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mrimicha
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| Posté le: 04 Sep 2006, 20:05 Sujet du message: Vive Le Président Hugo Chavez !! |
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Venezuela : La révolution sociale du président Hugo Chávez, par Salim Lamrani.
12 mai 2006
La Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) des Nations Unies vient de publier un rapport alarmant sur l’état de dénutrition des enfants latino-américains. Près de 8,8 millions de jeunes âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, ce qui représente 16% de la population de cette tranche d’âge. Au Guatemala, 46% des enfants de moins de cinq ans sont touchés par la malnutrition, 29 % au Honduras, 27% en Equateur, 26% en Bolivie et 25% au Pérou. Alors que la production de produits alimentaires est trois fois supérieure aux exigences énergétiques de la population, près de 53 millions de personnes n’ont pas accès au minimum vital quotidien. L’organisme onusien a lancé un appel aux pays de la région pour qu’ils mettent en place des politiques intégrales d’Etat pour lutter contre ce fléau [1].
La politique exigée par la CEPAL s’apparente à celle élaborée par le gouvernement de Hugo Chávez depuis son élection en 1998. Le Venezuela figure parmi les trois meilleurs élèves de l’Amérique latine avec un taux de malnutrition infantile de 4,4%, derrière Cuba (4,1%) et le Chili (0,8%), d’après les Nations unies. Disposant d’une manne financière importante générée par la production pétrolière du pays, le président vénézuelien a déclenché une véritable révolution sociale qui a remarquablement amélioré le niveau de vie de la population. Profitant de la croissance économique la plus élevée d’Amérique latine avec 17,9% en 2004 et 9,4% en 2005, M. Chávez a créé le Fonden, un fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, auquel l’entreprise pétrolière d’Etat PDVSA contribue à plus de 5 milliards de dollars par an. En 2004, plus de 13 milliards de dollars ont été exclusivement destinés aux programmes sociaux [2].
Son engagement contre la pauvreté est né du constat effarant qu’il avait effectué le 2 février 1999 lors de son investiture à la présidence :
« Il y a un taux de chômage qui atteint les 20%. Un sous-emploi qui atteint 50% de la force économiquement active, presque un million d’enfants en état de survie, des enfants comme ma fille Rosinés, d’un an et quatre mois, en état de survie. Vingt-sept, presque vingt-huit pour mille, voilà le taux de mortalité infantile du Venezuela, un des plus élevés du continent. L’incidence de la dénutrition sur la mortalité infantile atteint 15% des enfants qui meurent et la cause de la mort est la dénutrition. Nous ne pouvons pas attendre [l’assemblée] Constituante pour cela [...].
Il est insupportable de savoir que seul un enfant sur cinq va à l’école maternelle, seul un sur cinq termine l’école élémentaire, cela est insupportable car il s’agit du futur du pays [...].
45% des jeunes adolescents sont déscolarisés, et survivent ici et là et beaucoup d’entre eux se livrent à la délinquance pour survivre, parce que l’homme n’est pas mauvais par nature, nous sommes des enfants de Dieu, nous ne sommes pas des enfants du diable [3] ».
A l’époque, 77% de la population vénézuelienne vivait dans la pauvreté, alors qu’elle résidait dans le pays le plus riche d’Amérique latine en terme de ressources naturelles, et qui était habité seulement par 26 millions d’habitants [4].
Pour éliminer les problèmes de malnutrition, le gouvernement a créé en septembre 2004 des magasins alimentaires, dénommés Mercal et dont les articles sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 30%. Près de 14 000 points de vente ont été installés à travers le pays, même dans les coins les plus reculés. La moitié de la population, soit plus de 13 millions de personnes, fait ses courses dans ces magasins, qui vendent 6 000 tonnes de nourriture par jour et 250 produits alimentaires de base [5].
La Mission Mercal, qui fête actuellement son troisième anniversaire, a vu le jour suite au sabotage pétrolier et la grève organisés par le secteur patronal et oligarque en 2002, destinés à renverser le président Chávez. Les réseaux de distribution alimentaire avaient été complètement paralysés par l’opposition, générant de sévères pénuries qui ont affecté les souches les plus vulnérables de la population. Certains patrons de magasins avaient même préféré se débarrasser de produits essentiels à la durée de vie limitée tel que le lait plutôt que de les vendre aux nécessiteux. Après la résolution de ce conflit, le gouvernement avait décidé de créer le Ministère de l’Alimentation et le réseau Mercal avec l’aide technique de Cuba [6].
Au niveau de l’éducation, près de 1,5 millions de Vénézueliens ont appris à lire grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. A cela s’ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. M. Chávez a souligné la nécessité de « garantir à tous les Vénézuéliens [...] une éducation supérieure de qualité ». Près de 10 000 d’entre eux suivent une carrière de médecine à Cuba. En 2006, 20 nouvelles universités ont été inaugurées à travers le pays, et 60 autres sont prévues d’ici la fin de l’année [7].
Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézueliens. La Mission Barrio Adentro, lancée il y a trois ans, a eu des résultats exceptionnels. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées par les structures médicales nouvellement construites, alors qu’auparavant moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. Près de 175 millions de consultations ont été réalisées depuis 2003. Le taux de mortalité infantile a été réduit à moins de 10 pour mille. Le Venezuela dispose désormais de plus de 150 centres de diagnostic intégraux et un total de 600 devrait être atteint en 2006. En mars 2006, le gouvernement a inauguré 180 centres de santé dans tout le pays qui viennent s’ajouter aux plus de 1 000 cabinets médicaux déjà existants. Pour ce secteur, le secours des 26 000 médecins cubains et autres personnels de santé, qui travaillent dans les zones paupérisées, a été prépondérant [8] .
Au niveau du logement, les autorités ont entrepris une politique de grands travaux avec la construction massive de nouveaux habitats destinés aux couches populaires. L’objectif, annoncé par le président Chávez, est de construire 150 000 logements pour l’année 2006, afin de résoudre le problème de pénurie d’habitation. L’ambitieux programme est déjà en marche. En effet, au premier trimestre 2006, 15 921 maisons et appartements ont été vendus, à des prix subventionnés, à la population déshéritée [9].
Les nouveaux logements s’inscrivent dans un plan d’urbanisme développé avec des services de transports, des aires communes, des commerces et des écoles. A Pueblo Nuevo, 7 000 logements sont en construction, ainsi qu’une école, un lycée et un complexe sportif. Le Ministre du logement et de l’habitat, M. Luis Carlos Figueroa, a souligné que 12 appartements de 57 m² à 72m² s’y construisaient chaque jour. « C’est un thème de haute priorité pour l’Etat vénézuelien », a-t-il affirmé [10].
Le concept d’intégration économique latino-américaine fonctionne à plein régime pour ce projet immobilier. Cuba prévoit en effet de fournir 500 000 tonnes de ciment. Au total, l’Etat a alloué un budget de près de 430 millions d’euros à cette tâche de construction. Le prix moyen par logement s’élève à 21 000 euros et le gouvernement subventionne l’acquisition à hauteur de 9 000 euros pour les couches les plus modestes. Plus de 7 000 familles ont déjà profité cette aide de l’Etat pour devenir propriétaires. Des lois ont également été adoptées pour limiter les taux d’intérêts et éviter les situations d’endettement [11].
Les personnes âgées n’ont pas été en reste. En effet, de 1999 à 2006, l’Institut vénézuelien de sécurité sociale (IVSS) a accordé 462 000 pensions aux retraités dans le besoin. « En sept ans de gouvernance bolivarienne, nous avons multiplié par deux le nombre de retraités établi durant les 40 ans de la IV République. Nous sommes passés de 387 000 à 849 000 retraités avec pension [12] », a noté le président Chávez.
La Mission Madres del Barrio (Mères du quartier) a été créée pour de lutter contre la consommation de drogue, l’absentéisme scolaire, la grossesse précoce et afin de recenser les mères de famille en grande difficulté. Pour cette mission sociale, les femmes jouent un rôle fondamental au niveau préventif et éducatif. Des comités dirigés par les mères de famille ont été établis dans chaque quartier, et intègrent désormais les conseils communaux. Les mères au foyer à faible revenu reçoivent désormais un pécule équivalent à 80% du salaire minimum. Près de 200 000 d’entre elles bénéficient de cette aide gouvernementale ; aide qui peut être temporaire ou permanente selon les cas [13].
La politique sociale du gouvernement Chávez a eu des effets extrêmement positifs sur la criminalité. Le Venezuela est considéré comme étant l’une des nations les plus violentes d’Amérique du Sud. Entre 2004 et 2006, le taux de délinquance a été réduit de plus de 50%, selon le Ministère de l’Intérieur et de la Justice (MIJ). A Caracas, le nombre de délits est passé de 600 au premier trimestre 2004 à 250 de janvier à mars 2006. Le directeur général de la Coordination policière du MIJ, M. Raúl Yépez, a souligné que les efforts au niveau de la sécurité et du travail social avaient grandement contribué à cette baisse significative de la délinquance [14].
L’environnement constitue également une priorité pour le pays. En ce qui concerne l’eau potable, les objectifs du millénaire, prévus pour 2012 par les Nations unies, ont d’ores et déjà été atteints par le Venezuela. Près de la moitié de la population, parmi celle qui n’avait pas accès à l’eau potable en 1998, peut désormais jouir de ce service. Le Conseil des Ministres a alloué une enveloppe de 17 millions d’euros au Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles pour fournir un réseau en eau potable aux régions encore dans le besoin [15].
Un plan intégral de développement rural et agricole a été mis en place. Plus de 1,5 millions d’hectares de terre non utilisés ont été récupérés pour l’agriculture. Près de 23 millions de tonnes d’aliments vont être produits grâce à ce programme. Dans la région de Apure, près de 99% des terres ne sont pas cultivées et l’Etat a décidé de les destiner à la production. Cette lutte contre le latifundio permettra de produire 80% des calories que consomment les Vénézueliens [16].
La Banque universelle et commerciale a promu une politique de micro-crédits bancaires destinée à stimuler les projets commerciaux privés auprès des couches les plus défavorisées. Le succès de cette initiative a été phénoménal : de mars 2005 à mars 2006, près de 300 millions d’euros ont été prêtés [17].
En parallèle à son ambitieux programme social, le gouvernement n’hésite pas à affronter les problèmes de société, tels que la corruption et la bureaucratie. M. Hugo Chávez a exhorté la population à mettre un terme à ces deux fléaux, en choisissant la voie du socialisme. « En suivant le chemin du capitalisme, il est impossible d’atteindre le monde [rêvé par le] Libérateur Simón Bolivar [...]. Il faut construire un socialisme bolivarien plus frais et plus révolutionnaire », a-t-il souligné [18].
L’engagement social du président Chávez dépasse les frontières et s’étend au reste du continent. Le Venezuela vient de signer un accord pétrolier avec près de 151 mairies du Nicaragua. Une entreprise mixte vénézolano-nicaraguayenne se chargera d’importer et de distribuer du pétrole au Nicaragua afin de mettre fin aux nombreuses pénuries de combustible qui affectent la population pauvre. L’accord prévoit un paiement de 60% du prix du pétrole dans un délai de 10 jours et les 40% restants seront étalés sur une période de 25 ans [19].
Le Venezuela a également signé des accords énergétiques avec le Salvador en vertu de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Cet échange garantit ainsi la suppression des intermédiaires et des spéculateurs dans le commerce du pétrole et permet de stabiliser les livraisons et les prix [20].
L’arrivée au pouvoir de M. René Préval à la présidence d’Haïti va permettre à ce petit pays pauvre d’intégrer le programme Petrocaribe, mis en place par le gouvernement vénézuelien, qui permet de fournir du pétrole aux nations de la région à des tarifs préférentiels. Treize nations des Caraïbes bénéficient actuellement de ce programme. « Petrocaribe est une responsabilité que le Venezuela doit assumer au vu des inégalités entre chaque pays », a annoncé le président Chávez. Haïti ne fait pas encore partie de Petrocaribe car le gouvernement bolivarien n’avait pas reconnu l’autorité provisoire qui avait dirigé la nation depuis le renversement de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide [21].
L’aide énergétique offerte par le Venezuela profite même aux déshérités des Etats-Unis, à la grande ire de l’administration Bush qui voit un ennemi politique apporter son soutien à sa propre population. Le prestige du président Chávez a dépassé les frontières de son pays pour atteindre les secteurs défavorisés des ghettos étasuniens. Un accord entre l’entreprise vénézuelienne Citgo, filiale de PDVSA, et certains Etats de l’Union leur permet d’acquérir le combustible avec une réduction de 40% [22].
M. Alan Francis, un ouvrier métallurgique habitant le Maine, a eu le privilège de bénéficier de l’aide vénézuelienne l’hiver dernier. « C’est comme si c’était Noël. C’est 53 gallons en plus ont été les bienvenus », a-t-il déclaré. Mme Beth Nagusky, qui dirige le programme dans le Maine a souligné le désarroi dans lequel se trouvent certaines personnes et a évoqué l’histoire de deux retraités qui fouillaient les poubelles à la recherche de bois pour se chauffer. « Nous aimerions que d’autres compagnies pétrolières fassent des dons aussi généreux. Washington est en train de nous abandonner et est en train d’abandonner le peuple », a-t-elle ajouté [23].
Quant à Mme Elaine DeRosa qui dirige un centre d’attention infantile pour les pauvres à Cambridge, elle a dénoncé l’agression de son gouvernement envers le président vénézuelien : « Le plus grand crime [de Chávez] est d’être socialiste. Il aide beaucoup de gens à faibles revenus dont le gouvernement étasunien ne s’occupe pas. C’est cela qui devrait nous couvrir de honte ». Au total, près de 200 000 foyers, soit près de 700 000 personnes, des milliers d’institutions, ainsi que les communautés indigènes ont bénéficié du programme qui prévoit la remise de 40 millions de gallons [24] .
La représentante de la tribu indienne Maliseets du Maine, Mme Brenda Commander, a tenu à se rendre personnellement au Venezuela afin de remercier le président Chávez pour son programme. Elle a également rappelé les dures conditions de vie de son peuple, ainsi que les rigueurs de l’hiver dans sa région. Les communautés du Massachusetts, de New Cork, de Rhode Island, de Pennsylvanie, du Vermont, de Delaware, du Connecticut et du Maine ont bénéficié de l’aide humanitaire accordée par le Venezuela [25].
En guise de récompense pour ses efforts humanitaires, le gouvernement vénézuelien a reçu le Prix international White Dove, décerné par le Comité de Rochester pour l’Amérique latine. M. John Lock, membre du Comité a félicité M. Chávez : « Le président a su résister aux pressions de l’extrême droite vénézuelienne, en plus des pressions externes émises par l’administration Bush et ses alliés [26] ».
En effet, le président du Comité du commerce et de l’énergie de la Chambre des représentants des Etats-Unis, M. Joe Barton, avait dénoncé le programme pétrolier comme faisant partie d’une « politique étrangère de plus en plus hostile et belliqueuse envers les Etats-Unis de la part d’un gouvernement peu amical [27] ».
Enfin, le Venezuela a emboîté le pas à Cuba et collabore désormais pleinement à la Mission Miracle. Ce projet consiste à opérer gratuitement tous les Latino-américains pauvres atteints de maladies oculaires, et à promouvoir une intégration continentale qui dépasse le simple aspect économique pour impliquer, entre autres, le domaine de la santé. En 2005, Cuba avait opéré près de 250 000 personnes ayant perdu la vue dont 176 000 Vénézueliens. Ce programme de santé concerne l’Equateur, le Pérou, la République dominicaine, la Bolivie, l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Salvador, le Nicaragua le Guatemala, et s’est appliqué au Mexique pour la première fois [28].
Le secrétaire à la santé du Mexique, M. Julio Frenk, a bien affirmé que son pays n’avait pas besoin d’un tel programme : « Le Mexique est plus qu’autosuffisant pour couvrir toute la demande de chirurgie de cataracte ». Mais il a immédiatement démenti par les autorités de Carrillo Puerto qui ont été les premières à bénéficier du programme cubano-vénézuelien. Par exemple, Mme Pastora Chable Kan, une indigène âgée de 50 ans, n’a pas pu réunir la somme de 14 000 pesos (1 000€) nécessaires pour retrouver la vue et elle a accueilli avec bénédiction les soins ophtalmologiques offerts par le gouvernement vénézuelien. L’objectif de Cuba et du Venezuela est d’opérer 6 millions de personnes en 10 ans, trois millions à Caracas et trois millions à La Havane [29] .
La révolution sociale du président Chávez est sans précédents en Amérique latine, et ses résultats sont aussi impressionnants qu’inattendus. Le Venezuela est la preuve même qu’un gouvernement peut rapidement contribuer à une réduction drastique de la pauvreté et à améliorer sensiblement le bien-être de sa population, à condition à la fois de disposer de la volonté politique nécessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus démunis.
Auteur: Salim Lamrani, chercheur français à l’université Denis-Diderot (Paris VII), spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier : Washington contre Cuba : un demi-siècle de terrorisme et l’affaire des Cinq, Le Temps des Cerises éditeur
Source: http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3669 |
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basta
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| Posté le: 04 Sep 2006, 23:09 Sujet du message: Re: Vive Le Président Hugo Chavez !! |
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Chavez prend la parole dans un meeting organisé par "Pas touche au Venezuela !"
La campagne internationale Pas touche au Venezuela ! a connu l’un de ses plus beaux succès, le vendredi 12 mai dernier, à Vienne. Saisissant l’occasion du somment Europe/Amérique latine qui s’y tenait, les militants autrichiens de la campagne ont organisé un grand meeting, avec l’aide des Jeunesses Socialistes et d’autres organisations de gauche. Chavez s’était engagé à venir y prendre la parole. Le résultat dépassa toutes les prévisions : 5000 jeunes ont envahi les lieux dans une ambiance électrique. Pour donner la mesure de l’évènement et de l’écho qu’il a eu dans la presse, il suffit de dire que c’était le plus grand meeting de gauche de toute l’histoire de cette ville.
Ceci dit, le retard de Chavez, qui a esquivé le dîner de clôture du sommet, s’est révélé profitable. Cela a permis de réorganiser l’ensemble de l’infrastructure. Une salle contenant 800 personnes avait été prévue, ainsi qu’un écran géant à l’extérieur. Mais face aux milliers de jeunes qui ne cessaient d’affluer, il a fallu déplacer toute la tribune à l’extérieur, ce qui a pris un certain temps.
Chavez a parlé pendant deux heures. Son discours a essentiellement porté sur la nécessité de lutter contre le capitalisme et l’impérialisme, qui détruisent la planète et mettent la race humaine en danger. Il a cité les mots de Rosa Luxembourg : « socialisme ou barbarie », ajoutant : « Lorsque Rosa Luxembourg a formulé cette perspective, elle parlait d’un futur relativement éloigné. Mais aujourd’hui, la situation du monde est si mauvaise que l’humanité est menacée à court terme. »
Il a poursuivi : « Lorsque j’avais 15 ans, il y avait mai 68, les Beatles, John Lennon et la guerre au Vietnam. Songeant à l’avenir, on se disait qu’en 2000, le monde serait différent, meilleur. Mais les années ont passé et les choses n’ont fait qu’empirer. Que s’est-il passé ? L’impérialisme et le capitalisme m’ont volé mon futur. Et je suis convaincu, aujourd’hui, que nous devons passer chaque jour, chaque heure et chaque minute de notre vie à lutter pour un monde meilleur - un monde débarrassé de la pauvreté, des inégalités et de l’injustice. Ce monde, c’est le socialisme ! Je suis convaincu que la jeunesse seule a l’enthousiasme, la passion et le feu nécessaires pour faire la révolution. Unissons-nous pour sauver le monde. Ensemble, on peut y arriver ! » Le discours de Chavez a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements, et des milliers de jeunes ont spontanément chanté l’Internationale.
Parmi les orateurs qui ont précédé Chavez, il y avait Alan Woods, le président de notre campagne internationale, ainsi que la fille aînée de Che Guevara. Au début de son intervention, Alan a dit : « Et ils prétendent que la jeunesse est apathique ! Bienvenue, jeunesse apathique ! » - ce qui a déclenché rires et applaudissements. Puis il a poursuivi : « La jeunesse n’est pas apathique. La jeunesse a besoin d’une cause à sa hauteur, d’une bannière, d’une vision et d’un rêve ! » Puis il a répondu à la célèbre thèse de l’intellectuel bourgeois Francis Fukuyama, selon laquelle on est arrivé à la fin de l’histoire : « L’histoire n’est pas terminée ! Voici l’histoire. Ils font l’histoire au Venezuela. Et vous faites l’histoire ici. »
On peut penser ce qu’on veut d’Hugo Chavez, mais ce n’est pas souvent qu’on voit un chef d’Etat s’échapper d’un sommet pour faire un discours, devant des milliers de jeunes, sur le socialisme mondial. Chavez méprise le langage et les règles de la diplomatie bourgeoise. Excellent orateur, il sait en outre parfaitement bien communiquer son enthousiasme et son énergie. Or ce ne sont pas là des facteurs secondaires dans la passion que les travailleurs et pauvres vénézuéliens lui vouent.
Les jeunes autrichiens qui ont assisté à ce meeting en garderont sans doute un très bon souvenir, et il aura certainement stimulé chez nombre d’entre eux la volonté de se lancer plus à fond dans la lutte contre le capitalisme. Quant aux officiels attablés dans le château de Schönbrunn, devant la chaise vide du président vénézuélien, nous sommes désolés s’ils en ont un peu perdu l’appétit !
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basta
Inscrit le: 13 Aoû 2006
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| Posté le: 04 Sep 2006, 23:09 Sujet du message: Re: Vive Le Président Hugo Chavez !! |
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Chavez prend la parole dans un meeting organisé par "Pas touche au Venezuela !"
La campagne internationale Pas touche au Venezuela ! a connu l’un de ses plus beaux succès, le vendredi 12 mai dernier, à Vienne. Saisissant l’occasion du somment Europe/Amérique latine qui s’y tenait, les militants autrichiens de la campagne ont organisé un grand meeting, avec l’aide des Jeunesses Socialistes et d’autres organisations de gauche. Chavez s’était engagé à venir y prendre la parole. Le résultat dépassa toutes les prévisions : 5000 jeunes ont envahi les lieux dans une ambiance électrique. Pour donner la mesure de l’évènement et de l’écho qu’il a eu dans la presse, il suffit de dire que c’était le plus grand meeting de gauche de toute l’histoire de cette ville.
Ceci dit, le retard de Chavez, qui a esquivé le dîner de clôture du sommet, s’est révélé profitable. Cela a permis de réorganiser l’ensemble de l’infrastructure. Une salle contenant 800 personnes avait été prévue, ainsi qu’un écran géant à l’extérieur. Mais face aux milliers de jeunes qui ne cessaient d’affluer, il a fallu déplacer toute la tribune à l’extérieur, ce qui a pris un certain temps.
Chavez a parlé pendant deux heures. Son discours a essentiellement porté sur la nécessité de lutter contre le capitalisme et l’impérialisme, qui détruisent la planète et mettent la race humaine en danger. Il a cité les mots de Rosa Luxembourg : « socialisme ou barbarie », ajoutant : « Lorsque Rosa Luxembourg a formulé cette perspective, elle parlait d’un futur relativement éloigné. Mais aujourd’hui, la situation du monde est si mauvaise que l’humanité est menacée à court terme. »
Il a poursuivi : « Lorsque j’avais 15 ans, il y avait mai 68, les Beatles, John Lennon et la guerre au Vietnam. Songeant à l’avenir, on se disait qu’en 2000, le monde serait différent, meilleur. Mais les années ont passé et les choses n’ont fait qu’empirer. Que s’est-il passé ? L’impérialisme et le capitalisme m’ont volé mon futur. Et je suis convaincu, aujourd’hui, que nous devons passer chaque jour, chaque heure et chaque minute de notre vie à lutter pour un monde meilleur - un monde débarrassé de la pauvreté, des inégalités et de l’injustice. Ce monde, c’est le socialisme ! Je suis convaincu que la jeunesse seule a l’enthousiasme, la passion et le feu nécessaires pour faire la révolution. Unissons-nous pour sauver le monde. Ensemble, on peut y arriver ! » Le discours de Chavez a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements, et des milliers de jeunes ont spontanément chanté l’Internationale.
Parmi les orateurs qui ont précédé Chavez, il y avait Alan Woods, le président de notre campagne internationale, ainsi que la fille aînée de Che Guevara. Au début de son intervention, Alan a dit : « Et ils prétendent que la jeunesse est apathique ! Bienvenue, jeunesse apathique ! » - ce qui a déclenché rires et applaudissements. Puis il a poursuivi : « La jeunesse n’est pas apathique. La jeunesse a besoin d’une cause à sa hauteur, d’une bannière, d’une vision et d’un rêve ! » Puis il a répondu à la célèbre thèse de l’intellectuel bourgeois Francis Fukuyama, selon laquelle on est arrivé à la fin de l’histoire : « L’histoire n’est pas terminée ! Voici l’histoire. Ils font l’histoire au Venezuela. Et vous faites l’histoire ici. »
On peut penser ce qu’on veut d’Hugo Chavez, mais ce n’est pas souvent qu’on voit un chef d’Etat s’échapper d’un sommet pour faire un discours, devant des milliers de jeunes, sur le socialisme mondial. Chavez méprise le langage et les règles de la diplomatie bourgeoise. Excellent orateur, il sait en outre parfaitement bien communiquer son enthousiasme et son énergie. Or ce ne sont pas là des facteurs secondaires dans la passion que les travailleurs et pauvres vénézuéliens lui vouent.
Les jeunes autrichiens qui ont assisté à ce meeting en garderont sans doute un très bon souvenir, et il aura certainement stimulé chez nombre d’entre eux la volonté de se lancer plus à fond dans la lutte contre le capitalisme. Quant aux officiels attablés dans le château de Schönbrunn, devant la chaise vide du président vénézuélien, nous sommes désolés s’ils en ont un peu perdu l’appétit !
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jamaldine
Inscrit le: 29 Mai 2004
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Localisation: Canada
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| Posté le: 05 Sep 2006, 15:25 Sujet du message: Re: Vive Le Président Hugo Chavez !! |
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| un homme bikoli ma3na lkalima ( un homme et demi) |
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mrimicha
Inscrit le: 24 Juin 2006
Messages: 296
Localisation: France
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| Posté le: 08 Sep 2006, 05:22 Sujet du message: Re: Vive Le Président Hugo Chavez !! |
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Chavez : 'quoiqu'il arrive, nous nous tiendrons aux côtés de l'Iran »
Le président du Venezuela a déclaré : " si nous sommes ici à Téhéran c'est pour témoigner que quoiqu'il arrive, nous nous tiendrons toujours aux côtés de la République Islamique d'Iran."
C'est au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qu'Hugo Chavez a souligné : "unis, nous pourrons mettre en échec l'impérialisme mais seul ils nous éloigneront du chemin que nous devons suivre ; c'est ce qui s'est passé au cours des deux derniers siècles pour de nombreux pays du monde."
Hugo Chávez a insisté sur le fait que les programmes économiques iraniens et vénézuéliens avancent rapidement et a ajouté : "l'actuelle coopération bilatérale n'a pas de précédents."
"Nos programmes de travail ont été élaborés selon des priorités, étant le pétrole et le gaz demeurant celles qui restent en tête de liste" a poursuivi le chef d'Etat vénézuélien.
Il a rappelé que de nombreux traités ont déjà été paraphés entre les deux pays : "Le Venezuela et l'Iran ont réalisé beaucoup de progrès dans leur coopération mutuelle tout au long des dernières années."
Après avoir annoncé qu'il est prévu que les deux pays travaillent ensemble sur des projets pétrochimiques, il a souligné : "il est prévu qu'un des accords en rapport avec le secteur pétrochimique soit signé pendant cette visite à Téhéran."
Pendant son séjour en Iran Hugo Chavez devrait rencontrer le leader spirituel et le Guide suprême de la République, Ali Khamenei, le ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, ainsi que des hommes d'affaires iraniens.
Dimanche 30 Juillet 2006
Zeynel CEKICI |
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basta
Inscrit le: 13 Aoû 2006
Messages: 349
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| Posté le: 08 Sep 2006, 13:02 Sujet du message: Re: Vive Le Président Hugo Chavez !! |
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لم تنجبه امراة عربية
لم تلده امرأة عربية، ولم تنجبه الأرض العربية.
واسمه ليس بمحمد ولا علي ولا عمر أو عثمان.
لم ينتم إلى قحطان أو عدنان.
ولا هو من العرب العاربة أو المستعربة، ولا حتى من نسل إسماعيل.
لم يلبس كوفية أو عقالاً، ولا عباءَة مقصبة .
لم تجمعه بالعرب صلة قربى أو نسب ولا حتى قربى التاريخ أو الجغرافيا.
لم يقرأ كتاب الله العزيز ولا سنة نبيه الكريم.
ليس بحنفي أو شافعي، ولا هو مالكي أو حنبلي أو جعفري.
وليس بزيدي أو اباضي، ولا حتى وهابي.
لم يفاخر أن بلاده مهبط الوحي وأرض الرسالات.
أو أنها تضم بيت الله العتيق، ومسجده الحرام، وقبر نبيه الصادق الأمين.
أو أنها شرفت بميلاد عيسى أو إسراء محمد عليهما السلام.
لم ينصب نفسه أميراً للمؤمنين يدعى له في المساجد والطرقات.
ولا يملك دوراً للإفتاء تهدي الناس لما حلّل الله أو حرّم.
ولا ينافق شعبه ببناء دور العبادة.
. . . . . . . . .
لم يعجب يوماً بحماسة المتنبي، أو هجائيات الفرزدق وجرير، أو لزوميات المعري.
لم يسمع بالحسن البصري، أو الحسن ابن الهيثم، ولا الفارابي أو الرازي أو أي من علماء العرب الأقدمين.
وربما لا يعرف الكثير عن الحضارة العربية الإسلامية التي انطلقت من بيت الحكمة في بغداد.
وبالتأكيد لا يعرف شيئاً عن قصة المعتصم مع المرأة العربية التي استنجدت به حين أهان شرفها الروم .
. . . . . . . . .
لم ينشد في صغره :
بلاد العرب أوطاني من الشام لبغدانِ
ومن نجد إلى يمن إلى مصر فتطوان
ولم يجعل من نشيده الرسمي الله أكبر فوق كيد المعتدي .
. . . . . . . . .
فلسطين ليست جزء من قارته .
والقدس لا يعنيه منها غير كونها تحتضن كنيسة القيامة حيث بعث السيد المسيح عليه السلام .
إسرائيل لم تغز بلاده ، ولم تعتد على شعبه .
ولبنان عنده ليست أكثر من بلد للجمال حدثه عنها بعض مواطنيه الذين هاجروا منها .
لا تسمى لديه باريس الشرق .
ولا تعرف بعاصمة الثقافة الأمريكية اللاتينية ، بل هي عاصمة الثقافة العربية .
. . . . . . . . .
خلاصة...... تاريخنا ليس تاريخه .
وأرضنا ليست أرضه .
وشعبنا ليس شعبه .
وهو ليس واحداً من حكامنا .
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لكنه انتخى لنا ، لعروبتنا ، لإسلامنا ، لتاريخنا وحضارتنا ، لمقدساتنا ، لأطفالنا ونسائنا وشيوخنا . وهو ما لم يفعله حكامنا العرب .
اسمه " هوغو شافيز ". ومن بلاد اسمها " فنزويلا " ومن قارة اسمها " أمريكا اللاتينية ".
لم يحتمل حصار العراق على مدى عشر سنوات ، وتدميره وموت أكثر من مليون طفل من أطفاله فزاره في مثل هذه الأيام من عام 2000 ، وكان الوحيد من بين رؤساء العالم الذي كسر هذا الحصار .
وهزته مذابح غزة وجنين في فلسطين .... وقانا والقاع في لبنان .
وعزت عليه كنيستا المهد والقيامة ، وما تتعرضان له من مهانة الأسر الإسرائيلي .
واستفزه ما يجري للبنان المحبة ، والكرامة ، والشعب العنيد .
فسحب سفيره من دولة إسرائيل . بينما لا تزال أعلام إسرائيل ترفرف فوق سفاراتها في عواصم عربية ، تفقأ عيون مشاهديها العرب ، وتدمي قلوبهم . وتسمم الهواء في هذه العواصم.....أعلام يؤدي لها التحية كل صباح جنودنا العرب ، فترتعش أياديهم ذلاً ومهانة..... ومع ذلك يستمرون في أداء واجباتهم في حراسة هذه السفارات وحماية ممثلي دولة إسرائيل .
وأعلن تأييده للمقاومة في العراق وفلسطين ولبنان . بينما يدينها حكامنا العرب ، وينعتونها بالإرهاب . ويتآمرون عليها .
وهدد بقطع النفط عن أمريكا إن هي استمرت في سياساتها التآمرية والعدوانية ضد بلاده، وبلدان العالم الأخر . بينما نفطنا العربي يغذي آلة الحرب الأمريكية والصهيونية ، وأموالنا العربية تسخر لتنمية مصانع السلاح الأمريكية ، ولتغطية نفقات الحروب الأمريكية ضد أرضنا وأمتنا العربية .
. . . . . . . . .
فعل ذلك لأنه وطني وقومي. ومن يحب وطنه وقومه فهو إنسان حقيقي، ويحب الإنسانية.
وفعل ذلك لأنه يملك قراره ولم يرهن إرادته للأجنبي.
لم يثنه وعد أو وعيد ، ولم يوقفه تحذير أو تهديد.
ولم ترتعد فرائصه عند أول إشارة من السيد الأمريكي كما يفعل الآخرون من أهلنا الأقربين.
أقدم على ذلك لأنه يقدر المسؤولية، ويحترم إرادة شعبه الذي اختاره لقيادته، ولإدراكه أن القيادة وسام شرف لا يستحقه إلا من كان أمينا على حمله والدفاع عنه .
. . . . . . . . .
حين قدم له أطفال العراق ورودهم عندما زارهم قطفوها له من حدائق قلوبهم.
وحين طبع قبلاته على وجناتهم حمّلها مشاعر البشرية كلها التي تقف معهم.
حين جاءَهم كان أطفال العراق في انتظار الأعمام والأخوال الذين لم يأتوا .
بل أرسلوا لهم الطائرات تقصفهم وتقصف أعمارهم فيختلط أنينهم بقول شاعرهم:
وظلم ذوي القربى أشد مضاضة على النفس من وقع الحسام المهند.
وحين ضمته أحضان العراقيين في شوارع بغداد أودعته كل أشواقها المخزونة للأهل الذين طال بهم الغياب.
وحين درجت خطاه على شواطئ الفراتين تراقصت له أمواجهما وتهامست. رب أخ لك لم تلده أمك .
وحين تمايل نخيل العراق انتشاءً بقدومه، وانحنى له محيياً، كان يبادله الشموخ والتحدي، بينما كانت قوارض الصحراء العربية المجاورة، وجرذانها، تختفي في جحورها، مجترة سمومها وأحقادها، ومحتمية بكلاب الحراسة الأجنبية.
واليوم ، يغني له أطفال لبنان وفلسطين ، وتمتلئ قلوبهم بالحب له ، والحقد على حكامهم العرب العجزة المستسلمين ، كما تضرع عيونهم إلى الله بالدعاء له بالبقاء وطول العمر ، والدعاء على حكامهم بالرحيل وقصر العمر .
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بلده بلد نفطي، لكن قلبه ظل من لحم ودم ولم يتحول إلى صفيح.
عروقه تنبض بالحياة، وبحب الفقراء والمقهورين والمظلومين، ولم تتحول إلى أنابيب نفط أسود أو حقد أسود.
لم يستأذن سيداً حين اتخذ مواقفه هذه .
ولم ينتظر قرار قمة لم تعقد للقدس أو لبغداد وبيروت ..... وإن عقدت فلتلبية المطالب الأمريكية .
ولم يسأل عن جامعة لا تحسن الجمع ولا تعرف غير القسمة .
مواقفه كسرت حاجز الخوف ، فهل يتشجع الخائفون والمترددون؟
أم ينتظرون حتى يأتي الأوان من صاحب الأمر والشان
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour, Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
http://20six.fr/basta/cat/196470/2 |
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basta
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| Posté le: 22 Sep 2006, 21:41 Sujet du message: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’ONU
61ème assemblée générale de l’ONU
DISCOURS DE HUGO CHAVEZ
20 septembre 2006
traduction simultanée en anglais
version française : [JFG-QuestionsCritiques]
"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d’abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n’ont pas lu ce livre à le lire.
Noam Chomsky, l’un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l’un de ces tout derniers ouvrages, ’Hegemony or Survival : The Imperialist Strategy of the United States.’ [L’hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l’agite en face de l’Assemblée Générale.] C’est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s’est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd’hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.
Les prétentions hégémoniques de l’Empire Américain mettent en danger la survie-même de l’espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J’avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.
Il se lit facilement, c’est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos sœurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.
Le diable s’est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.
Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd’hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j’appelle le Diable, est venu ici parler comme s’il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s’il était le propriétaire du monde.
Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l’impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d’essayer de préserver le modèle actuel de domination, d’exploitation et de pillage des peuples du monde.
Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable". Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l’empire américain fait tout ce qu’il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.
La déclaration du dépositaire du monde - cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.
Ils disent qu’ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c’est cela leur modèle démocratique ! C’est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s’impose par les armes, les bombes et l’artillerie. Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître - ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?
Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères - il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.
Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n’est pas que nous soyons des extrémistes. C’est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent.
J’ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d’entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l’impérialisme américain, qui réclament l’égalité, le respect, la souveraineté des nations.
Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l’empire, contre ce modèle de domination.
Alors, le président a dit - et c’est lui qui l’a dit - : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".
C’est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n’importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui. Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d’exploitation, de pillage, d’hégémonie par la guerre.
Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s’est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela - de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l’Iran ?
Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d’entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d’un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d’une précision millimétrée ? Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu’un se trouve pris dans les feux croisés. Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L’empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C’est ce qu’il s’est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".
Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples - aux peuples du monde. Il est venir leur parler - J’ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations - et je vois qu’il s’est adressé au peuple d’Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l’Iran. Et il s’est adressé directement à ces peuples.
Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s’adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu’auraient-ils à dire ?
Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi !" Je pense que c’est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s’ils pouvaient parler d’une seule voix aux impérialistes américains.
Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l’année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l’avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s’est à présent confirmée - entièrement, entièrement confirmée.
Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l’O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile. Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d’écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c’est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.
Mais nous, l’assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n’avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d’avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c’est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd’hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.
L’année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d’une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d’Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.
La première est l’extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C’est la première étape.
Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s’occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate - et c’est une chose à laquelle tout le monde appelle - du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.
Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.
Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l’avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.
Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d’adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l’homme se sont aggravées. C’est la conséquence extrême de l’effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.
Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l’ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l’agression par les forces hégémoniques de la planète.
Voici comment le Venezuela s’est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d’empêcher le Venezuela d’être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.
L’imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j’aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu’il n’est pas nécessaire d’annoncer ces choses.
Mais étant donné que l’imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.
Et de nombreux autres pays d’Amérique Latine, CARICOM et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l’ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l’Union Africaine. Presque toute l’Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d’autres.
Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n’exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.
Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d’être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu’au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu’une nouvelle ère se dessine.
Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un cœur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s’est déjà vu en l’espace d’une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l’histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la Pax Americana et de l’établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?
Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L’aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.
Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c’est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d’Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d’Etat au Venezuela et ailleurs.
La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l’assassinat horrible de l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier. Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes. Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l’avion cubain de la ligne Cubana de Aviacion, où 73 innocents ont trouvé la mort.
Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l’époque, il fut autorisé à s’échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].
Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu’il le veut.
Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l’un des peuples qui combattent pour la paix.
Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d’autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d’Etat. Ils m’ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l’armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd’hui.
Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d’Etat sont ici, aujourd’hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j’accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d’avoir un discours complètement cynique.
Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu’une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.
Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d’une façon transparente après un débat ouvert - par plus de 50 chefs d’Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.
Et s’il y a quelque chose que j’aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes sœurs, c’est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l’hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l’impérialisme.
Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu’il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu’il n’est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.
Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n’oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.
Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées. Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.
Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l’avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n’ont été autorisés à venir assister à la réunion de l’Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.
Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.
http://questionscritiques.free.fr/d...
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=34379 |
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elChegdali
Inscrit le: 19 Avr 2004
Messages: 5314
Localisation: Ard Llah was3a
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| Posté le: 22 Sep 2006, 22:58 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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| Merci basta je savais que talé le mettre, je lé vu un court extrait à la télé qui ma plu (le passage sur "el diablo" et l'odeur du souffre et le signe de croix) et Merci donc de nous le faire partager intégralement en francais :) |
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simocf
Inscrit le: 11 Sep 2006
Messages: 8
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| Posté le: 23 Sep 2006, 01:42 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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c est decevant qu un chef d'Etat s'abaisse à ce niveau là. est ce là les regles de la diplomatie? des rencontres au plus hauts niveaux de responsabilité ? qu'on ait le droit de critiquer ne signifie nullement qu'on se lance dans des attaques d'ordre personnelles contres des chefs d'etats souverains. C'est de la pure démagogie dans laquelle s'est lancé M.Chavez ! ne fallait il pas laisser pareille discours ailleurs( devant Castro pr lui faire plaisir,au vieux dictateur,par expl) ! c 'est l'AG des N.U quand meme !!
:shock: un dernier mot : Mr Chavez a jouit de la plus grande liberté pour parler à New york (tout en recidivant), ne devrait il pas cependant penser à laisser son peuple s'exprimer aussi librement à son tour aussi ? que penseraient les Venezueliens d un president qui les ménent dans des aventures "peu diplomatiques" et les force à s'engager sur des fronts qui ne les interessent ni de loin ni de prés !
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mrimicha
Inscrit le: 24 Juin 2006
Messages: 296
Localisation: France
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| Posté le: 23 Sep 2006, 02:22 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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simocf a écrit: c est decevant qu un chef d'Etat s'abaisse à ce niveau là. est ce là les regles de la diplomatie? des rencontres au plus hauts niveaux de responsabilité ? qu'on ait le droit de critiquer ne signifie nullement qu'on se lance dans des attaques d'ordre personnelles contres des chefs d'etats souverains. C'est de la pure démagogie dans laquelle s'est lancé M.Chavez ! ne fallait il pas laisser pareille discours ailleurs( devant Castro pr lui faire plaisir,au vieux dictateur,par expl) ! c 'est l'AG des N.U quand meme !!
Vos propos m'étonnent, êtes vous d'une autre planète :?: :?: :?
êtes vous pro-impérialiste ou anti-impérialiste :?: :?:
êtes vous avec les opprimés de ce monde ou bien avec les maîtres de ce monde responsables de la crise sociale, chômage, misère, famine, sous developpement et guerre dans le tiers monde ?
Choisissez votre camps Monsieur :!:
Vive la liberté et la dignité :!: Vive Hugo Chavez :!: Notre héros à tous :!: à toute l'humanité :!:
Venezuela : La révolution sociale du président Hugo Chávez
Le Venezuela figure parmi les trois meilleurs élèves de l’Amérique latine avec un taux de malnutrition infantile de 4,4%, derrière Cuba (4,1%) et le Chili (0,8%), d’après les Nations unies. Disposant d’une manne financière importante générée par la production pétrolière du pays, le président vénézuelien a déclenché une véritable révolution sociale qui a remarquablement amélioré le niveau de vie de la population. Profitant de la croissance économique la plus élevée d’Amérique latine avec 17,9% en 2004 et 9,4% en 2005, M. Chávez a créé le Fonden, un fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, auquel l’entreprise pétrolière d’Etat PDVSA contribue à plus de 5 milliards de dollars par an. En 2004, plus de 13 milliards de dollars ont été exclusivement destinés aux programmes sociaux [2].
Son engagement contre la pauvreté est né du constat effarant qu’il avait effectué le 2 février 1999 lors de son investiture à la présidence :
« Il y a un taux de chômage qui atteint les 20%. Un sous-emploi qui atteint 50% de la force économiquement active, presque un million d’enfants en état de survie, des enfants comme ma fille Rosinés, d’un an et quatre mois, en état de survie. Vingt-sept, presque vingt-huit pour mille, voilà le taux de mortalité infantile du Venezuela, un des plus élevés du continent. L’incidence de la dénutrition sur la mortalité infantile atteint 15% des enfants qui meurent et la cause de la mort est la dénutrition. Nous ne pouvons pas attendre [l’assemblée] Constituante pour cela [...].
Il est insupportable de savoir que seul un enfant sur cinq va à l’école maternelle, seul un sur cinq termine l’école élémentaire, cela est insupportable car il s’agit du futur du pays [...].
45% des jeunes adolescents sont déscolarisés, et survivent ici et là et beaucoup d’entre eux se livrent à la délinquance pour survivre, parce que l’homme n’est pas mauvais par nature, nous sommes des enfants de Dieu, nous ne sommes pas des enfants du diable [3] ».
A l’époque, 77% de la population vénézuelienne vivait dans la pauvreté, alors qu’elle résidait dans le pays le plus riche d’Amérique latine en terme de ressources naturelles, et qui était habité seulement par 26 millions d’habitants [4].
Pour éliminer les problèmes de malnutrition, le gouvernement a créé en septembre 2004 des magasins alimentaires, dénommés Mercal et dont les articles sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 30%. Près de 14 000 points de vente ont été installés à travers le pays, même dans les coins les plus reculés. La moitié de la population, soit plus de 13 millions de personnes, fait ses courses dans ces magasins, qui vendent 6 000 tonnes de nourriture par jour et 250 produits alimentaires de base [5].
La Mission Mercal, qui fête actuellement son troisième anniversaire, a vu le jour suite au sabotage pétrolier et la grève organisés par le secteur patronal et oligarque en 2002, destinés à renverser le président Chávez. Les réseaux de distribution alimentaire avaient été complètement paralysés par l’opposition, générant de sévères pénuries qui ont affecté les souches les plus vulnérables de la population. Certains patrons de magasins avaient même préféré se débarrasser de produits essentiels à la durée de vie limitée tel que le lait plutôt que de les vendre aux nécessiteux. Après la résolution de ce conflit, le gouvernement avait décidé de créer le Ministère de l’Alimentation et le réseau Mercal avec l’aide technique de Cuba [6].
Au niveau de l’éducation, près de 1,5 millions de Vénézueliens ont appris à lire grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. A cela s’ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. M. Chávez a souligné la nécessité de « garantir à tous les Vénézuéliens [...] une éducation supérieure de qualité ». Près de 10 000 d’entre eux suivent une carrière de médecine à Cuba. En 2006, 20 nouvelles universités ont été inaugurées à travers le pays, et 60 autres sont prévues d’ici la fin de l’année [7].
Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézueliens. La Mission Barrio Adentro, lancée il y a trois ans, a eu des résultats exceptionnels. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées par les structures médicales nouvellement construites, alors qu’auparavant moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. Près de 175 millions de consultations ont été réalisées depuis 2003. Le taux de mortalité infantile a été réduit à moins de 10 pour mille. Le Venezuela dispose désormais de plus de 150 centres de diagnostic intégraux et un total de 600 devrait être atteint en 2006. En mars 2006, le gouvernement a inauguré 180 centres de santé dans tout le pays qui viennent s’ajouter aux plus de 1 000 cabinets médicaux déjà existants. Pour ce secteur, le secours des 26 000 médecins cubains et autres personnels de santé, qui travaillent dans les zones paupérisées, a été prépondérant [8] .
Au niveau du logement, les autorités ont entrepris une politique de grands travaux avec la construction massive de nouveaux habitats destinés aux couches populaires. L’objectif, annoncé par le président Chávez, est de construire 150 000 logements pour l’année 2006, afin de résoudre le problème de pénurie d’habitation. L’ambitieux programme est déjà en marche. En effet, au premier trimestre 2006, 15 921 maisons et appartements ont été vendus, à des prix subventionnés, à la population déshéritée [9].
Les nouveaux logements s’inscrivent dans un plan d’urbanisme développé avec des services de transports, des aires communes, des commerces et des écoles. A Pueblo Nuevo, 7 000 logements sont en construction, ainsi qu’une école, un lycée et un complexe sportif. Le Ministre du logement et de l’habitat, M. Luis Carlos Figueroa, a souligné que 12 appartements de 57 m² à 72m² s’y construisaient chaque jour. « C’est un thème de haute priorité pour l’Etat vénézuelien », a-t-il affirmé [10].
Le concept d’intégration économique latino-américaine fonctionne à plein régime pour ce projet immobilier. Cuba prévoit en effet de fournir 500 000 tonnes de ciment. Au total, l’Etat a alloué un budget de près de 430 millions d’euros à cette tâche de construction. Le prix moyen par logement s’élève à 21 000 euros et le gouvernement subventionne l’acquisition à hauteur de 9 000 euros pour les couches les plus modestes. Plus de 7 000 familles ont déjà profité cette aide de l’Etat pour devenir propriétaires. Des lois ont également été adoptées pour limiter les taux d’intérêts et éviter les situations d’endettement [11].
Les personnes âgées n’ont pas été en reste. En effet, de 1999 à 2006, l’Institut vénézuelien de sécurité sociale (IVSS) a accordé 462 000 pensions aux retraités dans le besoin. « En sept ans de gouvernance bolivarienne, nous avons multiplié par deux le nombre de retraités établi durant les 40 ans de la IV République. Nous sommes passés de 387 000 à 849 000 retraités avec pension [12] », a noté le président Chávez.
La Mission Madres del Barrio (Mères du quartier) a été créée pour de lutter contre la consommation de drogue, l’absentéisme scolaire, la grossesse précoce et afin de recenser les mères de famille en grande difficulté. Pour cette mission sociale, les femmes jouent un rôle fondamental au niveau préventif et éducatif. Des comités dirigés par les mères de famille ont été établis dans chaque quartier, et intègrent désormais les conseils communaux. Les mères au foyer à faible revenu reçoivent désormais un pécule équivalent à 80% du salaire minimum. Près de 200 000 d’entre elles bénéficient de cette aide gouvernementale ; aide qui peut être temporaire ou permanente selon les cas [13].
La politique sociale du gouvernement Chávez a eu des effets extrêmement positifs sur la criminalité. Le Venezuela est considéré comme étant l’une des nations les plus violentes d’Amérique du Sud. Entre 2004 et 2006, le taux de délinquance a été réduit de plus de 50%, selon le Ministère de l’Intérieur et de la Justice (MIJ). A Caracas, le nombre de délits est passé de 600 au premier trimestre 2004 à 250 de janvier à mars 2006. Le directeur général de la Coordination policière du MIJ, M. Raúl Yépez, a souligné que les efforts au niveau de la sécurité et du travail social avaient grandement contribué à cette baisse significative de la délinquance [14].
L’environnement constitue également une priorité pour le pays. En ce qui concerne l’eau potable, les objectifs du millénaire, prévus pour 2012 par les Nations unies, ont d’ores et déjà été atteints par le Venezuela. Près de la moitié de la population, parmi celle qui n’avait pas accès à l’eau potable en 1998, peut désormais jouir de ce service. Le Conseil des Ministres a alloué une enveloppe de 17 millions d’euros au Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles pour fournir un réseau en eau potable aux régions encore dans le besoin [15].
Un plan intégral de développement rural et agricole a été mis en place. Plus de 1,5 millions d’hectares de terre non utilisés ont été récupérés pour l’agriculture. Près de 23 millions de tonnes d’aliments vont être produits grâce à ce programme. Dans la région de Apure, près de 99% des terres ne sont pas cultivées et l’Etat a décidé de les destiner à la production. Cette lutte contre le latifundio permettra de produire 80% des calories que consomment les Vénézueliens [16].
La Banque universelle et commerciale a promu une politique de micro-crédits bancaires destinée à stimuler les projets commerciaux privés auprès des couches les plus défavorisées. Le succès de cette initiative a été phénoménal : de mars 2005 à mars 2006, près de 300 millions d’euros ont été prêtés [17].
En parallèle à son ambitieux programme social, le gouvernement n’hésite pas à affronter les problèmes de société, tels que la corruption et la bureaucratie. M. Hugo Chávez a exhorté la population à mettre un terme à ces deux fléaux, en choisissant la voie du socialisme. « En suivant le chemin du capitalisme, il est impossible d’atteindre le monde [rêvé par le] Libérateur Simón Bolivar [...]. Il faut construire un socialisme bolivarien plus frais et plus révolutionnaire », a-t-il souligné [18].
L’engagement social du président Chávez dépasse les frontières et s’étend au reste du continent. Le Venezuela vient de signer un accord pétrolier avec près de 151 mairies du Nicaragua. Une entreprise mixte vénézolano-nicaraguayenne se chargera d’importer et de distribuer du pétrole au Nicaragua afin de mettre fin aux nombreuses pénuries de combustible qui affectent la population pauvre. L’accord prévoit un paiement de 60% du prix du pétrole dans un délai de 10 jours et les 40% restants seront étalés sur une période de 25 ans [19].
Le Venezuela a également signé des accords énergétiques avec le Salvador en vertu de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Cet échange garantit ainsi la suppression des intermédiaires et des spéculateurs dans le commerce du pétrole et permet de stabiliser les livraisons et les prix [20].
L’arrivée au pouvoir de M. René Préval à la présidence d’Haïti va permettre à ce petit pays pauvre d’intégrer le programme Petrocaribe, mis en place par le gouvernement vénézuelien, qui permet de fournir du pétrole aux nations de la région à des tarifs préférentiels. Treize nations des Caraïbes bénéficient actuellement de ce programme. « Petrocaribe est une responsabilité que le Venezuela doit assumer au vu des inégalités entre chaque pays », a annoncé le président Chávez. Haïti ne fait pas encore partie de Petrocaribe car le gouvernement bolivarien n’avait pas reconnu l’autorité provisoire qui avait dirigé la nation depuis le renversement de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide [21].
L’aide énergétique offerte par le Venezuela profite même aux déshérités des Etats-Unis, à la grande ire de l’administration Bush qui voit un ennemi politique apporter son soutien à sa propre population. Le prestige du président Chávez a dépassé les frontières de son pays pour atteindre les secteurs défavorisés des ghettos étasuniens. Un accord entre l’entreprise vénézuelienne Citgo, filiale de PDVSA, et certains Etats de l’Union leur permet d’acquérir le combustible avec une réduction de 40% [22].
M. Alan Francis, un ouvrier métallurgique habitant le Maine, a eu le privilège de bénéficier de l’aide vénézuelienne l’hiver dernier. « C’est comme si c’était Noël. C’est 53 gallons en plus ont été les bienvenus », a-t-il déclaré. Mme Beth Nagusky, qui dirige le programme dans le Maine a souligné le désarroi dans lequel se trouvent certaines personnes et a évoqué l’histoire de deux retraités qui fouillaient les poubelles à la recherche de bois pour se chauffer. « Nous aimerions que d’autres compagnies pétrolières fassent des dons aussi généreux. Washington est en train de nous abandonner et est en train d’abandonner le peuple », a-t-elle ajouté [23].
Quant à Mme Elaine DeRosa qui dirige un centre d’attention infantile pour les pauvres à Cambridge, elle a dénoncé l’agression de son gouvernement envers le président vénézuelien : « Le plus grand crime [de Chávez] est d’être socialiste. Il aide beaucoup de gens à faibles revenus dont le gouvernement étasunien ne s’occupe pas. C’est cela qui devrait nous couvrir de honte ». Au total, près de 200 000 foyers, soit près de 700 000 personnes, des milliers d’institutions, ainsi que les communautés indigènes ont bénéficié du programme qui prévoit la remise de 40 millions de gallons [24] .
La représentante de la tribu indienne Maliseets du Maine, Mme Brenda Commander, a tenu à se rendre personnellement au Venezuela afin de remercier le président Chávez pour son programme. Elle a également rappelé les dures conditions de vie de son peuple, ainsi que les rigueurs de l’hiver dans sa région. Les communautés du Massachusetts, de New Cork, de Rhode Island, de Pennsylvanie, du Vermont, de Delaware, du Connecticut et du Maine ont bénéficié de l’aide humanitaire accordée par le Venezuela [25].
En guise de récompense pour ses efforts humanitaires, le gouvernement vénézuelien a reçu le Prix international White Dove, décerné par le Comité de Rochester pour l’Amérique latine. M. John Lock, membre du Comité a félicité M. Chávez : « Le président a su résister aux pressions de l’extrême droite vénézuelienne, en plus des pressions externes émises par l’administration Bush et ses alliés [26] ».
En effet, le président du Comité du commerce et de l’énergie de la Chambre des représentants des Etats-Unis, M. Joe Barton, avait dénoncé le programme pétrolier comme faisant partie d’une « politique étrangère de plus en plus hostile et belliqueuse envers les Etats-Unis de la part d’un gouvernement peu amical [27] ».
Enfin, le Venezuela a emboîté le pas à Cuba et collabore désormais pleinement à la Mission Miracle. Ce projet consiste à opérer gratuitement tous les Latino-américains pauvres atteints de maladies oculaires, et à promouvoir une intégration continentale qui dépasse le simple aspect économique pour impliquer, entre autres, le domaine de la santé. En 2005, Cuba avait opéré près de 250 000 personnes ayant perdu la vue dont 176 000 Vénézueliens. Ce programme de santé concerne l’Equateur, le Pérou, la République dominicaine, la Bolivie, l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Salvador, le Nicaragua le Guatemala, et s’est appliqué au Mexique pour la première fois [28].
Le secrétaire à la santé du Mexique, M. Julio Frenk, a bien affirmé que son pays n’avait pas besoin d’un tel programme : « Le Mexique est plus qu’autosuffisant pour couvrir toute la demande de chirurgie de cataracte ». Mais il a immédiatement démenti par les autorités de Carrillo Puerto qui ont été les premières à bénéficier du programme cubano-vénézuelien. Par exemple, Mme Pastora Chable Kan, une indigène âgée de 50 ans, n’a pas pu réunir la somme de 14 000 pesos (1 000€) nécessaires pour retrouver la vue et elle a accueilli avec bénédiction les soins ophtalmologiques offerts par le gouvernement vénézuelien. L’objectif de Cuba et du Venezuela est d’opérer 6 millions de personnes en 10 ans, trois millions à Caracas et trois millions à La Havane [29] .
La révolution sociale du président Chávez est sans précédents en Amérique latine, et ses résultats sont aussi impressionnants qu’inattendus. Le Venezuela est la preuve même qu’un gouvernement peut rapidement contribuer à une réduction drastique de la pauvreté et à améliorer sensiblement le bien-être de sa population, à condition à la fois de disposer de la volonté politique nécessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus démunis. |
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simocf
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| Posté le: 23 Sep 2006, 14:18 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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Pour Mrimicha.
Avec la hausse vertigineuse des cours de petrole il est tout a fait normal de s'attendre à ce que un pays aussi petrolifére que le venezuella vive une certaine embellie economique et sociale. tous les indicateurs macroeconomiques doivent etre au vert, sinon il y aurait de tres grandes questions à se poser sur la gestion des revenus de l or noir venezuellian.
Anti imperialiste? pro imperialiste ? je veux tant que nous, pays en voie de developpement, nous nous soustrayons à ce discours nés des tractations de "la defunte guerre froide"! Il est vrai que les grandes nations n'ont pas tjr fait preuve de solidarité avec les plus demunis, mais est ce suffisant pour se noyer toujours dans cette debile théorie du "Grand complot" qui nous handicape tant !?? La voie pour les reformes claires et efficaces est bien claire, reste t il à avoir une volonté politique animée par un sens de civisme aiguisé.
à nous de saisir les opportunités, et laissons de cotés les demagogues et ceux qui sont à leur solde.
Terminé. |
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djatomix
Inscrit le: 22 Aoû 2005
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Localisation: Royla, Finland
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| Posté le: 23 Sep 2006, 21:08 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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Venezuela : la machine à tisser des alliances :) :) 8)
La diplomatie vénézuélienne a su se mouvoir dans toutes les directions possibles, établir des accords et prendre des initiatives inimaginables pour la majorité des pays de la région, avec des résultats surprenants. Depuis sa plate-forme latino-américaine où il maintient des liens solides avec une bonne partie des gouvernements, Hugo Chavez parcourt le monde avec l'ambition de renforcer son pays et le continent.
par Raúl Zibechi
A la fin du mois de juillet, le président Chavez a visité la Russie, la Biélorussie, le Qatar, l'Iran et le Vietnam. En août, il était en Chine, puis en Malaisie et en Angola. Mais il a aussi rendu visite à Fidel Castro sur son lit de convalescence. A chaque visite, il a tissé des alliances politiques, signé des accords de coopération économique et élargi ainsi l'éventail déjà important de relations diplomatiques et commerciales qui font du Venezuela, et de sa propre personne, un acteur de premier plan sur la scène mondiale.
A Moscou, il a signé des contrats pour environ trois milliards de dollars pour l'approvisionnement d'avions et d'hélicoptères de combat au Venezuela, dont les chasseurs modernes Su-30 et les hélicoptères Mi-17, qui s'ajoutent aux accords millionnaires passés avec l'industrie militaire espagnole. A Pékin, où il atterrissait pour la quatrième fois, Chavez s'est engagé à passer des 150 mille barils de pétrole par jour que son pays vend à la Chine à 500 mille en 2009, et jusqu'à un million par jour pour la prochaine décennie. De son côté, tandis que le Venezuela achètera des bateaux citernes pour le transport du pétrole - puisqu'il entend disposer de sa propre flotte - et prétend faire l'acquisition de douze plates-formes de perforation de puits, la Chine a annoncé des investissements dans le pays caraïbéen pour cinq milliards de dollars dans les six prochaines années.
Le bras de fer régional
Cette année, le Venezuela s'est retiré de la Communauté Andine des Nations (CAN) quand la Colombie et le Pérou ont décidé de signer leur traité de libre-échange (TLC, sigles en espagnol) avec les Etats-Unis. Mais il continue à appuyer la construction d'un gazoduc binational avec la Colombie et d'impulser le commerce avec ce pays, qui peut atteindre cette année les cinq milliards de dollars. Les affaires sont les affaires et l'économie vénézuélienne en est à son onzième trimestre consécutif d'expansion, avec une croissance moyenne annuelle de 12,6% au cours de cette période. Le dimanche 3 septembre, dans le programme Aló presidente, Chavez a informé que l'économie de son pays a cru de 60% depuis 1998, passant d'un Produit Intérieur Brut (PIB) de 90 milliards de dollars à 150 milliards. Une telle vigueur ne peut qu'avoir un impact sur les relations avec ses voisins.
Avec l'Argentine, Chavez partage plusieurs domaines de travail : échange intense de pétrole et autres combustibles ; collaboration dans le domaine financier, depuis que le Venezuela a acheté des bons argentins [des bons de la dette extérieure argentine, ndlr] dans des moments difficiles pour l'administration de Nestor Kirchner, qui ensuite est allé plus loin avec la proposition de créer la Banque du Sud ; et la coopération dans le domaine de l'agriculture, dont notamment l'importation de 500 tracteurs argentins.
Avec le Brésil, les domaines de coopération dépassent aussi le cadre énergétique. Ils vont de la coopération technique à la vente d'avions, ce à quoi il faut ajouter l'exploitation conjointe (Venezuela, Brésil, Argentine et Uruguay) du bassin pétrolifère de l'Orénoque. L'entreprise vénézuélienne Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) a passé un accord récemment avec la brésilienne Petrobras pour l'importation d'éthanol pour parvenir à l'élimination du plomb dans l'essence vénézuélienne. De plus, le Venezuela achètera au Brésil la technologie nécessaire pour installer 15 usines d'éthanol d'ici 2010. L'association entre Petrobras et PDVSA permettra la construction d'une grande raffinerie dans l'Etat du Pernambuco, dans le Nordeste brésilien, qui traitera 200 mille barils par jour - 100 mille de chaque pays - et commencera à opérer vers 2011.
En parallèle, il a été annoncé la semaine dernière [début septembre, ndlr] que le Venezuela investira 2,1 milliards de dollars en Bolivie pour la construction de quatre centrales d'hydrocarbures et qu'une société entre PDVSA et la bolivienne Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos (YPFB) sera créée pour des centrales pétrochimiques et de gaz liquide. Cet accord s'ajoute à ceux qui ont été signés entre les deux pays depuis fin janvier, quand Evo Morales a pris ses fonctions de président.
Les relations avec les pays caraïbéens et centraméricains méritent un chapitre à part. Cette région est le théâtre d'un puissant bras de fer entre le gouvernement de Chavez et l'administration de George W. Bush. Caracas a impulsé en 2005 la création de Petrocaribe qui fournit du pétrole à plusieurs pays à des conditions de prix et de financement très avantageuses. Parmi les signataires de l'Accord de coopération énergétique, signé à Puerto La Cruz (Venezuela) en juin 2005, figurent Antigua-et-barbuda, les Bahamas, Belize, Cuba, l'île Dominique, la République dominicaine, Grenade, la Guyane, la Jamaïque, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, et le Surinam, tandis que le Nicaragua et le Salvador ont créé des entreprises mixtes avec PDVSA.
Récemment, on a appris que le Mexique, avec l'appui des Etats-Unis, est en train d'analyser un projet énergétique pour neutraliser l'influence de Chavez dans cette région. Il s'agit du Programme d'Intégration Energétique Méso-américain (PIEM) qui comprendrait les mêmes pays en sus d'autres d'Amérique centrale qui n'ont pas signé d'accords avec le Venezuela, ainsi que le Mexique et la Colombie. Ce projet bénéficie d'un financement de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) de neuf milliards de dollars pour construire au Mexique une raffinerie ayant une capacité de 360 mille barils par jour ainsi qu'un gazoduc de trois mille kilomètres. Le ministre mexicain de l'Energie, Canales Clariond, a affirmé que le projet vise à faire en sorte « que ces pays ne dépendent pas de Chavez en matière d'énergie ».
Mais le président vénézuélien continue à aller de l'avant. Les bonnes relations entre Chavez et le président russe Vladimir Poutine ont ouvert les portes à la présence de l'entreprise publique russe Gazprom (première entreprise mondiale de gaz) en Amérique du Sud. Le géant russe mise sur une coopération avec plusieurs des principales entreprises énergétiques sud-américaines : la brésilienne Petrobras, la vénézuélienne PDVSA, la bolivienne YPFB et l'argentine Transportadora de Gas del Sur (TGS, entreprise privée bénéficiant d'un soutien de l'Etat). Gazprom peut jouer un rôle décisif à un moment où plusieurs pays cherchent l'indépendance technologique des multinationales pétrolières occidentales et pourrait transmettre à ses associés des technologies avancées de construction et de maintenance de grands gazoducs. Le Venezuela et le Brésil ont invité le consortium à participer à la phase d'étude de faisabilité du Gazoduc du Sud.
Diplomatie globale
Une idée de l'importance du rôle du Venezuela dans le monde ressort de l'analyse de l'expert russe Vladimir Ovchinski, conseiller du président du Tribunal constitutionnel, pour qui la possible attaque des Etats-Unis contre l'Iran est due à la rivalité géostratégique avec la Chine, comme il est signalé dans le rapport « Projet 2020 » qui soutient qu'à cette date le pays asiatique se sera érigé en leader mondial au détriment de la superpuissance actuelle. Le talon d‘Achille chinois est le pétrole : il reçoit 47% de ses importations de brut de l'Iran. « Pour mettre la Chine à genoux, les Etats-Unis peuvent attaquer des artères pétrolières » iraniennes, affirme Ovchinski dans une analyse diffusée par RIA Novosti, le 30 août.
Cependant, selon l'analyste, « les accords sino-vénézuéliens changent radicalement le cadre du monde contemporain », puisqu'ils réduisent la dépendance chinoise des Iraniens. Mais face au renforcement militaire et diplomatique du Venezuela suite aux tournées présidentielles de juillet et août, la possibilité que Washington décide de s'appliquer à fond à renverser Chavez - avec l'objectif identique de porter préjudice à la Chine - est de plus en plus lointaine.
A la mi-août, de retour de la tournée qui l'a emmené en Russie, Chavez a décidé d'une relève au ministère des Affaires étrangères. En lieu et place d'Ali Rodriguez (ex-président de PDVSA et ex-secrétaire général de l'OPEP, et qui connaîtrait des problèmes de santé), il a investi Nicolas Maduro, ex-syndicaliste et dirigeant du Mouvement Cinquième République [MVR, le parti de Chavez, ndlr] qui occupait le poste de président du Parlement. Pour l'opposition, la désignation de Maduro signifie que « la diplomatie se politise encore plus et n'est plus d'Etat sinon de parti », selon l'ancien ministre des Affaires étrangères Milos Alcalay, interviewé par IPS (19 août 2006).
Chavez cherche à faire en sorte que le Venezuela occupe un siège au Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2007-2008, et dispose déjà du soutien du Mercosur, de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et peut bénéficier de l'appui de ses nouveaux alliés : la Chine, la Russie, et l'Iran et peut-être d'autres pays du monde arabe et musulman, où son affrontement verbal et diplomatique avec Israël lui a apporté des sympathies. Pendant ce temps, les Etats-Unis misent sur le Guatemala dans une bataille qui sera un moment de définition. Le président vénézuélien n'occulte pas son intention de poursuivre une diplomatie pétrolière. Il l'a reconnu lors de l'investiture de Maduro, en signalant que « dans le cas vénézuélien, nous ne pouvons séparer la stratégie énergétique pétrolière de la diplomatie ».
_____________________________________________________________
En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:
RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
URL: http://risal.collectifs.net/
Source : Brecha (www.brecha.com.uy) ; ALAI, Agencia Latinoamericana de Información (http://www.alainet.org/index.phtml.es), 8 septembre 2006.
Traduction : Frédéric Lévêque, pour le RISAL (www.risal.collectifs.net).
Vendredi 22 Septembre 2006
Raúl Zibechi |
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djatomix
Inscrit le: 22 Aoû 2005
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| Posté le: 23 Sep 2006, 21:32 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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Le Venezuela et l’Iran ont renforcé un peu plus leurs liens économiques et géostratégiques lors de la visite du président iranien à Caracas, l’occasion pour les deux chefs d’État, Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadinejad, et de contester « l’impérialisme américain ».
Le transfert de technologie va bon train entre Téhéran et Caracas et le président vénézuélien a donné un nouveau sujet de préoccupation à son homologue américain George W. Bush : « Il n’y a pas le moindre accord pour un transfert de technologie nucléaire, pour l’instant, mais il pourrait y en avoir un », a-t-il déclaré.
L’ambassadeur de Colombie devant l’Organisation des États américains (OEA), Camilio Ospina, a récemment déclaré que le Venezuela développait un programme nucléaire en association avec l’Iran, dans des infrastructures maquillées en usines de bicyclettes. Le président colombien Alvaro Uribe s’est démarqué des propos de l’ambassadeur.
La déclaration d’Hugo Chavez intervient alors que les grandes puissances craignent que l’Iran développe un programme nucléaire militaire sous couvert de son programme civil visant à accroître ses capacités énergétiques. Téhéran dément toute orientation nucléaire militaire.
Le Venezuela, comme la majorité des pays non alignés réunis à La Havane vendredi et samedi, a apporté son soutien au programme nucléaire civil défendu par Mahmoud Ahmadinejad.
Hugo Chavez a accusé le président américain George W. Bush d’avoir « inventé le grand mensonge des armes de destruction massive pour justifier l’horreur de la guerre en Irak (...) Aujourd’hui, il invente que l’Iran construit des bombes atomiques. C’est un mensonge ».
Après avoir reçu l’ordre du libérateur Simon Bolivar, la plus haute distinction au Venezuela, Amadinejad s’est élevé contre « les tyrans du monde (...) surtout les États-Unis » et a rendu hommage à Hugo Chavez : « Hugo est mon frère. C’est le champion de la lutte contre l’impérialisme dans tout le continent américain, Hugo est un révolutionnaire infatigable ».
Le président iranien a insisté sur "les intérêts communs" des deux pays et la lutte « contre "l’hégémonie mondiale" des États-Unis.
« Deux révolutions se donnent la main : le peuple perse, guerrier du Moyen Orient (...), et le fils de Simon Bolivar, les guerriers des Caraïbes, des peuples libres », a déclaré le président Hugo Chavez en accueillant son homologue iranien.
Lundi, un puits de pétrole irano-vénézuélien doit être perforé dans le grand gisement du bassin de l’Orénoque, dans le sud-est du Venezuela.
Hugo Chavez affirme que cette région abrite le plus grand gisement du monde, estimé à 235 milliards de barils, et des experts iraniens se rendront sur place pour évaluer l’importance du gisement.
L’Iran et le Venezuela sont tous deux membres de l’Organisation des pays exportateurs de Pétrole (OPEP).
D’autres entreprises mixtes existent ou vont voir le jour dans la production d’acier, de médicaments, de matériel chirurgical, et la fabrication de tracteurs agricoles, d’explosifs, d’une petite voiture familiale, d’ordinateurs et d’un centre de pétrochimie.
Les deux présidents ont signé dimanche 25 accords de coopération, notamment dans le secteur de l’énergie.
Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadinejad ont fait une escale de deux jours au Venezuela après avoir participé au Sommet des non alignés à La Havane et avant de se rendre à New York pour l’assemblée générale de l’ONU.
Ils plaideront tous les deux pour une réforme « démocratique » des Nations unies.
source: http://www.cyberpresse.ca/article/2... |
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basta
Inscrit le: 13 Aoû 2006
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| Posté le: 23 Sep 2006, 22:32 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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Vidéo (espagnol) :
www.venezuelaenvideos.com/pt03v11.htm |
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mrimicha
Inscrit le: 24 Juin 2006
Messages: 296
Localisation: France
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| Posté le: 23 Sep 2006, 22:56 Sujet du message: Re: DISCOURS DE HUGO CHAVEZ à la 61ème assemblée générale de l’O |
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simocf a écrit: Pour Mrimicha.
Avec la hausse vertigineuse des cours de petrole il est tout a fait normal de s'attendre à ce que un pays aussi petrolifére que le venezuella vive une certaine embellie economique et sociale. tous les indicateurs macroeconomiques doivent etre au vert, sinon il y aurait de tres grandes questions à se poser sur la gestion des revenus de l or noir venezuellian.
Anti imperialiste? pro imperialiste ? je veux tant que nous, pays en voie de developpement, nous nous soustrayons à ce discours nés des tractations de "la defunte guerre froide"! Il est vrai que les grandes nations n'ont pas tjr fait preuve de solidarité avec les plus demunis, mais est ce suffisant pour se noyer toujours dans cette debile théorie du "Grand complot" qui nous handicape tant !?? La voie pour les reformes claires et efficaces est bien claire, reste t il à avoir une volonté politique animée par un sens de civisme aiguisé.
à nous de saisir les opportunités, et laissons de cotés les demagogues et ceux qui sont à leur solde.
Terminé.
je suis en partie d'accord avec vous quand vous dites que la hausse des cours de petrole aide les pays pétroliers dans leurs efforts de développement économique et sociale mais est ce que c'est le cas des pays arabes comme les monarchies du golf, de la libye et d'algérie ?
j'ai trouvé l'article ci dessous sur internet, ça pourrait vous intéresser :!: :D ceci est pour vous montrer que même avec une richesse pétrolière, un pays où il n'y a pas une volonté politique sincère de développer l'économie, améliorer les conditions de vie de la population etc. ne pourra jamais atteindre le niveau que le venezuela a pu atteindre ces dernières années en dépit des menaces américaines et des échanges inéquitables nord-sud qui handicapent non seulement l'économie venezuelienne mais toute les économies du tiers monde incluant celle du Maroc.
article:
Dans ce classement de 177 pays, l’Algérie devance le Maroc, classé à la 124e position, mais est loin derrière la Tunisie (89e position).
L’Algérie est classée à la 103e position de l’indice mondial du développement humain, un classement de 177 pays, établi par le Pnud qui combine l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le revenu par habitant. L’Algérie devance le Maroc, classé à la 124e position, mais loin derrière la Tunisie (89e position).
Les politiques commerciales “inéquitables”, menées par les pays riches, empêchent la croissance des pays pauvres, affirme le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ...
“Les barrières commerciales auxquelles sont confrontés les pays en développement exportant vers les pays riches sont, en moyenne, trois fois plus élevées que celles qui frappent les échanges entre pays riches”, souligne le rapport. Rien ne démontre mieux la logique perverse selon laquelle fonctionne ce système de subventions agricoles que la Politique agricole commune (PAC) menée par l’Union européenne, un dispositif qui met 51 milliards de dollars (43 milliards d’euros) à la disposition des producteurs. La PAC soutient un secteur qui représente moins de 2% des emplois, mais qui absorbe plus de 40% du budget total d’indemnisation par l’Union européenne. Le sucre est le premier parmi ses pairs à avoir servi d’étude de cas en termes de politique publique irrationnelle.
Le document de 401 pages montre, en outre, que les pays pauvres représentent moins d’un tiers des importations des pays riches mais les deux tiers de leurs recettes douanières. “Cette taxation perverse et ces politiques commerciales inéquitables continuent d’empêcher des millions d’habitants dans les pays les plus pauvres du monde de sortir de la pauvreté, maintenant des inégalités obscènes”, juge le rapport.
Le Pnud épingle notamment les subventions versées par les pays riches à leur agriculture qui, selon l’agence onusienne, “leur permettent de garder un quasi-monopole sur le marché mondial des exportations agricoles”. “Les pays en développement perdent environ 24 milliards de dollars (19,7 milliards d’euros) par an en raison du protectionnisme agricole et des subventions” pratiqués par les pays riches, poursuit le rapport. Le Pnud cite ainsi l’exemple des producteurs européens de sucre lesquels “payés quatre fois plus que le prix mondial (...) ont provoqué la chute des prix mondiaux et infligé un manque à gagner de 494 millions de dollars au Brésil et de 151 millions de dollars à l’Afrique du Sud”.
“Derrière la rhétorique du marché libre et les vertus d’uniformiser les règles du jeu, se cache la dure réalité que certains des agriculteurs les plus pauvres du monde sont obligés de rivaliser, non pas avec les agriculteurs du Nord mais avec les ministres des Finances des pays industrialisés. Un cinquième de l’humanité survit avec moins d’un dollar par jour dans des pays où des enfants meurent parce qu’ils ne disposent même pas d’un lit à moustiquaire”, regrette le rapport. Le document précise que le débat sur les tendances de la répartition mondiale des revenus continue à faire rage, mais la question de l’envergure des inégalités prête moins à discussion. Les 500 personnes les plus riches du monde ont un revenu combiné plus important que celui des 416 millions les plus pauvres. À côté des ces extrêmes, les 2,5 milliards d’individus vivant avec moins de 2 dollars par jour — 40% de la population mondiale — représentent 5 % du revenu mondial. Les 10% les plus riches, qui vivent presque tous dans des pays à revenu élevé, comptent pour 54 %
Rapport de la PNUD
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