui n'a pris ses fonctions au Nord que vers le 15 août 2006. Une période de moins de deux mois aurait-elle été suffisante pour qu'il soit "adopté" par les trafiquants de la région et devenir leur complice ? N'y a-t-il pas risque de rééditer le feuilleton "Fatiha Jebliya" (voir encadré) ?
Ahmed Chouli et Mostafa Tétouani Kouiyeh seraient-ils, vraiment, des trafiquants de drogue qui jouaient dans la cour des grands? Beaucoup d'éléments poussent à croire le contraire (voir encadré sur M.T. Kouiyeh) ?
Ahmed Chouli, selon plusieurs sources, était plutôt considéré comme une sorte de "portefaix", un de ces hommes "de somme" à qui recourent les trafiquants pour le transport, voire la surveillance de la drogue lors des opérations de trafic. Des Ahmed Chouli, on en retrouve par milliers dans la région.
La justice décidera du sort qui pourrait être réservé aux sept responsables, présumés complices des deux présumés trafiquants de drogue. Au stade actuel, l'enquête est toujours en cours et les concernés déférés devant le juge d'instruction près la Cour d'appel de Casablanca.
Le 11 septembre dernier, c'est un véritable séisme qui a secoué plusieurs services de sécurité pour faire tomber plusieurs "têtes" et pas des moindres : Abdelaziz Izzou, ex-premier responsable de la sécurité des Palais royaux et ex-préfet et patron de la police judiciaire de Tanger en fait partie. Comme Youssef Lahlimi Alami, adjoint au commandant de la région de la Gendarmerie royale de Kénitra, Farid Hachimi, commissaire à la DGST et chef du poste maritime de la capitale du détroit, et le lieutenant-colonel Akka Ahabbar qui commandait la compagnie maritime de Tanger et deux autres sous-officiers exerçant à Ksar Sghir et Ribat El Kheir, entre autres.
Ajoutons à cela, cerise sur le gâteau, trois caids : Nordine Zmarrou, Nordine Boulghoudane et Mustapha Boukhlifi promu, entre-temps, pacha de Témara.
Les 10 ex-responsables ont été incarcérés à Oukacha sur ordre du juge d'instruction Jamal Serhane chargé d'instruire toute l'affaire. Le "groupe Izzou" a été "démantelé" sur la base des "révélations" d'un autre caïd de la drogue au Nord : Mohamed Kherraz qui aimait se faire appeler "Chérif Bin El Ouidane".
Tanger et la région du Nord en général connaîtront une nouvelle poussée de frénésie.
Les rumeurs les plus folles commençaient à circuler sur bon nombre de personnalités, politiques, hommes d'affaires et responsables sécuritaires dans la région. Younès Jamali, ex-patron de la BNPJ et préfet de police de Tanger, finit par craquer et sombrer dans une dépression. Le climat général a fini par avoir raison des nerfs de l'un des meilleurs "flics" du Royaume.
Chérif Bin El Ouidane est-il celui que l'on présente vraiment ? Lesdits responsables qu'il a balancés s'étaient-ils acoquinés avec les réseaux de trafic de drogue dont le sien ? Il reste aux juges de le confirmer ou de rendre justice aux responsables concernés.
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:13    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

et il y'a des bébés mafiyouzi :lol:

On est grave nous les marocains :wink:

Jebliya et ses 31 "complices"

L'affaire "Jebliya" restera dans les annales de la justice marocaine. Fatiha Hamoud, arrêtée pour trafic de drogue à Salé après l'emprisonnement de son mari (faisant dans le même business), avait balancé les noms de plusieurs responsables de la police et de la Gendarmerie royale. De fil en aiguille, on en arrivera au chiffre de 24 policiers (dont de hauts gradés) et sept éléments de la Gendarmerie royale en poste, à l'époque, à Laâyayda (passée aujourd'hui sous contrôle de la police).
Ces derniers avaient été condamnés par la Cour d'appel de Rabat à un an de prison ferme et 1.000 DH en guise d'amende. En appel (second degré), ils avaient été innocentés au début juin 2005 et le verdict final a été avalisé par la Cour suprême. Les sept gendarmes avaient pu réintégrer leurs postes. Les policiers, eux, au nombre de 24, attendent toujours et multiplient les démarches dans ce sens.
La principale accusée, Fatiha Hamoud, a vu sa peine de prison réduite à huit ans au lieu des dix selon le verdict prononcé en avril 2005. Fallait-il se fier, de manière totale, aux dires de "Jebliya" et son bras droit, un certain "Eddab" (condamné à huit ans de prison, peine réduite à six ans) pour "enfoncer" plus de 30 policiers et gendarmes ? La justice a fini par rectifier... le verdict.


et

Kouiyeh, un baron ?

Mostafa Tétouani Kouiyeh faisait partie des dizaines de personnes poursuivies dans le cadre de l'affaire Mounir Erramach, le trafiquant de drogue condamné à 20 de prison. A l'époque où le procès Erramach se déroulait, beaucoup d'intérêt, journalistiques notamment, entourait un personnage effacé à en frôler l'insignifiance. Mostafa Tétouani Kouiyeh intéressait pour la simple raison qu'il était l'oncle maternel de Mounir Erramach. Deux semaines après le démarrage du procès, il est remis en liberté provisoire avant d'être acquitté par la justice, à l'issue du procès qui se jouera à Tétouan.
A l'époque déjà, Mostafa Tétouani Kouiyeh était présenté comme un "baron". Selon ses propres dires, il n'en était rien. "J'ai sombré dans la consommation de drogue, y compris les dures, à tel point qu'il est arrivé à la famille de me chasser de la maison. Heureusement, j'ai pu m'en sortir, mais je n'ai aucune qualification pour gérer, comme on dit, les affaires de Mounir Erramach", déclarait Kouiyeh à un journaliste d'ALM. A l'époque, la quarantaine bien dépassée, ce dernier n'avait ni femme ni enfants et il était loin de donner l'impression d’avoir les capacités requises pour devenir "baron". A moins d'un miracle...
Mostafa Tétouani Kouiyeh est de nouveau cité par la justice aux côtés d’Ahmed Chouli, dit "Hmidou". Si les deux hommes ont le même Q.I, cela promet une autre "totale".
Revenir en haut  
fatinouche



Inscrit le: 04 Juin 2004
Messages: 3577
Localisation: Maroc

Posté le: 11 Oct 2006, 13:14    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

et je me demande simplement: pourquoi les gens se sont arrachés les cheveux à la sortie du Film MAROCK ...???? :roll: :?: :!:

:arrow: :arrow:
Revenir en haut  
Chweeki



Inscrit le: 02 Déc 2004
Messages: 1524
Localisation: Belgique

Posté le: 11 Oct 2006, 16:13    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

La biographie de Binlouidan n'est pas complète, il y manque des passages ...

On essaie de le salir plus qu'il ne l'est déjà, du style, un analphabète berger qui devient un Escobar qui finance les intégristes, ...

C'est pas vraiment ça, il donnait aux pauvres, il a fait construire des mosquées, faisait des dons à différentes associations islamiques, ...

Un peu comme Dib qui faisait vivre toute une région et plus ...

Ce qui est normal qd on cause en milliards...
Revenir en haut  
jamaldine



Inscrit le: 29 Mai 2004
Messages: 4765
Localisation: Canada

Posté le: 11 Oct 2006, 21:04    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

Tanger et la région du Nord en général connaîtront une nouvelle poussée de frénésie.
Les rumeurs les plus folles commençaient à circuler sur bon nombre de personnalités, politiques, hommes d'affaires et responsables sécuritaires dans la région. Younès Jamali, ex-patron de la BNPJ et préfet de police de Tanger, finit par craquer et sombrer dans une dépression. Le climat général a fini par avoir raison des nerfs de l'un des meilleurs "flics" du Royaume.

voila ce q on appelle la justice,deterrer les sales tetes ds ce royaume de soleil....
Revenir en haut  
Chweeki



Inscrit le: 02 Déc 2004
Messages: 1524
Localisation: Belgique

Posté le: 12 Oct 2006, 02:54    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

une petite rumeur tangéroise du temps de "Colombo":


Papa, papa, ils nous tappent la honte ces fils de bergers qui roulent en jaguar :lol: :lol: :lol:

Papa, papa, je ne veux plus de cette Mercedes :lol: :lol: :lol:

J'en peux plus, je vais vers une dépression et ça va te coûter cher en coke :roll:
Revenir en haut  
basta



Inscrit le: 13 Aoû 2006
Messages: 349

Posté le: 12 Oct 2006, 17:25    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

Et oui
la vache est tombé ......

Et non la mafia pas loin de palais

nous les pauvres d se m**** watan
si la vache et tombé en va payé

nous les faibles de se fort watan
si la mafia et prouche de palais
en va rest& toujour sur atay w lkhobz hafi
Revenir en haut  
trophallaxy



Inscrit le: 31 Oct 2006
Messages: 10

Posté le: 31 Oct 2006, 22:22    Sujet du message: Re: La Mafia marocaine  

vous savez! !!
le vrai mafia au maroc c'est le gouvernement
c'est l'armée
Revenir en haut  
 
       Accueil des Forums -> Actualité et faits divers
Page 1 sur 1


Réalisé avec phpBB
Arcanes Technologies © 2001-2005 Tous droits réservés.