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Ô POÉSIE
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basta


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MessagePosté le: 04 Mar 2007, 13:41    Sujet du message: Re: Pauvre Rimbaud Répondre en citant



Déception

Comment arriver à survivre
Dans ce monde sans compassion ?
Comment accepter de vivre
En mettant de côté toutes ces agressions ?
Rien ne change tout devient pire
Le passé ne nous donne aucune leçon.
C’est toujours la loi du plus fort et pour établir leur empire
Ils doivent sans cesse écraser ceux qui osent dire "non".
La vie est souvent difficile
Et nous entraîne dans son tourbillon.
Il faut être bien trop docile
Pour accepter l'injustice sans rébellion.


*****
M.N Littlesun
Image Erlend Mork
Souffledevent
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l’espoir ne manque jamais
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MessagePosté le: 09 Mar 2007, 12:46    Sujet du message: L’ENFANT QUI NAÎTRA DE L’HUMAIN ET DE L’HÉLICOPTÈRE Répondre en citant



L’ENFANT QUI NAÎTRA DE L’HUMAIN ET DE L’HÉLICOPTÈRE


Le rhinocéros de Ionesco embarque sur notre dos
vous voyez bien que malgré l’hiver éternel de notre race
il n'a pas froid aux yeux seulement quelques drapeaux lui recouvre le corps
il avance avec nous dans le ciment frais de l'effroyable jardin
il avance sur nous en nous il avance à nous faire perdre haleine
sentez-vous comme moi la dureté qui concasse nos émotions
cette roche qui foisonne dans le sentier de nos veines
ce roc d'épaules, d'os coincés dans la route incendiaire
sentez-vous que les mots lendemain et maison sont en feu
dans le placenta de l'aube

l’enfant qui naîtra de l’humain et de l’hélicoptère
sera chasseur comme ses ancêtres
sera chassé du lotus, du lagon, du langage
par les hélices chromées des Masters of war
l’enfant naîtra, certes, mais sa besogne sera son tombeau
une fraction de seconde au centre d’un noyau stérile
un arbre sans fruit qui germe de la tranchée
sous une pluie de missiles intelligents
les cerveaux pulvérisés par des armes conventionnelles
ne goûteront jamais aux moissons de la table rase
de cette vie énuclée de son requin-marteau
qui enfonce chaque jour la tête des coquelicots
dans la poitrine muette des marines

les empires se servent du gras de celui qui ferme l’œil
pour griller les saisons de l'étiolement
regardez sur la table déshumanisée de cette planète sauvage
il n'y a plus que des fantassins épluchés comme des maïs
par les mains hasardeuses de Dieu
la pioche d'un fauve qui décapite des mots trahis
des mots comme des fourrures de rosée sur la bestialité du silence
des mots d'osmose au sein d'une société, d'un génocide à fleur de plaie
un charnier qui s'était pourtant librement endormi
dans le plumage de notre mémoire
l'oiseau-chiendent d'une simple folie, d'une mode carnivore
où le cœur des jours pourri dans la charpente de nos crachats
comme Le Dormeur Du Val
un trognon humain décapité dans l'herbe de l'Histoire

et ma liberté d'homme sous la botte d'ombre de ce temps
n'est peut-être que cet oiseau boiteux qui laboure
la morgue fruitée de nos enclos limités
les yeux masqués par la grenade intime
le regard coincé dans le coquillage de la noirceur humaine
un spectre endoctriné par la détonation des sourires
un gris couché sur le vert comme un crémage zen
une prière bouffée par des charognards
qui grugent dans la vapeur humanitaire
les fleurs rouges de nos mains tremblantes

bien que nous chassons de la barre du jour
les volailles apocalyptiques des étoiles
qui mitraillent des hiéroglyphes d’éternité
sur le papier coquille de nos têtes
rien n'émergera de ce crâne malaxé d'envols et de sépultures
qui revisite toujours le fantôme de son frère
dansant main dans la main avec les entrailles de l'aigle
rien sauf peut-être l'oisillon guerrier
qui se gave déjà dans la poissonneuse marre de sang
qui fait encore la loi comme l'amour
sur cette Normandie incurable
perdue quelque part
dans le brouillard épais de nos âmes

*****

Patrick Léveillé
Poètes contre la guerre
Image dans son contexte original, sur la page
[url]netx.u-paris10.fr/.../Magneval/conflit_2003.htm.[/url]

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MessagePosté le: 15 Mar 2007, 11:39    Sujet du message: Poèmes sur l'Espoir Répondre en citant



Poèmes sur l'Espoir
--------------------------------------------

Je chante ce que personne encore n’a chanté
La guerre ni la paix des empires et la gloire
D’un héros à sa charrue labourant un
Ciel de carnaval mais le temps étranglé dans
Les griffes de l’espace ou l’inverse les mots
Au trébuchet les lourds univers tapis comme
Des fauves invisibles au coin de l’œil aveugle
J’écris la nuit à tâtons la lune à côté
Dans la chambre comme une mariée enlève
Son voile bleu ma main cherche un rêve oublié
Dans la poche du dormeur caché dans les plis
Enroulés d’un miroir serpents aux bagues de
Feu et glace tourbillonnants immobiles je
Milliards d’infinis éclatés porte le deuil
Ce qu’il n’a jamais été et pourtant va être
Et ne sera plus poupées emboîtées mondes
Précipités dans les toboggans savonnés
Chiffons de soie des langues à repasser où
T’en vas-tu univers toi qui me possèdes
Je lèche mon ombre sur le sol comme un loup
Ce soir je ne dors pas je compte les étoiles

*

Ô quel entêtement au bonheur et pourtant
Voici le temps de la grande désespérance
La terre pelée la flamme au nid de l’œil
Comme un rapace le fusil à bout portant
Sur le parquet du ciel la ruine du jour
À la bouche voici la nuit son manteau d’huile
L’âme d’un enfant prisonnière dans ses
Revers l’ongle retourné de la lune


[…]

extrait de Le voyage à Jupiter et au-delà. Peut-être.


Poème publié dans l'anthologie Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004

édition
printemps des poetes 2004
genre Poèmes sur l'Espoir
titre Prologue de Jean Ristat

[url]http://www.printempsdespoetes.com/ [/url]

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MessagePosté le: 24 Mar 2007, 13:26    Sujet du message: Re: Poèmes sur l'Espoir Répondre en citant

N’ais plus peur du vent

Derrière mes hauts murs
J’écoute gronder le vent
Qui te faisait si peur
Lorsqu’il est en fureur

Dans mes bras tout tremblant
Ta voix un murmure
Pour ne pas éveiller
La colère des fées

Derrière mes barreaux
Je fixe les nuages
J’y vois ton image
Qui flot’ comme un drapeau

J’ai reçu ta lettre
Sur laquelle tes pleurs
Ont délavés les lettres
Qui forment des petits cœurs

Derrière mes hauts murs
Je la relis tout haut
Résonne en écho
Ta voix qui murmure

Quand tu me racontais
Que le petit poucet….
Dans mes poches des galets
Tu mettrais, si je partais

Derrière mes barreaux
Je regarde le ciel
Sur la lettre tes mots
Dansent tels des soleils

J’éclate de douleur
Et je parle au vent
Celui qui te fait peur
Je lui conte mon tourment

Derrière mes hauts murs
Derrière mes barreaux
Au vent l’écho de mes mots
A tes oreilles murmure refrain
Je t’aime mon enfant
N’ais pas peur du vent
N’ais plus peur du vent


vendredi 23 mars 2007, par Ariel BOUCHER[Revoltes]

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MessagePosté le: 28 Mar 2007, 12:05    Sujet du message: Re: Poèmes sur l'Espoir Répondre en citant



HABITEZ-MOI

Terres stériles
et terres trop meubles,
exténuées de nourrir
leurs guerriers.

Habitez-moi
de vos déserts
et de vos sources encore vierges
et de vos fleuves assassinés
par des hommes sans tête,
décapités du sol et de l'eau.

Habitez-moi,
déserts sanglants,
sables de mort hérissés d'armes
au lieu d'une fraîcheur de puits,
inondés de pétrole et de sang
au lieu de sources harnachées,
et de champs de mines au lieu de jardins.

Voici.
Quelques enfants hurleront encore
parmi les os des belles chamelles
calcinées.
Quelques femmes oublieront
jusqu'au sens de leur corps.
Quelques hommes tituberont
noyés dans leur regard fou
avant la fin.

Mais cette fin ne soit pas
la dernière.
Cette fin soit le commencement,
le surgeon,
la première pierre
d'une maison sans pareille,
inondée de partout
d'une lumière sans pareille,
avant la Fin véritable
qui jamais ne tarde,
jamais n'oublie son oeuvre de mort
et de métamorphose.



Yves Préfontaine
Extrait d'une suite poétique dans Être, aimer, tuer - Éditions l'Hexagone (c), 2001
Image dans son contexte original, sur la page www.oniros.fr/irak.html.

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MessagePosté le: 04 Avr 2007, 13:00    Sujet du message: Le Tombeau d'Arthur Rimbaud Répondre en citant



"Le Tombeau d'Arthur Rimbaud"
------------------------------------

Qui suis-je moi qui suis sorti
de la tombe où je t’attendais
moins une jambe que je n’ai
pas réussi à remplacer
avant de repartir là-bas
comme je l’aurais tant voulu
comme j’attendais dans ma chambre
mère un b**** qui ne venait
que rarement et si furtif
que mes larmes se remplissaient
d’insultes que je ravalais
dans l’ambiguïté de mes flammes


D’où suis-je venu trébuchant
car c’était un tout autre enfer
que celui d’où j’ai réchappé
que j’avais cherché provoqué
où ai-je trouvé la béquille
que j’ai posée contre un pilier
quant à la peau blanche grisâtre
c’est la couleur de l’entre-temps
parcouru d’illuminations
qui sont les souvenirs des rêves
que j’étouffais dans mes navettes
entre l’eau l’Afrique et l’Asie


Où suis-je que veut dire ici
et qui était cette personne
en grande toilette disant
« viens donc près de moi tu seras
beaucoup mieux qu’ici » quel ici
celui de la tombe ou celui
de l’église de Charleville
où j’aurais voulu te parler
mère mais n’ai pu que répondre
en l’appelant « ma tante » quelle
tante je ne l’ai pas connue
serait-ce une sœur de mon père


Où voulait-elle m’emmener
transformée en ange gardien
dans quelle saison quel château
dans quel Aden de l’autre monde
dans quel Harrar transfiguré
« je vous remercie je me trouve
très bien ici et je vous prie
de m’y laisser » où trouverais-je
la femme et l’enfant désirés
que j’aurais voulu vous montrer
pour voir éclore ce sourire
que vous m’avez tant refusé


Où vais-je maintenant dans quel
tombeau différent de celui
que vous creusez pour reposer
entre les os entremêlés
de votre père et Vitalie
à qui je montrais les musées
de Londres
quand tous les espoirs
nous étaient encore permis
et les miens que vous laisserez
dans le cercueil bien conservé
avec la belle croix dorée
qui n’a pas empêché ma fugue


La pluie tombe sur Charleville
des lycées vont porter mon nom
on fêtera l’anniversaire
de ma naissance et de ma mort
de savants universitaires
vont me traiter de tous les noms
sans doute il s’agit de quelqu’un
que j’aurais voulu devenir
mais qui s’est dérobé sous moi
comme une jambe que l’on coupe
et qu’on ne peut pas remplacer
je me trouve très bien ici


Le vent siffle sur les mosquées
la voile claque sur les vagues
les porteurs me secouent toujours
qui parle ici qui se faufile
dans les ossements de ma vie
usurpateur d’identité
voleur du feu de mon bûcher
fantôme d’un ancien fantôme
je cherche l’autre que je suis
déchiqueté dans mes errances
mère notre tombe se creuse
en l’engloutissement d’un monde



Poème de Gérard Cartier :
"Le petit vingtième - Hommage à Louis Aragon"
(Le petit vingtième)

Image dans son contexte original,
sur la page lilyluz.blogs.allocine.fr/ index.blog?blog=lil....

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MessagePosté le: 06 Avr 2007, 17:21    Sujet du message: La branche d'amandier de Lamartine Répondre en citant



La branche d'amandier de Lamartine


De l'amandier tige fleurie,
Symbole, hélas! de la beauté,
Comme toi, la fleur de la vie
Fleurit et tombe avant l'été.

Qu'on la néglige ou qu'on la cueille,
De nos fronts, des mains de l'Amour,
Elle s'échappe feuille à feuil!e,
Comme nos plaisirs jour à jour!

Savourons ces courtes délices;
Disputons-les même au zéphyr,
Épuisons les riants calices
De ces parfums qui vont mourir.

Souvent la beauté fugitive
Ressemble à la fleur du matin,
Qui, du front glacé du convive,
Tombe avant l'heure du festin.

Un jour tombe, un autre se lève;
Le printemps va s'évanouir;
Chaque fleur que le vent enlève
Nous dit: Hâtez-vous de jouir.

Et, puisqu'il faut qu'elles périssent,
Qu'elles périssent sans retour!
Que ces roses ne se flétrissent
Que sous les lèvres de l'amour!



in Méditations poétiques
édition
printemps des poetes
Poèmes à la poche
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MessagePosté le: 19 Avr 2007, 21:12    Sujet du message: Re: La branche d'amandier de Lamartine Répondre en citant



Ecoute j'ai quelque chose à te dire


Viens t'asseoir là...
J'ai quelque chose à te dire.
Oui toi , ne te retourne pas c'est à toi que je parle.
Toi qui cours sans arrêt, toi qui ne prends pas le temps.
Regarde , il y a beaucoup de chaises vides ici, il y a beaucoup trop de gens comme toi, qui courent, qui oublient de vivre.
Oui , c'est de cela que je veux te parler: de vivre!
Qu'est ce que c'est pour toi Vivre?
Que représente pour toi : La vie?
Est-ce que tu t'es déjà posé cette question?
La vie que tu me montres est une souffrance dès que tu lances ton premier souffle.Elle est dure et difficile, elle est ingrate et blessante, elle est misère et destructrice,elle est concupiscente et envieuse.
Alors tu te lances dans cette frénésie, tu cours, tu trépignes, tu veux avancer plus vite, tu veux faire ta place comme les autres et tu les bouscules pour y arriver.Tu te laisses prendre par tout ce qui te procure un plaisir éphémère. Tu veux ta part de l'argent qui procure la puissance.
Tu ne penses qu'à toi , à ton confort, à ton ambition.
Tu es comme tout le monde et tu es content!
Si c'est cela que tu penses alors tu auras cela!!
La vie n'est pas ce que tu crois, elle est bien autre chose.
C'est le regard que tu portes sur toi, c'est ce que tu penses, c'est ce que tu ressens.
Tes peurs, tes craintes, tes répulsions conditionnent ta vie;
tes espérances, tes envies, tes rêves, tes attentes aussi
Nous sommes tous des êtres imparfaits et sensibles.
Il faut se détacher de soi , sentir autour de nous l'amour .
Quand donner devient plus important que recevoir , la vie prend un autre sens.
Tout ce qui nous arrive nous l'induisons par nos pensées et par nos actes.
Rien ne doit nous surprendre ou nous décevoir.
Ce qui nous arrive d'heureux ou de malheureux n'est que le résultat de notre propre cheminement
Nous seuls avons les clés de notre vie ,personne n'en a un double
Si tu donnes du bonheur, tu seras heureux
si tu donnes du chagrin , tu pleureras,
si tu donnes de la colère, tu souffriras,
si tu donnes la vraie image de toi, tu seras reconnu.
Notre pensée dirige notre vie, alors prends le temps de vivre.
Arrête-toi un moment pour souffler et pour donner un sens à ta vie.
Viens t'asseoir là.......


*****
M.N
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Photo Philippe Rabier

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MessagePosté le: 29 Avr 2007, 00:21    Sujet du message: Re: La branche d'amandier de Lamartine Répondre en citant

Je suis passé en vitesse sur le site mais je me suis arrêté ici de longues minutes à lire les poêmes que tu y as déposé.

Merci Basta !
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MessagePosté le: 12 Mai 2007, 14:05    Sujet du message: Ma Colère Répondre en citant



Ma Colère

Colère
J’ai éprouvé
Ton mot
Dans mes tripes de mère
Cette quinzaine
Si éprouvante
Si fatigante
Pour une mère
Accompagner mon fils
Lui donner le maximum de chances
De réussir à s’épanouir
Sur sa route
Malgré tout est mon choix
Et je pense tant aux autres enfants
Aux autres adultes
Qui ont bien moins de chance
Moi, je suis juste épuisée, fort
Mais je vais retrouver de l’énergie
Colère
Pour cette terre
Qui n’aide pas assez les démunis
Colère pour ce monde de brutes
Qui écrase et qui lutte
Colère
Quand le b****
Lui seul devrait être le maître
Colère
Oui, je l’ai éprouvée
Enfin
J’ai tellement assumé, accepté tellement
Sans l’ombre d’une colère
Qu’elle m’est tombée si fort
D’un coup en intérieur
Mais la patience me revient encore
Et encore
Au final
Je me disais que la colère ne sert à rien
Et bien plus ne mène à rien
Alors agir, réagir, encore lutter
S’accrocher,avancer
Et surtout
Se laisser bercer des beautés
Des bontés
Des petits riens*
Des moins que riens*
Qui font tant de bien


Rédigé par: Annick ossiane.blog.lemonde.fr/2006/09/18/2006_09_colere/#comment-23067

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MessagePosté le: 22 Mai 2007, 16:04    Sujet du message: Re: Le sang de l'innocence Répondre en citant

LE MEME SANG... POURTANT
A TOUS LES EPRIS DE PAIX


Tout est relatif, faîtes vos mises
L'arbre à palabre est foudroyé
La machine de guerre déploie ses ailes
Partout le glas semble donner le grand air
De l'envol des engins de l'épouvante...
Pleurez vos morts, laissez couler vos larmes
Pour éteindre la géhenne de vos coeurs
Agenouillez - vous pieusement, levez vos bras
Le ciel en vertige vient de tomber sur la tête
Célébrez en silence la prière de l'absent
Tout mort nécessite une oraison funèbre
Tout mort doit être enseveli sous terre
Faîtes vos prières pour la gravité de l'hécatombe
Des cadavres non - identifiables sont carbonisés
Sous les décombres de la civilisation moderne
Sus à l'ennemi invisible, aux aguets, sanguinaire
Il est parmi vous, parmi nous, il est ailleurs
Les vampires ne vivent partout que de sang
Que dire des vandales qui ne vivent que de ruines...
Il n'y a vraiment pas de race pure, de race suprême
Car au fond de chaque être humain il y'a un démon
Lavez vos mains, purifiez vos âmes alourdies
Regardez - vous bien dans vos glaces de poche
Tant de tristesse qui déborde sur les côtés
N'est qu'un simple reflet négatif du passé
Ou du présent que vivent la majorité des peuples
On crie aux lynchages des basanés, aux potences
Aux noms des cultes, et des différentes confessions
Tellement le poids est lourd, semble vous atteindre
Pour une fois vous vivez le même drame: l'angoisse
Que d'autres ont vécu, la vive encore, davantage
Sous la bannière perfide de la fausse Démocratie
Réveillez la mémoire anesthésiée de vos archives
Aérez, enlevez la poussière des dossiers Top Secrets
L'ami d'hier est devenu l'ennemi le plus recherché
La volte - face des milliers de crimes impunis
Lavez vos mains de tous les sacrilèges commandités
Qui sème la violence, la fomente doit s'attendre
Au boomerang de ses actions et de ses méfaits
Voyez, pensez, le sang qui coule dans vos veines
Est partout le même sur notre planète : terre
Au nom de quel terrorisme on parle si souvent
Des groupuscules qui vivent dans l'ombre des Etats
Qui sont financés par les caisses du Pouvoir, ou Mafias
Un être anonyme est une bombe à retardement
Qui peut réduire une ville et ses habitants dans le néant
Venger les morts par des millions d'innocents
Par la Super - Puissance, Les Etats Satellites, et Médias
Quand d'autres crimes immondes sont commis
Dans les quatre coins de notre pauvre globe...
Pleurez vos morts, les autres peuples font autant
Et cette exhibition de la force exterminatrice
Engendrera plus de haine, plus de cris, plus de sang
Les pauvres gens seront les premières victimes
Les morts, les handicapés, les affamés, les violents
Au nom d'une maladive bêtise irresponsable
Qui fera de nous autres rien que des spectateurs
D'une guerre orchestrée, larvée, face aux faciès...
Pleurez vos morts et pensez aux autres qui gémissent
Qui vivent d'horreur sans l'avoir provoquée
Ils sont tous vos semblables, même s'ils sont étrangers
Ils ont comme vous le même sang dans les veines
Eux, ils vivent à l'écart, dans d'autres dimensions
L'homme n'est plus l'homme d'antan, des duels
Téléguidez vos missiles, bombardez, sonnez la mort
Dans vos villes persistera d'autres terroristes anonymes
Eux aussi ils ont le même sang mais dilué dans du poison
Que nos peuples vivent dans la paix, la sérénité
Qu'on entende plus d'apocalypse, de mardi noir
Qu'on ne vive plus de psychose collective
Qu'on respecte nos différences, nos religions, nos rituels
C'est trop demander à la vindicte machine infernale
Plus de chaire aux canons, plus de prises d'otages
Aux détournements, aux viols, à la ségrégation
A l'industrie de guerre et des fossoyeurs des civilisations
Nous sommes encore loin de redevenir vraiment des hommes
Qui aiment la vie des autres et de tous les siens
Nous avons tous le même sang dans les veines
Pourtant d'autres en guise du même sang ...
Ils ont de l'uranium appauvri dans les... MAINS


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MessagePosté le: 22 Mai 2007, 16:06    Sujet du message: LE MEME SANG... POURTANT Répondre en citant

LE MEME SANG... POURTANT
A TOUS LES EPRIS DE PAIX


Tout est relatif, faîtes vos mises
L'arbre à palabre est foudroyé
La machine de guerre déploie ses ailes
Partout le glas semble donner le grand air
De l'envol des engins de l'épouvante...
Pleurez vos morts, laissez couler vos larmes
Pour éteindre la géhenne de vos coeurs
Agenouillez - vous pieusement, levez vos bras
Le ciel en vertige vient de tomber sur la tête
Célébrez en silence la prière de l'absent
Tout mort nécessite une oraison funèbre
Tout mort doit être enseveli sous terre
Faîtes vos prières pour la gravité de l'hécatombe
Des cadavres non - identifiables sont carbonisés
Sous les décombres de la civilisation moderne
Sus à l'ennemi invisible, aux aguets, sanguinaire
Il est parmi vous, parmi nous, il est ailleurs
Les vampires ne vivent partout que de sang
Que dire des vandales qui ne vivent que de ruines...
Il n'y a vraiment pas de race pure, de race suprême
Car au fond de chaque être humain il y'a un démon
Lavez vos mains, purifiez vos âmes alourdies
Regardez - vous bien dans vos glaces de poche
Tant de tristesse qui déborde sur les côtés
N'est qu'un simple reflet négatif du passé
Ou du présent que vivent la majorité des peuples
On crie aux lynchages des basanés, aux potences
Aux noms des cultes, et des différentes confessions
Tellement le poids est lourd, semble vous atteindre
Pour une fois vous vivez le même drame: l'angoisse
Que d'autres ont vécu, la vive encore, davantage
Sous la bannière perfide de la fausse Démocratie
Réveillez la mémoire anesthésiée de vos archives
Aérez, enlevez la poussière des dossiers Top Secrets
L'ami d'hier est devenu l'ennemi le plus recherché
La volte - face des milliers de crimes impunis
Lavez vos mains de tous les sacrilèges commandités
Qui sème la violence, la fomente doit s'attendre
Au boomerang de ses actions et de ses méfaits
Voyez, pensez, le sang qui coule dans vos veines
Est partout le même sur notre planète : terre
Au nom de quel terrorisme on parle si souvent
Des groupuscules qui vivent dans l'ombre des Etats
Qui sont financés par les caisses du Pouvoir, ou Mafias
Un être anonyme est une bombe à retardement
Qui peut réduire une ville et ses habitants dans le néant
Venger les morts par des millions d'innocents
Par la Super - Puissance, Les Etats Satellites, et Médias
Quand d'autres crimes immondes sont commis
Dans les quatre coins de notre pauvre globe...
Pleurez vos morts, les autres peuples font autant
Et cette exhibition de la force exterminatrice
Engendrera plus de haine, plus de cris, plus de sang
Les pauvres gens seront les premières victimes
Les morts, les handicapés, les affamés, les violents
Au nom d'une maladive bêtise irresponsable
Qui fera de nous autres rien que des spectateurs
D'une guerre orchestrée, larvée, face aux faciès...
Pleurez vos morts et pensez aux autres qui gémissent
Qui vivent d'horreur sans l'avoir provoquée
Ils sont tous vos semblables, même s'ils sont étrangers
Ils ont comme vous le même sang dans les veines
Eux, ils vivent à l'écart, dans d'autres dimensions
L'homme n'est plus l'homme d'antan, des duels
Téléguidez vos missiles, bombardez, sonnez la mort
Dans vos villes persistera d'autres terroristes anonymes
Eux aussi ils ont le même sang mais dilué dans du poison
Que nos peuples vivent dans la paix, la sérénité
Qu'on entende plus d'apocalypse, de mardi noir
Qu'on ne vive plus de psychose collective
Qu'on respecte nos différences, nos religions, nos rituels
C'est trop demander à la vindicte machine infernale
Plus de chaire aux canons, plus de prises d'otages
Aux détournements, aux viols, à la ségrégation
A l'industrie de guerre et des fossoyeurs des civilisations
Nous sommes encore loin de redevenir vraiment des hommes
Qui aiment la vie des autres et de tous les siens
Nous avons tous le même sang dans les veines
Pourtant d'autres en guise du même sang ...
Ils ont de l'uranium appauvri dans les... MAINS


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MessagePosté le: 22 Mai 2007, 16:27    Sujet du message: La Palestine vivra ... ! Répondre en citant

La Palestine vivra ... !
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts
" L’isolement "
Lamartine

Les aiguilles du temps ne sont point amnésiques
Je suis constamment à la recherche des verbes
Dans les tumultes et les fracas des guerres intestines
Pourtant moi qui croyais que nous avions le même sang
Je me sens retourné et mets en doute toutes les molécules
Nulle évolution en vue depuis la mort du dernier siècle
Les vrais criminels sont toujours des criminels en instance
Qui puisent dans les veines différentes sortes de poison
La terre n’est nullement aveugle, ni en pleine agonie...
Vous voyez les bourreaux, les cerbères sont de retour
Regardez ces mains qui dégoulinent sur les écrans
Ces mains gantées de velours devenues des griffes lacérées
Les charognards ressuscités, distillent la haine ancestrale
Les fossoyeurs des civilisations ouvrent les cercueils
Dérobent des yeux de l’innocence le plus petit espoir
Ils agissent sous l’aval des consciences malades
Les psychopathes des temps modernes sèment la mort
Empoisonnent la convivialité, le renforcement des peuples
Ils violent la terre, les arbres, les sépultures, les mosquées
Ils voilent des yeux le soleil, la lune, les étoiles, l’horizon
Bombardent, démolissent les foyers de tous les rêves
La terre n’est nullement amnésique, ni aveugle...
Déjà hier c’était : Dir Yassine, Kafr Kassem... et d’autres
Sabra, Chatila... Les jugements ne peuvent qu’attendre ?
Aujourd’hui des crimes horribles sont de nouveau commis
Au nom de la destruction, l’asservissement, l’éloignement
Au nom de la fausse liberté, la démocratie et les alliances
Je crie ma nauséeuse condamnation de tous ces crimes
De cette barbarie inhumaine qui déferle de partout
Des villes assiégées, des maisons démolies et rasées
Des hommes tués, mutilés, emprisonnés, exilés...
Des enfants qui ne voient que des jeux de massacres dans les rues
Des filles qui ne vivent et respirent que de la peur quotidienne
Des femmes qui ne résistent plus sous l’assaut des viols
Des vieillards qui ne pensent plus à la sombre piété
Les Instances Internationales qui tardent à apparaître
Ni eau courante, ni électricité, ni denrées alimentaires...
La terre n’est nullement amnésique et ingrate...
Les soutiens qui ne font que suivre la suite des tragédies
Les meeting... les slogans périssables contre le mur sourd
Les échos perdent l’ écho dans le rempart du silence
... Et le monde entier souffle le chaud et le froid...
... Et le monde entier ne fait que déplorer...
Etat de guerre ou Etat d’extermination de la race Palestinienne
Etat de guerre ou Crimes de l’intolérance contre un peuple
Etat de guerre ou Peuples à réprimer, à dompter à vie...
Je joins ma plume à celles de tous les contestataires
A tous ceux qui marchent et se soulèvent contre cette injustice
A tous ceux qui refusent par tous les moyens la domination
A tous ceux qui de par le monde réprouvent ces massacres
Je clame tout haut pour que Justice des hommes soit faite
Que toutes les Nations doivent s’éveiller de leur insouciance
Notre Monde subit les affres de nouvelles guerres latentes
Des guerres indéfinissables qui surgiront ailleurs...
La Palestine vivra... et sortira de toutes ces douleurs
La Palestine vivra davantage dans nos coeurs, notre sang
La terre de Palestine retrouvera sa dignité par sa croyance
Ses hommes bâtiront dans la dimension de leur fierté l’Histoire
Les arbres pousseront de nouveau comme poussent les enfants
Le soleil de tout l’univers se lèvera et brillera de nouveau
La lune donnera plus de clarté pour tous les Poètes de la Paix
Demain n’est pas loin... La Vérité finira par vaincre les indécis

© kacem loubay
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MessagePosté le: 23 Mai 2007, 06:12    Sujet du message: Re: La Palestine vivra ... ! Répondre en citant

Jazak Allahou khayr kacem_loubay Sad

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MessagePosté le: 23 Mai 2007, 07:47    Sujet du message: AVANT LE CHAOS DES CIVILSATIONS Répondre en citant

AVANT LE CHAOS DES CIVILSATIONS
A TOUS LES INTELLECTUELS DU MONDE

Drôle de guerre contre les ombres
Des frappes ajustées dans un monde indifférent
De la hargne d’une vengeance viscérale
Des bombes incalculables n’ont plus de prix
Pour tuer sans merci, pleuvoir sur les têtes
Des pauvres innocents aux grands yeux hagards
Détruisez le pays déjà ravagé par les cataclysmes
Du soutien d’hier on rase le reste de ruine
Une civilisation qui prône l’ère néolithique
Ou une civilisation qui défie l’ère paléolithique
Qu’importe à l’histoire et à la barbarie moderne
La mort est présente parmi le convoi des moribonds
Du reste des réfugiés l’engendrement d’une souffrance plurielle
Qui las de revivre l’affreuse rage des belligérants
Fuient le grottes préhistoriques pour d’autres lieux sauvages
Ceinturés de partout par les autres, par l’hiver à la porte
Par l’alliance du diable au visage devenu inhumain
Vivent de malédiction en malédiction : leur destinée
Dans l’exode interminable vers d’autres cieux cléments
Ni hôpitaux, ni simples soins, ni écoles, ni nourriture…
Le ciel, la terre, ils s’en vont dans les bras de l’incertitude
Et végètent de l’intolérance des autres qui les massacrent
De bombardement en bombardement tel est le vrai salaire
D’un peuple d’errants à travers le monde contemporain
Tout un peuple victime, prisonnier, otage des décisions …
Je souffre d’être un homme renié et loin de ces arènes ouvertes
La machine infernale continue sa trajectoire de tueries
Ils paient la rançon des offenses et des anciens défis
La caution des erreurs des autres, ils sont devenus la cible promise
Aux exterminateurs qui de leur tour d’ivoire quadrillée
Savourent les délices du triomphe d’un peuple opprimé
Lèvent leurs toasts dans une coupe à la forme de crâne ciselé
La honte semble ne plus les atteindre, ils sont immunisés
Des généraux loin des champs de bataille dictent les ordres
Ils sont repus de sang, de cadavres, des vampires à l’affût
Les avions tels des rapaces les griffes lacérées mitraillent
Torpillent les maisons, les hôpitaux, les femmes et les enfants…
Faîtes le compte des millions de dollars, d’écus, d’euros…
De quoi bâtir des villes, des villages… toute une civilisation
De quoi rendre la terre plus fertile, ensemencée, irriguée…
De quoi redonner à l’homme son prestige, sa dignité confisquée
Faîtes le compte et le reste moisira dans vos caisses rouillées
Pour chercher un, ou d’autres peuples à mettre sous la tutelle
Vendez vos armes qualifiées, expérimentées sur des innocents
A tuer sans distinctions, vous dites qu’elles sont intelligentes
Souillez les mers, les océans, les fleuves, les prairies et les déserts
Voyez vos peuples partout, ils vivent de psychose collective
Quand une autre guerre innommable vient de franchir les frontières
La guerre bactériologique échappe de vos laboratoires ambulants
A nous tous citoyens du monde entier des masques à gaz
A nous tous citoyens du monde entier tous les vaccins performants
L’univers deviendra une autre planète dans un autre orbite fantôme
Nous ne ressemblerons ni à nous ni à nos anciens ancêtres
Nous deviendrons de vrais extraterrestres sur une autre galaxie
Plus de films de science fictions puisque nous sommes les acteurs
Qui sait nous vivons la hantise de nos propres inventions rénovées
Notre ciel perd la raison d’être éternel, il risque de s’absenter
Cherchons notre soleil, notre lune, nos étoiles et étoiles filantes…
Je me trompe, mais ces guerres injustifiées nous menacent
Demain on souffrira davantage de malades, d’aliénés, d’handicapés
Nous serons ailleurs dans une autre dimension inter – planétaire
Quelque part au fond d’un océan sans fond, tout l’univers englouti
Pardon je continue à frôler la démence des peuples à la dérive
Mon cœur ulcéré ne bat plus à la même cadence des jours anciens
De ma mémoire disséquée les vannes de sang sont en ébullition
Les cris, les plaintes, les bombardements, les fuites ; tous émergent
Sauvez notre monde avant le déferlement de nouvelles apocalypses
Ces hommes sont devenus fous ils explosent et anéantissent…
Et de la blancheur de vos mains conjuguons tous nos efforts
Pour l’arrêt de toutes les guerres, les injustices, les crimes…
Je manifeste une fois de plus ma révolte pluridimensionnelle
A nous, à vous citoyens du monde entier d’arrêter ces effusions
Et mettre une fin à la tragique et effroyable pendaison des… peuples

© Kacem loubay
Mercredi 17 Octobre 2001
Khénifra / Maroc
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