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les savants musulmans oubliés de l'histoire ....
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rifiya


Bavard(e) Chronique
Bavard(e) Chronique

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MessagePosté le: 02 Fév 2005, 11:46    Sujet du message: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

je trouve tres important de rendre homage a nos savants et d'en parler le plus souvent, surtout a nos enfants porque ils ont tendance a etre influencés par les occidentaux et malheureusement l'image des musulmans laisse a désirer Rolling Eyes

j'aimerai dans ce post que nous parlions des savants musulmans oubliés de l'histoire si vous le désirez Smile

je commence :

jai un livre du Dr Hébri Bousserouel intitulé " Les savants Musulmans oublié de l'Histoire " des éditions "UNIVERSEL"



Medecins, philosophes et chirurgiens musulmans....

Hounaïn Ibn Is'haq
( que Dieu ait son âme )

L'histoire personnelle de Hounain a elle même la valeur d'un symbole. C'est l'histoire d'une humiliation et d'une vengeance. Humiliation qu'un Perse arrogant fit subir au fier descendant arabe de l'audacieuse tribu des Ibadi, et qui contribua à l'avènement de la suprématie intellectuelle du jeune empire arabe.

Hounaïn Ibn Is'haq est né à El-Hira en 142/809, l'année de la mort d'Haroun er-Rachid. Les instruments et les bocaux que l'enfant voit dans le laboratoire de son père éveille en lui d'autres aspirations que celle de devenir, comme la plupart de ses camarades, un simple commerçant d'ingrédients de toutes sortes. Il n'était pas pour cela.

Le jour vient enfin où son vieil ami, le caravanier Houbéïch, se déclare disposé, en échange d’un peu de camphre, à conduire Hounaïn jusqu’à Bagdad, capitale de l’empire. Hounaïn désire se consacrer à la médecine et, avec toute l’ardeur et la soif d’apprendre de ses quinzes ans, il assiste aux cours de Yahia ben Masaoueih, professeur doté d’une immense renommée. Mais Hounain et incapable de se contrôler plus longtemps, il lui lance : « Retourne donc là d’où tu viens ! Va te faire agent de change à Hira comme les tiens ! Mais ne te mêle surtout pas d’étudier la médecine, ce n’est pas une profession pour un Ibadi ! »

Hounaïn sort de la classe; pleurant amèrement. Les paroles méprisantes de Masaoueih le brûlèrent comme autant de coups de fouet. Ce jour-la, frémissant de colère, il se jure de prouver qu’il était capable de devenir un aussi grand médecin que Masaoueih, ou plutôt non : un médecin vers lequel celui qui la si profondément offensé devra lever les yeux !
Il voyage en pays roumi, en Asie Mineure, il étudie la langue grecque jusqu’à la maîtriser assez totalement pour pouvoir lire les ouvrages des grands médecins grecs dans le texte. Auprès du meilleur professeur de Basra, sur le golfe Persique, II perfectionne son arabe et apprend le persan. Il pane déjà l’araméen depuis sa plus tendre enfance.
Deux années se sont écoulées depuis que le jeune Hounaïn a vu se refermer derrière lui les portes dorées de Bagdad... Or, voila qu’un soir au crépuscule Chalil ben Abdallah, ancien membre lui aussi du cercle d’auditeurs de Masaoueih. rend visite a un ami. les yeux baissés, un étranger a barbe noire assis en tailleur sur sa peau de mouton. Chalil ne la encore jamais rencontré dans les rues de Bagdad. Absorbé par son entretien avec son ami, il ne prête guère attention a ce personnage muet.
Mais soudain une voix s’élève, elle chante des vers grecs. Des vers d’Homère qui parlent d’un homme nommé Ulysse. Et c’est sa voix gui trahit le chanteur. Chalil la connaît bien. L’homme qui, la tête appuyée au mur orné de carreaux de faïence multicolore, chante le héros d’Homère ne peut être que son ami et ancien condisciple, Hounaïn ben Is’Haq. Inquiété, celui-ci demande a Chalil de garder le silence : « Ne divulgue pus mon secret. Ma mission n’est pus encore accomplie. »
Peu de temps après, Chalil rencontre de nouveau son mystérieux ami, cette fois dans la maison de Djabril ben Bajtichou doyen du corps médical de Bagdad. Et Chalil n’a pas fini de s’étonner En effet, le vénérable vieillard de la très ancienne lignée de médecins de Goundi chapour traite le jeune Hounain, alors tout juste âgé de dix-sept ans, avec la prévenance. la déférence même, dont on n’use généralement qu’envers des personnages haut placés. Il l’appelle « Maître Hounaïn » et lui prodigue tous les honneurs réservés aux hôtes de marque.

- Pourquoi t’appelle-t-il Maître ? demande Chalil, incrédule et curieux, à son ami en sortant avec lui de la maison de Djabril. Hounain tire alors de sa poche la traduction dont le chef du cours médical l’avait chargé. Il le sent, l’heure du règlement de comptes a enfin sonné.
« Prends ces feuilles et apporte-les a Yahia ben Masaoueih, l’homme qui m’a brutalement chassé de son cours puis répète-lui ec que tu viens de voir et d’entendre dans la maison de DjabriI hen Bajtichou. »

- Nul être humain n’a pu produire une telle traduction, a moins que l’esprit de Dieu ne la lui ait inspirée ! S’écrit Masaoueih après avoir examiné les feuillets. Dis à Hounaïn lbn Is’haq que je serais heureux de compter au nombre de ses amis.
Hounaïn inaugure alors une série de conférences médicales à Bagdad. Le sage Djabril ben Bajtichou lui-même ne dédaigne pas d’y assister et de s’instruire auprès de son jeune ami. Parmi les auditeurs figure même parfois l’ancien professeur de Hounain, Masaoueih en personne.
Mais plus que ses conférences, ce sont ses traductions magistrales qui feront la célébrité de ce jeune Arabe qui désormais surclasse. et de loin, Masaoueih. Les Banou “fils” de Moussa sont enthousiasmés par un travail aussi solide et aussi sûr. Il ne s’agit point là de traductions littérales, le sens de la phrase est réellement transposé dans la nouvelle langue, un arabe à la fois clair et élégant. Mohammed ben Moussa se montre particulièrement attaché au jeune Ibadi. Il l’héberge et lui alloue un traitement élevé pour traduire en arabe les ouvrages grecs que ses frères et lui-même Se sont procurés.

Hounaïn Se voit bientôt obligé de s’adjoindre des aides traducteurs. Mais aucun livre ne sort de chez lui qu’il ne l‘ait lui-même scrupuleusement revu et corrigé. Des qu’un nouveau texte lui parvient il commence par le disposer clairement, par le diviser en chapitres et alinéas, méthode particulièrement précieuse lorsqu’il s’agit des ouvrages de Galien, écrivain préféré de Hounaïn. Il était un des plus éminents traducteurs des oeuvres grecs en langue arabe.

Quant à Hounaïn ibn Is’haq sa mission immense de traducteur ne doit pas éclipser sa production personnelle. Qui présente sous une Forme didactique les grands points, de la science médicale ou qu’il Soit traité d’un sujet spécialisé : Ophtalmologie, diététique, thérapie dentaire, pharmacopée.
Hounaïn s’affirme comme le meilleur représentant de ce siècle. Parmi les traités dus a sa plume experte, Kitab el-maça’íl-tib le ‘Livre des questions relatives à la médecine’ est l’une des sources principales de la médecine médiéval, que des générations d’étudiants orientaux ont appris par coeur.
En Occident, son succès relative a l’art médical fut reçu comme la bible. Une oeuvre, identique par le contenu sinon par la présentation, semble se cacher sons deux titres différents: Livre des questions relatives à la médecine ‘Kitab el-maça’íl-tib’ hypothèse qu’un examen relatif à La médecine. La rédaction commencée par Hounaïn a été achevée par son neveu Houbaïs. Mais il est difficile de faire le partage. Quoi qu’il en soit, le Kitab el-maça’íl-tib fut un véritable catéchisme médical, en usage pendant des siècles. Sous forme de questions-réponses, il présente les notions générales.
Lorsque Hounaïn a besoin d’un exemplaire d’un certain manuscrit de Galien qui a son époque est déjà une rareté. Il part lui-même à sa recherche « J’en avais un besoin urgent et parcourus de ce fait lai Mésopotamie, la Syrie, la Palestine et l’Egypte, jusqu a Alexandrie. Mais je ne réussis a le découvrir nulle part, abstraction faite d’une moitié de l’ouvrage que je trouvais à Damas. » En plus de cet écrit rare, dont l’origine est aujourd’hui perdus Hounain rapporte a Bagdad un grand nombre d’ouvrages précieux.
Entre-temps, El-Moutawakil, successeur d’El-Mamoun, l’a nommé son médecin traitant personnel en même temps que directeur de l’école califienne de traducteurs, nouvellement fondée.

Il mourut en 206/873. A la mort de Hounaïn, la majeure partie des ouvrages commencer furent terminés par son fils Ishaq ben Hounaïn et son neveu Qobaïs.



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MessagePosté le: 02 Fév 2005, 15:10    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

salam
vraiment une bonne idées pour les faire connaitre et aussi pour les rendre hommages bravo rifiya
alors je choisi de vous parler de alkhawarizmi un des plus grand savant, et surtout c lui le createur de l'algorithmique(tiré de son nom alkhwarizmi) qui est la base de la programmation 'informatique eh oui

l-Khwarizmi d'Abu Abdullah Muhammad Ibn Musa née à Khwarizm (Kheva), une ville au sud du fleuve Oxus dans le présent Uzbekistan. (Uzbekistan, un pays musulman pendant plus de mille années, a été succédé par les Russes en 1873.) Ses parents émigré au sud de Bagdad quand il était un enfant. La date exacte de sa naissance n'est pas connue. On l'a établi de ses contributions qu'il s'est épanoui sous Al-Mamun de Khalifah (Calif) à Bagdad pendant 813 à 833 . et il est mort autour 840 . Il est meilleur connu pour présenter l'algorithme mathématique de concept, qui est tiré de son nom.
Al-Khwarizmi est l'un des plus grands mathématiciens jamais vécu. Il est le fondateur de plusieurs branches et concepts de base des mathématiques. Il est également célèbre en tant qu'un astronome et géographe. Al-Khwarizmi a influencé la pensée mathématique à a une plus grande ampleur que tout autre auteur médiéval. Il est identifié en tant que fondateur d'algèbre, comme il lance non seulement le sujet sous une forme systématique mais également développé lui jusqu'au degré de donner les solutions analytiques des équations linéaires et quadratiques.
l'algèbre est dérivée de son célèbre livre "Al-Jabr wa-Al-Muqabilah". Il a développé en détail les tables trigonométriques contenir le sinus fonctionne, qui plus tard ont été extrapolés aux fonctions de tangente. Al-Khwarizmi a également développé le calcul de deux erreurs, qui l'ont mené au concept de la différentiation. Il a également raffiné la représentation géométrique des sections coniques L'influence d'Al-Khwarizmi sur la croissance des mathématiques, de l'astronomie et de la géographie est bien établie dans l'histoire. l'approche était systématique et logique, et non seulement il a rassemblé la connaissance alors régnante sur de diverses branches de la science mais également enrichi lui par ses contributions originales. Il a synthétisé la connaissance grecque et indoue et aussi a contenu sa propre contribution d'importance fondamentale pour des mathématiques et la science. Il a adopté l'utilisation de zéro, comme numéro d'importance fondamentale, amenant à la prétendue arithmétique des positions et du système décimal. Son frayer un chemin de travail sur le système des numéros est bien connu en tant que l'"algorithme," ou "Algorizm." En plus de présenter l'arabe des numéros, il a développé plusieurs procédures arithmétiques, y compris des opérations sur des fractions.
En plus d'un traité important sur l'astronomie, Al-Khwarizmi a écrit un livre sur les tables astronomiques. Plusieurs de ses livres ont été traduits en latin en l2th siecle par Adelard de Bath et Gerard de Crémone. Les traités sur l'arithmétique, Kitab al-Jam'a wal-Tafreeq bil Hisab al-Hindi, et celui sur l'algèbre, Al-Maqala fi Hisab-al Jabr wa-al-Muqabilah, sont
connu seulement des traductions latines. C'était cette traduction postérieure jusqu'à la laquelle a présenté la nouvelle science inconnu à ouest " puis." Ce livre a été employé jusqu'au seizième siècle comme manuel mathématique principal des universités européennes. ses tables astronomiques ont été également traduites en langues européennes et, plus tard, en Chinois.
La contribution d'Al-Khwarizmi à la géographie est également exceptionnelle. Il a non seulement mis à jour les vues de Ptolémée sur la géographie, mais également les corrigé en détail. Soixante-dix géographes ont travaillé sous la conduite de Khwarizmi et ils ont produit la première carte de le globe (monde connu) dans 830 C.E. On rapporte qu'également il collabore aux mesures de degré commandées près le khalifah (Calife) Mamun al-Rashid étaient mesure visée du volume et circonférence de la terre. Son livre de géographie "Surat-Al-Ard intitulé de Kitab," comprenant des cartes, a été également traduit. Ses autres contributions incluent le travail original lié à horloges, cadrans solaires et astrolabes. Il a également écrit Al-Tarikh de Kitab et Al-Rukhmat de Kitab (sur des cadrans solaires).

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MessagePosté le: 02 Fév 2005, 17:54    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

je choisis pour vous un livre qui s'appelle
les contes des mille et un mythes
de Nasr E Boutammina

http://www.islam-fraternet.com/mythes.htm

à lire

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MessagePosté le: 02 Fév 2005, 18:35    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

Bonjour,

oui c'est vrai qui ne faut pas oublier ce passé glorieux, et au même temps si lointain, la question qui faut se poser, que se passe t-Il avec les intellectuels musulmans aujord'hui, certes les Arabes, les Berbères en Andalousie et les perses au Moyen-orient ont participé à l'essor de toutes les autres civilisations, en fesant traduire des manuscrits grécques et autres... mais le passé nous a rattrapé et malheureusement tout ça se trouve que dans les livres, mais les temps ont changé.
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MessagePosté le: 23 Fév 2005, 23:57    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

salam Wink

un autre savant

Ibn Sina
(Que Dieu ait son âme)

Avicenne pour les Occidentaux

Des texte traduits par Gérard de Crémone, le Canon d’Ibn Sina et celui qui rencontra le plus grand succès jusqu’à une date avancée. La première impression d’ensemble parut à Milan, en 1473. une douzaine d’éditions, complètes ou partielles la suivirent jusqu’à la fin du Xve siècle, une soixantaine entre 1500 et 1674. le Canon d’Ibn Sina (Avicenne) succita néanmoins des tentatives de révision : aucune n’amena une nouvelle traduction de l’ensemble fondée sur l’Arabie. Le plan du Canon d’Ibn Sina (Avicenne) était d’une extrême logique, dérouta les premiers lecteurs. Mais une fois assimilé, il se prêta admirablement aux exigences de l’enseignement universalité. Il offrait une présentation plus approfondie et totalement différente du Tegni de Galien.


Son père fut originaire de Balkh. Sous le règne de Nouh ibn Mansour le Samanide(977-997), il s’en alla de Balk à Boukhara ; pour travailler dans l’administration. Il devient préfet de Kharmaithan, centre d’un district de la region de Boukhara, métropole ancienne. C’est exactement à Afchana qu’il épousa sa mère, Arabe issue d’une famille noble, Qoreichite de la mecque et s’installa. Ibn Sina naquit en 980 à Afchana, près de Boukhara, puis son frère. La famille se rendit à Boukhara, où il étudia le Coran et les belles-lettres. A l’âge de dix ans révolus, il vint à bout de cent quatorze sourate di Coran et d’une grande partie des belles-lettres, si bien qu’on en était surpris. Son père décida de l’envoyer auprès d’un marchand qui connaissait le calcul indien, pour l’apprendre de lui. Entre temps il s’attacha à Ismaël Zahid pour étudier assidûment la jurisprudence et il fut un de ses meilleurs élèves. Il était familiarisé avec les diverses méthodes d’interrogation et d’objection addressées à l’interculoteur, selon les procédés usités parmi les gens du métier. Ibn Sina disait :
‘Tout problème que mon maître me proposait, je parvenais à le résoudre mieux que lui-même. Ainsi j’appris de lui les parties évidentes de la logique, science dont il connaissait peu les subtilités. Puis, spontanément, je me mis à lire des livres et à étudier les commentaires, de sorte que je deviens maître en logique. Sous la direction de Natéli, je lus aussi la Géométrie d’Euclide, depuis le début jusqu’à la cinquième ou à a sixième figure ; quand au reste du livre, je parvins à en résoudre personnellement toutes les difficultés. Je passai à l’Almageste. Lorsque j’en eus fini avec ses préliminaires et que je parvins aux figures géométriques, Natéli me dit : ‘Lis, toi-même et résous les difficultés ; ensuite, expose-moi, ce que tu as lu pour que je distingue ton profit’le vrai du faux’. (L’homme n’était pas à la hauteur du livre). Donc je me mis à élucider le livre par moi-même. Puis j’exposais à mon maître les questions. Que de problèmes difficiles que Natéli n’avait pas résolus jusqu’alors et qu’il compris grâce à moi !
Ensuite, Natéli me quitta, s’en allant à Gorgandj. Quant à moi, je m’appliquai à lire et à étudier les ‘Fossous el-Hikam’ de Farabi. Les sciences naturelles et la métaphysique, et de jour en jour, les portes de la science s’ouvraient devant moi.

Puis je m’adonnais à la médecine. Quelques temps après, des médecins éminents l’étudièrent sous ma direction. De plus, je donnais mes soins aux malades. Ainsi, je maîtrisait confortablement le traitement fondé sur l’expérience, alors que je n’étais âgé que de seize ans’.


A seize ans, il était professeur agrégé de médecine. Il enseigna la médecine dans les grands hôpitaux musulmans.
Déjà au IXè siècle Abou Ali Ibn Sina décrivit les effets du café sur l’appareil digestif. Bien sûr, après Er-Razi, qui les décrivit avant lui.

En médecine comme en philosophie Avicenne était un maître incontestable et incontesté. Auteur de plus de cent ouvrages parmi eux ‘le livre de la guérison’ et le ‘canon de la médecine’, consulté jusqu’à présent. Source de référence pour les études de médecine en Europe.

Abou Ali ibn Sina surnommé, Cheikh Er-Raïs, le maître des savants !

Il est embarrassant pour un professeur d’avoir à affronter un élève qui non seulement assimile toutes les matières avec une facilité déconcertante, mais qui de surcroît corrige ses énoncés et résout les difficultés mieux que lui !
Que penses-tu de ta prestation lors de ton examen de médecine à l’école de Djoundaysabour ? Tu ne me contrediras pas si je te dis qu’elle est resté gravé dans plus d’une mémoire. Le 20 de dhoul el-qa’da très précisément....La salle était noire de monde, ils étaient venus nombreux de tout le pays pour écouter le prodige de seize ans. Il y avait, des médecins de toute origine, des juifs, des chrétiens, des mazdéens, de ces savants vieillards au visage buriné, le trait raidi par le savoir. L’exposé qu’il fit sur l’étude du pouls, l’extraordinaire concision avec laquelle il décrivit ses différents aspects, cinq de plus que Galien, a frappé tous les esprits. Mécanisme de la digestion, établissement du diagnostic par l’inspection des urines, méningites, régime des vieillards, utilité de la trachéotomie.
Abordant l’apoplexie, il révolutionna l’assistance en affirmant qu’elle était due à l’occlusion d’une veine du cerveau, remettant en cause du même coup la théorie non valable et inconsidérée de Galien. Il ajouta aux quatre saveurs gustatives décrites par Aristote le mauvais goût, l’inspidité, et d’autres encore...De nombreux autres éléments participent à la saveur d’un repas, disait-il.

La prière, songea-t-il. Depuis toujours elle lui avait été salutaire. Chaque fois qu’il avait été confronté à un problème ardu. C’était dans le silence souverain de la mosquée qu’il avait trouvé la voie. Allah est le miroir, Il est le reflet suprême e la vérité.
Il disait : ‘Chaque fois que je me trouvais dans l’embarras devant un problème ou que j’étais incapable d’établir le moyen terme d’un syllogisme, j’allais à la mosquée, je priais, je suppliais l’Absolu Instaurateur de l’Univers de me révéler ce qui m’était impénétrable et de me simplifier ce qui m’était laborieux. Puis la nuit, je revenais à la maison, je me remettais à lire et à écrire. Lorsque, je cédais au sommeil, quelque peu, je voyais en songe précisément la même question, de sorte que, pour plusieurs problèmes difficiles, la solution m’apparut pendant que je dormais. Ainsi, je devins maître en médecine, en logique, en sciences naturelles, en philosophie et en mathématiques’.

Il racontait : ‘alors je revins à la science divine. Je lus le livre intitulé : ‘Métaphysique’, mais je n’en comprenais rien. Les intentions de son auter restaient obscures pour moi. J’eus beau relire quarante fois ce livre, d’un bout à l’autre je n’en saisis ni le sens ni le but. Je désespérais et je me dis, ce livre est incompréhensible. Un jour, je passais par le Souk des librairies, un marchand ambulant tenait à la main un livre dont il criait le prix. Il me le présenta, dans mon encouragement, je le repoussait, convaincu qu’il n’y avait nul profit en cette science. Le vendeur insista, disant : ‘Achète ce livre, il est à bon marché. Je le vends au prix de trois dirhams parce que son propriétaire est dans le besoin.’ Je l’achetai donc. C’était le livre d’Abou-Naçr-El-Farabi, ‘Les buts de la métaphysique’. Je revins chez moi et je m’empressai de le lire, sur le champ, les buts poursuivis par l’auteur de ce livre se découvrirent à moi, parce que je le connaissais déjà par coeur. Tout réjoui de cet événement. Je fis ample aumône aux pauvres, en action de grâce, dès le lendemain’.

A l’âge de dix huit ans, il en avait fini avec l’étude de toutes les sciences. Il savait déjà l’astronomie, il apprit les mécanismes de notre univers, le mouvement des planètes fixées à leurs sphères respectives, parfaitement transparentes. Il acheva aussi ses connaissances en philosophie.

A vingt ans, sur la requête du jurisconsulte Abou Bakr el-Baraqi, il décida de prendre le calame ‘la plume’. En quelques semaines, il rédigea pour lui un ensemble de dix volumes : El Haçil wa el mahçoul ‘Le traité du résultant et du résulté’, ainsi qu’une étude sur les moeurs : El Birr wa el Ithim ‘’La dévolution et le péché’.

Dans le même temps, il élabora à l’intention de son voisin Abou El-Hassan El Aâroudi, une encyclopédie scientifique El Madjmoû’ ‘compendium’ dans lequel il traitait de toutes les sciences sauf les mathématiques ‘Le Compendium d’Aâroudi’, que ses vingt et un volumes rendaient aussi denses que ‘Le Traité du résultant et du résulté’ en deux volumes, qu’il gardait jalousement chez lui.

Il écrivit souvent à son ami El Birouni :

‘En astronomie, j’ai retrouvé une des premières traductions en arabe par Hounaïn Ibn Is’Haq de l’almageste de Ptolémée. Elle remonterait à plus de trois cent ans. C’est une version qui a du appartenir à l’école dite de Minuit ; je pense fortement en rédiger un abrégé.
Jai aussi pris connaissance des tables astronomiques indiennes. A ce propos, j’avoue être assez sceptique sur ce que les savants de là-bas appellent ‘le jour de Brahma’. Est-il scientifiquement possible de croire qu’à chaque révolution de 432 millions d’années les astres reviennent à leur position initiale ? J’aimerai beaucoup avoir ton avis là-dessus’.
C’est par des détails aussi primaires que nous pouvons vérifier combien l’oeuvre du Créateur est sublime, parfaite et unique. Allah est Grand’.

Depuis neuf mois que Cheikh el-raïs est à Gourgandj. Il rédigea successivement un abrégé traitant de la pulsation, en persan ; un poème sur la logique ; une réfutation des prédictions de l’avenir fondées sur les horoscopes, appelée aussi Réfutation de l’astrologie judiciaire. Il était contre les astrologues, pour lui ce n’est pas une science. Dix poèmes, une épître sur l’ascétisme où il exposa avec une grande précision les états de conscience de l’ascète. I écrivit aussi un livre philosophique qu’il intitula : ‘les Facultés humaines et leurs appréhensions’, de nombreux poèmes sur la Magnificence et la Sagesse, ainsi qu’un traité sur ‘La tristesse et ses causes’, qui n’est autre que la parapsychologie.

‘J’étais alors au comble de mon érudition, javais lu tous les livres dignes d’être lus, je possédais la science par coeur, depuis elle n’a fait que mûrir en moi’.

Ali Ibn Sina ne se tient pas sur un siège surélevé, mais sur un tapis, respectant l’usage qui veut qu’un enseignement ne s’élève pas au dessus du cercle de ses auditeurs, seuls ses vêtements reflètent l’importance de sa fonction. Il est vêtu du costume des savants et sa tête est enveloppée d’un truban savamment noué. ( Ce qui prouve l’humilité des savants Musulmans).
Ibn Sina promena son regard sur les étudiants avant de conclure :
‘C’est ainsi que celui qui accomplit les cinq prières avec la foi et la confiance dans la bonté divine, celui-là recevra la récompense de cinquante prières... Ainsi s’achève notre cours d’aujourd’hui .Wa salam ‘alaïkoum ‘que la paix soit sur vous’.

La prière du milieu du jour terminée, Ibn Sina reprit son enseignement, mais cette fois à l’intention des maîtres et des auditeurs érudits venus des quatre horizons de la Perse.
On parla littérature, tradition, logique, science des nombres, science des corps, et naturellement médecine. Cet après-midi, Ibn Sina ‘Avicenne’ dicta plus de cent feuillets.

Au cours de deux mois, il écrivit quatre ouvrages : ‘ les Remèdes pour le coeur’, ‘Le Traité exposant l’épître du médecin’, ‘un Abrégé sur : L’angle formé par la tangente n’a pas de quantité’, et ‘les Questions générales d’astronomie’.

Il aimait souvent répéter : ‘Notre existence s’écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu’il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t’inquiéter : Le jour qui n’est pas venu, et celui qui est passé’.

Le sermon d’Avicenne

‘ Je promets et je jure au nom d’Allah, l’Etre suprême d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la Médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent, et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis à l’intérieur des maisons mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe : ma langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à corrompre les moeurs ni à favoriser le crime .Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants l’instructions que j’ai reçue de leurs pères. Que les hommes m’accordent leur estime, si je suis fidèle à mes promesses couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque’.

Les Occidentaux ont brouillé les données et ils ont attribué cet acte de foi écrit et fait l’imminent savant Abou Ali Ibn Sina (Avicenne) à Hippocrate. La preuve irrévocable est la suivante, est-ce que Hyppocrate croyait en Dieu unique ? Non. Comment pourrait-il jurer comme suite : je promets et je jure au nom d’Allah, l’Etre suprême’. (Qui d’autre, qu’Allah).

‘Pourquoi ne pas rendre à Ibn Sina, ce qui appartient à Ibn Sina ?’

C’est encore lui qui dit : ‘Si le symptôme devient urgent, on abandonnera le soin de la maladie pour soigner le symptôme’.

C’est à Ibn Sina que l’on doit d’avoir constaté le premier qu’un cancer localisé est souvent la manifestation d’un état cancéreux généralisé de l’organisme. C’est lui aussi qui révèle le caractère contagieux de la phtisie pulmonaire et le danger que les phtisiques encourent en s’exposant au soleil.
Que certaines maladies infectieuses, telle la variole, confèrent à celui qui en est atteint l’immunité à vie. Très important en médecine.

Le grand médecin Ibn Sina (Avicenne) donne la première description claire et complète de la splénite infectieuse qu’il nomme fièvre persane. Il dresse un tableau de diverses maladies qui engendrent la jaunisse et donne du ‘filaire de Médecine’, parasite du tissu cellulaire sous-cutané.

Et ajouta :
‘I lne faut pas se convaincre que ce l’on désire est plus important que ce que l’on possède. Et t’assurer qu’aucune ambition ne mérite le prix d’une vie humaine...’

‘Un bol renversé ne se remplit jamais. Si tu persistes à vivre en tournant le dos à la réalité, le bonheur et le malheur glisseront sur ton coeur comme l’eau du torrent sur les galets. Or l’homme a besoin du bonheur et du malheur pour marcher en équilibre. Et l’être le plus fort, fut-il l’invincible Roustam (Héros de légende invincible, c’est en sorte l’Hercule persan), a besoin de se confier un jour’.

Il ajouta :

‘Les peuples souffrent d’une double infirmité : l’absence de mémoire et la cécité. Ce qui leur confère l’étrange aptitude de glorifier ceux qu’ils ont haïs la veille, et de haïr le lendemain ceux qu’aujourd’hui encore ils vénèrent’.

Il dit encore :

‘Je suis un homme de science, et je ne crois pas à l’irrationnel. J’ai même écrit un ouvrage sur le sujet intitulé :’ réfutation des prédictions basées sur les horoscopes’.

Il ajouta :

‘En ces trois êtres ne mets jamais ta confiance : le roi, la femme et le cheval. Car le roi est blasé, la femme perfide et le cheval fugace..’

au cours des trois mois passés à Qazvim, il ajouta à ses écrits trois ouvrages supplémentaires : (Le Colloque des esprits après leur séparation d’avec le corps), (les Postulats des annales du temps passé), et une allégorie philisophique : (Hisoitre de Salaman et Absal).

A tout cela fut conçu sans jamais abandonner la rédaction d’un deuxième livre du Canon qu’il acheva sur la route entre Talar et Tedjen. Cette deuxième partie comprend les définitions de la maladie et ses causes. C’est son livre de pathologie.

Il allait vers Déhestan, et tomba gravement malade, il revint à Gorgani sur sa propre situation la Qacida ‘le poème’ dont voici les premiers vers :

‘Quand j’eus grandi, aucune localité ne fut à ma mesure,
Quand mon prix s’éleva, il n’y avait plus d’adjudicataire.’

Il mourut en 1037 à Hamadhan, sans femme ni enfant, seul.

Que Dieu ait son âme


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MessagePosté le: 24 Fév 2005, 08:11    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

Ibn Rochd
(Que Dieu ait son âme)

il disait : ‘Si le sens apparent de l’écriture entre en conflit avec les conclusions obtenues par démonstrations, on doit l’interpréter métarphoriquement, c’est-à-dire en déchifrant les symboles.’

Abou el-Walid Ibn Rochd, connu sous le nom d’ AVERROES, né à Cordoue en 1126, philosophe et médecin arabe.

Averroès fut grand cadi de Cordoue et de Séville, R. Brunschwig, analysant la Bidaya ‘Début’ le traité d’exégèse juridique d’Averroès. Il observa un strict respect d’une tradition en Orthodoxie.

Ibn Rochd reste fidèle à l’esprit et à la lettre du Coran qui place au-dessus de tous les autres Prophètes ceux qui ont apporté le message de la Loi, tels que Abraham, Moise, Jésus et Mohammad Ibn Abdallah ( que le salut et les bénédictions d’Allah soient sur eux).
Ibn Rochd s’efforce de retrouver l’islam matinal du message coranique, le message universel occulté par des siècles de traditions régionales, fussent-elles médinoises.
Ibn Rochd (Averroès) ne parle vraiment en son nom que dans son Traité décisif sur l’harmonie entre la religion et la philosophie (Kitab fasl al-maqal), avec ses deux annexes : le Damina ‘Appendice’, et le ‘Manahidj el adilla’ qui dénonce les sophismes concernant les fausses interprétations de la foi.
Ibn Rochd marque nettement la différence qui le sépare d’Aristote : le moteur immobile, qui attire vers lui tous les êtres, et qui est pensée de la pensé, n’a rien à voir avec le Dieu du Coran, transcendant et Créateur, disant à chaque chose : [ Sois ! et elle est].

Pour Ibn Rochd, puisque le monde existe et que , soumis au devenir, il n’est pas Dieu , il est créé.
Quel est son rapport à Dieu ? D’abord tout appartient à Dieu, en Lui, (à la différence de la connaissance humaine), l’acte de connaître est en même temps l’acte de créer.
Il dit :
‘La connaissance divine est différence de la connaissance humaine : l’existence des êtres est la cause de notre savoir, alors que la connaissance de Dieu est la cause de l’existence des êtres’.
Ibn Rochd fut également un éminent médecin, il fut le premier à émettre l’idée fondamentale de l’immunologie. Et Dieu sait, quelle importance occupe de nos jours l’immunologie, pour ne pas dire que tout repose sur elle, dans le domaine médicale.

Il mourut à Marrakech en 1195.
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MessagePosté le: 24 Fév 2005, 08:14    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

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MessagePosté le: 24 Fév 2005, 08:23    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

jamaldine a écrit:
voici a ki je m identifie et a sa ville egallement Smile


http://tangier.free.fr/Documents/Ibn_Batouta.htm

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MessagePosté le: 24 Fév 2005, 21:03    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

rifiya a écrit:
jamaldine a écrit:
voici a ki je m identifie et a sa ville egallement Smile


http://tangier.free.fr/Documents/Ibn_Batouta.htm

pour celles et ceux qui lisent l arabe, je vous conseille de lui lire: "to7fat nadara"



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MessagePosté le: 25 Fév 2005, 09:28    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

Wink


Er- Razi
( Que dieu ait son âme )

Son oeuvre en chimie était impressionnante. Il laissa une description complète de son équipement de laboratoire et de plusieurs procédés chimiques connus de lui. Ces procédés inclus la distillation, la dissolution, la calcination, l’évaporation, la cristallisation, la sublimation, la filtration, l’amalgamation ou fusion et la fabrication d’onguent et de cérats. Il élabora une classification systématique des substances minérales, auxquelles, il ajouta un nombre de substances préparés artificiellement. Il fut le premier à mettre sciemment la chimie au service de la médecine. Initiative que Paracelse reprendra six siècles plus tard. Un des médicaments mis au point par lui reçu en France le nom de « blanc Rhases », d’où le langage populaire tira «blanc raisin ».

Er-Razi est musulman, persan par sa ville natale et sa langue maternelle, Arabe de par la langue qu’il utilise et la culture qui est la sienne. Il fut le seul médecin au monde possédant un savoir médical extrêmement vaste. Il se penchait sur les malades le jours et sur les livres la nuit. La nuit, il se livrait à des expériences chimiques.
Razès pour les occidentaux. Déjà au IXè il a décrit les effets du café sur l’appareil digestif. Après une longue période où la consommation resta limitée à la péninsule arabique, le café aborda l’Europe au début des années 1700. c’est lui également qui le premier avait différencié la goutte du rhumatisme.



Pour Er-Razi, idéal auteur est de compléter les études livresques par l ‘observation des malades. Son oeuvre est dominée par ces tensions fécondes entre savoir reçu, réflexion personnelle et expérience acquise. Il garantit un cadre théorique qui permet de comprendre les phénomènes et leurs causes, mais il n’exclut ni examen critique, ni confrontation avec la pratique.
Il écrivit de précieux ouvrages sur la peste, la variole, la rougeole, la goutte et les rhumatismes. A qui nous devons la découverte des deux fièvres épidémiques majeures. En effet nous devons à ce célèbre médecin le diagnostique de la variole et de la rougeole. L’observation de la réaction de la pupille à la lumière. Les conclusion d’un homme comme Ibn el-Haytham, qui définit la vue comme un processus lié à la réfraction, sont fondamentales.
Ses travaux traduit en latin par Farraguet en 1279, son livre sur la variole et la rougeole écrit au début du Xè siècle connaîtra plus de quarante et une (41) éditions entre 1498 et 1866. le célèbre livre de la variole et de la rougeole traduit et largement répandu au XVIIIe et XIXè siècles. C’est un chef d’oeuvre, ce n’est ni Galien ni Hippocrate qui l’a écrit, ils n’en connaissaient même pas l’existence.

Abou Bakr Mohammed Ibn Zakariya Er-Razi, son nom, que les Occidentaux déformeront en Rhazès, est l’un des flambeaux de la médecine arabes. Originaire de Raiy, métropole persan à quelques kilomètres au sud de l’actuelle Téhéran, où il est né en 253/864. Grand chimiste, il découvre des corps importants tel que les alcools, et invente la distillation, procédé fondamental dans le domaine de la chimie. Bien des ombres pourtant entourent sa vie et son oeuvre. Il reçoit dans sa ville natale une formation axée sur la philosophie, les mathématiques, l’astronomie et l’alchimie. Dans les dernières années du XIe siècle, il quitte Raiy attiré comme tant d’autres esprits de son temps par la brillante cour de Bagdad. L’Irak est alors dominé par des Emirs Bouyides, favorisant la vie intellectuelle et scientifique.

Selon une ancienne tradition, la visite de l’hôpital de Bagdad convainc Er-Razi de l’efficacité de la médecine. Le pharmacologue de l’établissement lui aurait décrit les vertus bénéfiques du médicament appelé Hayy al-‘alam le ‘sempervivum’. Quoi qu’ilen soit, comme Er-Razi va désormais déployer une intense activité comme médecin attaché à la cour et directeur de l’hôpital. Mais les pistes se brouillent pour qui tente de le suivre dans ses déplacements entre Bagddad et Rayy, de préciser ses souvenirs, anecdote a toujours retenu l’attention de ses flatteurs chargés pat l’émir, Abd ed-Dawla de reconstruire l’hôpital de Bagdad. Il aurait accroché des quartiers de viandes en différents endroits de la ville, là où la décomposition était la plus lente, l’air était plus sain et le lieu de la fondation ainsi désigné.

Le Kittab et-tib el Mansouri ‘le livre de médecine d’el Mansour’ comme l’indique sont titre fut dédié par er-Razi à Abou Salih Mansour Ibn Is’haq gouverneur de Raiy, est le plus élaboré de ses ouvrages de synthèse. Fruit d’un savoir accumulé et de l’observation quotidienne, cet ouvrage introduit à une médecine originale dans ses fondements théoriques, renouvelée par des diagnostics précis et des descriptions minutieuses. Il embrassa en des proportions raisonnables, l’ensemble de l’art médical. il se divise en dix livres :
Le premier traité de l’anatomie,
Le deuxième des tempéraments,
Le troisième des aliments et des médicaments,
Le quatrième de l’hygiène et de la préservation de la santé,
Le cinquième de la cosmétique,
Le sixième du régime dans les voyages,
Le septième de la chirurgie,
Le huitième des poisons,
Le neuvième très apprécié et souvent réédité isolément du moins en traduction latine, des maladies classées de la tête aux pieds,
Le dixième concernent les fièvres,
Le Kitab el Moudhal ila sina’at et-tib ou ‘Introduction à l’art médical’ se limite à la partie théorique,
Le recueil des Aphorismes (el Foussoul),
Livre du Guide (Kitab el Mourchid) destiné aux débutants, près de quatre cents règles médico-philosophiques, rappelle les vérités élémentaires d’une façon concise et rythmée, elles se gravent aisément dans la mémoire,
Le livre du médecin nomade,
Kitab el Kabir ‘le grand livre’,
Kitab el kafi ‘ le livre suffisant’ en deux parties : la première partie traitant les maladies de la tête aux pieds. La deuxième partie des maladies internes,
Kitab el Fahir : ‚ le livre renommé’ présente l’ensemble de la thérapie,
Kitab et-Taqsim wet-tachdjir ‘Livre des diagnostics différentiels’ : tous les diagnostics différentiels, symptômes et douleurs.

Er-Razi résume sa pensée dans l’aphorisme trois cent quarante-neuf questions-réponses, afin que le médecin ne manque pas son but.
Il faut que le malade et ses proches soient avec le médecin et non contre lui. Qu’ils ne cachent rien des états du malade et de son comportement. Avec Er-Razi, le triangle médical grec : la maladie-le malade-le médecin- et l’entourage du malade.

Kitab et-tib er-rouhani ‘Livre de la Médecine de l’âme’. Er-Razi montre en vingt chapitres, l’excellence de la raison, qui permet à l’homme d’acquérir la science, de pratiquer la justice, de maîtriser les passions, d’échapper aux attraits des plaisirs néfastes. Le chapitre consacré à l’ivresse dénonce les méfaits de la boisson. ‘Tout excès renforce l’âme désirante et affaiblit l’âme raisonnable. Ce qui conduit à l’abandon de la rationalité pour la soumission au règne animal.’

Le Livre sur le calcul rénal et la vessie est un recueil succinct et clair, limité à ce que doit en savoir le médecin qui soigne cette maladie. Ainsi que sur l ‘hémiplégie, la paralysie faciale, les vertus de l’oxymel, l’hygiène sexuelle, les bains, la colique, la cautérisation de l’oeil, la saignée, la réduction des fractures, la composition des médicaments, etc.

Il étudie également les influences climatiques sur l’état sanitaire des individus. Il indique les conditions d’hygiène auxquelles doivent satisfaire les logements et recommande de les munir de bains. Il s’inquiète des problèmes d’assainissement de l’air, de l’élimination des mauvaises odeurs, de l’aération et de la température des chambres de malade. Il insiste sur la nécessité de ne boire qu’une eau potable irréprochable et de faire de fréquentes ablutions.

Parvenu à un âge philosophique, il rédige un court traité intitulé ‘la conduite du philosophe’. Cet écrit, qui n’est pas une autobiographie, se veut réponse aux arguments avancés par des détracteurs contre l’auteur. Er-Razi conclut par ce vibrant plaidoyer :

‘ Ce n’est pas en tant que soldat ou fonctionnaire que je tiens compagnie au souverain, mais en tant que médecin et convive. Deux taches m’incombent auprès de lui : quand il est malade je le guéris et je soigne son corps, et quand il est en bonne santé je lui sers de familier et de conseiller, lui disant- et Dieu en est témoin- tout ce que je considère être de profit pour lui et pour ses sujets. On n’a jamais pu constater que j’ai la passion d’entasser ou de gaspiller les biens, que je cherche querelle et m’attaque aux gens et leur fais du mal, mais on sait que le contraire et la vérité et que je cède volontiers de mes droits. Quand à ma façon de manger, de boire et de m’amuser, tous ceux qui me fréquente a ces occasions peuvent témoigner que je ne me laisse jamais emporter à l’exagération ; de même en ce qui concerne l’habit, la monture, les curiosité et mon zèle pour la science. Toux ceux qui m’ont fréquenté et en ont été témoins peuvent constater que dès ma jeunesse jusqu’à présent mes efforts sont tels que j’ai écrit sur une seule science et dans une écriture d’amulette (c’est-à-dire en tout petits caractères) plus de vingt mille feuilles a la composition de la grande somme j’ai consacré quinze ans en travaux nuit et jour de sorte que ma vue a baissé et qu’un muscle de ma main fut paralysé, ce qui m’empêche à présent de lire et d’écrire Malgré cela je n’abandonne pas ces deux occupations qui me sont si chères et je me sers toujours d’un secrétaire qui me fait la lecture et écrit sous ma dictée.’

L’oeuvre d’Er-Razi déconcerte en effet par, son ampleur et sa variété. Plusieurs auteurs arabes ont dressé d ‘impressionnantes listes de ses écrits. Celle d’El-Birouni, rédigée par le célèbre savant du XIe siècle l’intention de l’un de ses contemporains, énumère 184 titres, ainsi repartis :

Traités médicaux par El-Birouni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73
Traités conservés actuellement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
Traités édités en arabe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35
Traités traduits en latin avant le XVIe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Traités traduits en Occident après le XVIe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . .21

Hélas une grande partie des oeuvres de Er-Razi sont perdues. Kitab el Hawi : ‘Livre qui contient tout’ le continueus des Latins.
Ouvrages qui sont loin de ne concerner que la médecine et la chimie, car près de la majorité d’entre eux traitent de théologie, de philosophie, d’astronomie, de physique et de mathématiques.

Entre autres, un traité sur le vide qui a pour titre ‘La raison pour laquelle un aimant attire le fer’ un ‘Livre sur la forme de l’univers’ où la preuve est faite que la Terre tourne autour de deux axes et qu’elle est plus petite que le Soleil et plus grande que la Lune.

Concernant la plaie des artères. Il répondit par un récit détaillé du traitement, qu’il a appliqué avec succès. Les ulcères d’estomac : des éléments de diagnostics énoncés par Galien, le clinicien n’hésite pas à affirmer qu’ils sont erronés et à les corriger d’après ses propres expériences.

Er-Razi et la Chimie

Le niveau de la connaissance précise des substances chimiques et de l’équipement que Razi fit une description dans son Kittab el-asrar ‘ Livre des secrets’, qu’il divise en deux catégories :
(1) L’équipement utilisé pour la fusion et servant à divers procédés de chauffage.
(2) L’équipement pour le traitement des substances chimiques.

Le plan de travail de Er-Razi peut être réparti en fonctions principales que nous énonçons ci-dessous. Dans ses manipulations, il a souvent eut recours aux termes alchimiques bien connus. Donc certains devaient être adaptés plus tard dans la chimie scientifiques.
A) La distillation comprend l’utilisation d’un cucurbite et d’alambic et le recueil du distillat dans un ballon réceptacle.
B) La sublimation sans passer par l’état liquide intermédiaire est réalisée à l’aide d’un aludel.

Er-Razi a le mérite de découvrir les acides minéraux, il décrit trois méthodes :
(1) La trituration ou la pulvérisation suivie du grillage
(2) La trituration suivie de la cération.
(3) La combinaison des solutions.
La fixation ou la coagulation. Il s’agissait normalement de la dernière étape de l’ensemble du procédé et était réalisé, soit par grillage soit dans le ‘flacon et pot’ par ensevelissement dans un fumier, ou par le chauffage dans l’alambic aveugle.

Dans Kitab Sir el-Asrar ‘le livre du secret des secret des secrets’ d’Er-Razi, nous apprenos, que le naphte noir était au départ mélangé à de l’argile ou du sel amoniac pour former ‘ une pâte ressemblant à une soupe épaisse’ avant d’être distillé. Ces distillats légers ou naphte blanc étaient utilisés par Er-Rzai pour ‘ramollir’ certaines substances solides, pierres et autres substances minérales. En outre, dans les travaux chimiques et médicaux, Er-Razi faisait usage de lampes à huile pour les produits chimiques qui chauffent faiblement. Le combustible utilisé dans ces lampes était soit des huiles végétales, soit du pétrole. (Les champs pétrolifères de Bakou furent assez tôt exploités commercialement par les musulmans. Et on rapporte qu’en 272/885, le calife El-Mou’tamid avait concédé les revenus des nappes du naphte aux habitants de Darband).

L’acide sulfurique
Er-Razi l’appelait ‘eau d’alun distillé’ et il l’utilisa comme l’un des réactifs qu’il préparait et gardait afin de l’utiliser dans ses travaux alchimiques. Il décrivait également le moyen d’obtenir cette ‘eau’ par distillation du vitriol.

L’acide chlorhydrique
Désigné par esprit de sel. Er-Razi en donnait la recette suivante :
‘Prenez des parts égales de sel doux, de sel amer, de sel de Tabarza, de sel indien, de sel d’el-qili et de sel d’urine. Après avoir ajouté une masse égale de sel d’ammoniac cristallisé de bonne qualité, dissolvez par humectage et distillez. Ce mélange se distillera pour en donner une eau forte qui pourra fendre la pierre instantanément’.

L’alcali
Er-Razi décrivait la concentration et la purification de l’alcali et des cendres du bois de chêne pour obtenir le carbonate de potassium pur et les carbonates de sodium.

La soude caustique
Er-Razi sut comment la préparer. Sa recette se présente comme suit : ‘ Prenez 1kg environ d’el-qali blanc et une quantité égale de chaux, et versez sur le mélange, sept fois sa quantité en eau et faites bouillir jusqu’à ce qu’il soit réduit de moitié. Purifiez-le dix fois par filtration ou décantation. Placez-le ensuite dans des fines coupes d’évaporation, puis accrochez-les dans des vases à bec chauffés. Remettez ce qui s’en sépare ans la coupe, soulevez-la progressivement et mettez à l’abri de la poussière tout ce qui s’égoutte des cuvettes dans les vases à bec, et coagulez-le en un sel’.

Le savon

Les traités d’alchimie d’Er-Razi donnaient quelquefois des recettes de savons.
Nous savons également que le savant donna aussi un procédé pour obtenir de la glycérine à partir de l’huile d’olive.

Aveugle, il avait refusé les soins d’un charlatan qui voulait l’opérer mais ignorait l’anatomie de l’oeil. On raconte aussi qu’il aurait renoncé à se soigner parce que, las d’un monde qu’il avait trop vu.

Il meurt en 314/925 dans le plus complet dénuement. Sa générosité sans bornes ne pu lui permettre d’être riche. La vindicte d’envieux confrères, qui n’avaient même pas besoin de chercher un prétexte pour se débarrasser de lui, l’avait depuis longtemps chassé de Bagdad et même de tout poste officiel à Raiy.

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MessagePosté le: 25 Fév 2005, 21:54    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

merci rifya, je lirais ce texte cette nuit in chaa allah
bien a toi Wink

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MessagePosté le: 25 Fév 2005, 23:21    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

jamaldine a écrit:
merci rifya, je lirais ce texte cette nuit in chaa allah
bien a toi Wink


je t'en prie et bonne lecture Wink

boussa ...

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MessagePosté le: 26 Fév 2005, 03:17    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

rifiya a écrit:
jamaldine a écrit:
merci rifya, je lirais ce texte cette nuit in chaa allah
bien a toi Wink


je t'en prie et bonne lecture Wink

boussa ...


bise a toi aussi miss;)

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MessagePosté le: 26 Fév 2005, 07:12    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

encore une lecture Wink

Abou El-Qacim
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‘la superstar’ de la chirurgie arabe, Abou el-Qacim compose son Et-Tasrif volumineux ouvrage de médecine où l’auteur exploite bon nombre d’expériences personnelles, et dont la troisième partie jettera un jour nouveau sur les fondements de la chirurgie européenne.

Il disait au sujet de la chirurgie :
‘De méprisée qu’elle était, celle-ci, basée sur l’anatomie, acquerra chez nous en tant que branche indépendante de la médecine l’égalité des droits avec les autres disciplines’.


Abou el-Qacim Khalef ibn Abbas el-Zahrawi. Abulcassis pour les latins.

Le chirurgien d’origine arabe, né à Ez-Zahra banlieue de Cordoue en 329/936, fut un chirurgien et un médecin très célèbre. Auteur d’un important traité de médecine et de chirurgie. Il rédigea le ‘Tesrif’, l’un des trente ouvrages écrit par lui.

Il fut l’un des plus grands chirurgien de tous les temps. Médecin à la cour d’El-Hakim II, puis Abder-Rahman III, ses traités de chirurgie comportent à la fois la description d’instruments qu’il avait inventé, la pratique de la cautérisation, la description d’instruments cliniques des opérations allant des interventions ophtalmiques à la gynécologie et enfin une méthode de réduction des fractures. Dans une encyclopédie de trente volumes, il décrivit et dessina les deux cents instruments chirurgicaux, qu’il utilisait et qu’il avait inventés et élaborés lui-même. Traduit par Gérard de Crémone à Venise en 1497, puis par Angibourg en 1519. ils furent, pendant plus de cinq cents ans les livres de référence pour toutes les universités de l’Europe. Abou El-Qacim analysa le mal de Pott (tuberculose des vertèbres). Son oeuvre en plusieurs traductions latines, influença beaucoup l’Occident.

Sept cents ans avant Percivall Pott (1713-1788), il poursuit des recherches sur la tuberculose des vertèbres, maladie qui plus tard, sous le nom de mal de Pott, perpétuera la mémoire du savant anglais. A l’origine, elle devait porter son nom. Bref !

Le chirurgien andalou Abou El-Qacim n’enrichit-il pas considérablement la médecine par sa description de l’hémophile dont il a observé plusieurs cas dans une même famille.

En plus de ses nombreuses innovations en matière de chirurgie générale, la cautérisation des plaies, destruction des calculs de la vésicule, dissections et vivisections.

Il contribue largement au développement de la gynécologie, spécialité que les Grecs avaient laissée stagner, et cela grâce à de nouvelles méthodes et à de nouveaux instruments. Il invente également de nouveaux procédés de manipulation et d’intervention obstétricales destinés à donner au foetus une présentation normale, dans l’utérus de sa mère.

Il est le premier à recommander pour l’accouchement une position à laquelle Soranus comme ses prédécesseurs s’étaient fortement opposés et que l’on nomme aujourd’hui la ‘position Walcher’ du nom d’un gynécologue de Stuttgart (1856-1935) : allongement sur le dos, jambes écartées et surélevées. Il la recommande d’ailleurs pour toute intervention obstétricale.

Il pratique la colpocystotomie (taille vésicale pratiquée à travers la cloison vésico-vaginale), invente un spéculum vaginal ainsi qu’un instrument, le colpeurynter : destiné à élargir artificiellement le vagin et dont l’usage se révèle précieux en obstétrique

Il enseigne le traitement des malformations de a bouche et de la mâchoire il se sert de crochets pour extirper les polypes et pratique avec succès sur son domestique la trachéotomie horizontale

Quand à la ligature des artères qui fit la renommée du grand chirurgien français Amboise Paré (1517-1590) le premier dit-on à l’avoir entreprise en 1552. en réalité Abou El-Qacim l’effectuait déjà six cents ans plus tôt dans les cas d’amputation ouvrant de ce fait à cette opération une ère de progrès considérables.

Il enseigne également aux jeunes chirurgiens divers types de sutures : la suture par sujet, la suture en forme de huit pour les plaies du ventre ainsi que la suture sur tiges. Pour les plaies intestinales, il recommande l’emploie de fil en boyau de chat, notre catgut actuel, pour toutes les sutures et interventions chirurgicales pratiquées au dessous de l’ombilic.

Il est le premier à recommander la position inclinée qui permet de découvrir la cavité pelvienne : ‘position de Trendelenburg’, innovation arabe, dont l’Occident s’est emparé pour finalement lui donner, au début du XXe siècle, le nom du grand chirurgien allemand Frédéric Trendelenburg (1844-1924). Quand au plus grand chirurgien arabe Abou El-Qacim, que le monde ait porté, l’Occident ne s’était guère souvenu de lui. Hélas !

C’est à Abou El-Qacim enfin que l’on doit le procédé consistant à pratiquer dans le plâtre, par ailleurs soigneusement rembourré, une fenêtre qui, dans les cas de fracture ouverte, permettr de soigner la plaie.

Grâce aux nombreux types d’instruments chirurgicaux qu’il légua à l’Occident, Abou El-Qacim plaça entre les mains presque vides de nos chirurgiens, ophtalmologistes et autres les outils de travail dont ils avaient un si pressant besoin.



En plus de cela, il fut un grand chimiste, puisqu’il découvrit dans ses ouvrages : la distillation du vinaigre, il ajoutait que le vin pouvait être distillé de la même façon.

Abou El-Qacim (Aboulkassis) utilisait pour la distillation un four spécialement conçu à cet effet, et dont le combustible se renouvelait automatiquement. Il assurait l’étanchéité des récipients de verre emboîtés les uns dans les autres par un calfeutrage de bandes de toile.

Il mourut à Cordoue en 404/1013.

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MessagePosté le: 27 Fév 2005, 08:55    Sujet du message: Re: les savants musulmans oubliés de l'histoire .... Répondre en citant

Ibn Tofaïl
Que dieu ait son âme

Ibn Tofaïl fut tour à tour vizir et premier médecin du souverain Abou Ya’qoub Youcef, il fut la rare personne en qui le roi avait confiance, puisqu’il lui confia la direction de sa santé et les affaires de l’Etat. Il obtient une chaire de médecine à la faculté de Grenade, où il professa publiquement pendant plusieurs années consécutives.

Ibn Tofaïl, qui est un savant encyclopédique, médecin et astronome, comme philosophe et théologien, avance des hypothèses qui, quatre siècle avant Copernic (1473-1553) mettent en cause le système de Ptolémée.

Abou Bakr Mohammad fils d’Abd-el-Malik ben Mohammed ben Tofaïl. El-Qaici, indique que sa famille appartenait à la tribu arabe de Qaïs, l’une des plus illustres de l’Arabie, il est encore appelé El-Andalouci (l’Espagnol), El-Qortobi (l’habitant de Cordoue), El-Ichbili(l’habitant de Séville). Son surnom d’Abou Bakr est quelque fois remplacé par un autre, Abou Djaffar (le père de Djaffar : son second fils). Les scolastiques le nomment Abubacer, transcription latine de son surnom Abou Bakr.

Ibn Tofaïl naquit à Oued-Aïch ( aujourd’hui Guadix), très problablement dans les dix premièes années du XIIe siècle de notre ère en 1100. la petite ville où il vint au monde, et où il passa vraisemblablement les premières années de sa vie, est située à une soixanaine de kilomètres au Nord-Est de Grenade, au milieu d’une haute plaine très fertile. Elle doit son nom à la petite rivière qui la baigne, le Oued-Aïch ( le Guadix), haut affluent de la Guadiana Menor qui se jette elle-même dans le Guadalquivir( Oued-el Kébir).

Sur la famille d’Ibn Tofaïl, sur son enfance et sa jeunesse ; les historiens nous ont laissé dans une ignorance absolue, l’élégance et la pureté de son style, le savoir encyclopédique que s’accordent à lui reconaître ses contemporains les plus éminents et dont nous pouvons juger encore aujourd’hui, témoignent de la solidité et de l’étendue de ses études. Mais nous ne savons ni sous quels maîtres ni dans quelles villes il étudia les diverses sciences de son temps. Il est permis cependant de conjecturer que ce fut à Séville et à Cordoue, les deux grands Centres intellectuels de l’Espagne musulmane, dont il prit les surnoms d’Ishbili (pour Séville) et d’El-Qortobi (pour la ville de Cordoue).

Il professa publiquement la médecine à Grenade, il devint secrétaire du gouvernement de la province à laquelle cette ville donne son nom, il fut adjoint également comme secrétaire, en 549/1184, par le fondateur de la dynastie almohade, Abd-el-Moumen, au fils de ce souverain, le Sid Abou Saïd, gouverneur de Ceuta et de Tanger.

Il fut tour à tour vizir et premier médecin du souverain Abou Ya’qoub Youcef, il fut la rare personne en qui le roi avait confiance, puisqu’il lui abandonna la direction de sa santé et les affaires de l’Etat.

Dès les premières lignes de son livre, Ibn Tofaïl rend hommage à Ibn Sina (Avicenne) et reconnaît sa dette envers lui. Dans sa lettre liminaire, celui qui lui avait demandé ce livre, il écrit :
‘Tu m’as demandé de te révélé ce que je pourrais, des secrets de la ‘philosophie orientale’, communiqués par le sheikh er-Raïs, le prince des philosophes, Abou Ali Ibn Sina (Avicenne).’

Ibn Tofaïl, qui est un savant encyclopédique, médecin et astronome, comme philosophe et théologien, avance des hypothèses qui, quatre siècles avant Copernic (1473-1553) mettent en cause le système de Ptolémée.

Ibn rochd cite Ibn Tofaïl dans ses météores (Livre II), dans son commentaire ‘moyen’ sur la Métaphysique d’Aristote (Livre XII), attaquant les conceptions de Ptolémée sur les excentriques et les épicycles, il signale la contribution importante d’ùibn Tofaïl sur cette question.

Enfin le grande astronome andalou El Bitrogi (Alpetragius des Latins), au début du XIIIe siècle dans l’introduction du traité où il cherche à substituer d’autres hypothèses à celle de Ptolémée, parle ainsi de son maître Ibn Tofaïl :
‘Tu sais, mon frère, que l’illustre Khâdi Abou-Bekr Ibn Tofaïl nous disait qu’il avait trouvé un système astronomique et des principes, pour ces différents mouvements et sans admettre ni excentrique ni épicycle. Avec ce système, disait-il, tous ces mouvements sont avérés, il n’en résulte rien de faux. Il avait aussi promis d’écrire là-dessus, et son rang élevé dans la science est connu.’

Ibn Tofaïl était à la fois le médecin et le vizir du sultan almohade Abou Ya’qoub Youcef 528-549/1163-1184, il se contente donc, selon l’enseignement permanent du Coran, qui nous rapporte seulement que Dieu dit pour chaque chose : [Sois ! et elle est], sans entrer dans le détail sur la manière dont elle fut produite, de lire en chaque phénomène un ‘signe’ de la présence et de l’action de Dieu.

Il mourut en 550/1185
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