Brusquement les regards se perdaient
Et les mots se taisaient
Seulement nos émotions qui nous bouleversaient
Et nous faisaient sentir seuls dans cette terre
J ai rien dis, j’ai rien montrée
Car le silence a tout dit
J’essayée de tout cacher
Mes cris, mes douleurs qui m’arrachaient
«Afin d’être forte, et d’accepter ton idée
« De tout gâcher »
Tu m’as demandé « est ce que tu m’aimes ? »
Hein ;
De te répondre, c’est pas la peine
Car « oui, je t’aime » ça vaux rien dire
Il suffit que je me suis lâchée entre tes mains
Sans penser, sans savoir où tu m’emmènes
Hbibou, mon âme, mon héro…..
C’est une autre vie, une autre fille qui te prennent
Loin de moi, de ma vue et de mon écoute
Mais pas grave, seulement
J’espère que tu te retrouves aussitôt
Dans une belle vie, avec un amour plus chaud
Et surtout qu’ils soient au moins « coût »
Vis- t’as vie, et laisse les larmes et les blessures me déchirent
Et dans un autre moment, me consoler et me rafraîchir
Et sûrement ;
Qu’une nouvelle journée va venir.
Blanc si blanc
Innocents de blanc
Le cœur des enfants
Gris si gris
En gris de poussière
Des hommes en terre
Blême si blême
Dans les matins blêmes
Pour tous sera peine
Bleu si bleu
Voilé le ciel bleu
Des avions crachant le feu
Jaune si jaune
Le soleil d'or
Luit sur les hommes morts
Vert si vert
Verte la peur
Par des Hom'mes semant l'horreur
L'univers d'aujourd'hui
Où régent en maîtres
Les jalousies les envies
Qui pourrissent les êtres
Les enfants vont naître
Dans un monde de Peine
Sur notre terre de Haines
Le poète a perdu ses mots…
Et même il en a cure
Il ne comprend rien
De ce monde étrange
Lève à son tour un panneau
Aux questions qui dérangent
Générations futures
Ton monde est-il « rétro lien » ?
Quand on sépare des familles
Et convoient des innocents
Des pleurs s’éparpillent
Et les yeux sont tourments…
Pourquoi n’ai-je plus rien à apprendre …
Quand tout peut s’oublier ?
Ma voix se fera t’elle entendre
Quand je serai de l’autre côté ?
Accablement du va-nu-pieds
Qui ne peut à jamais qu’espérer
Ma lassitude est une brise
Qui en bas me laisse écrasée
Mais je n’aurai d’autre hantise
Que jusqu’au dernier souffle, saigner
J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. - Trois fois béni soit le conseil qui m'est arrivé ! - Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'éternelle peine ! Voyez comme le feu se relève ! Je brûle comme il faut. Va, démon !
J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, la salut. Puis-je décrire la vision, l'air de l'enfer ne souffre pas les hymnes ! C'était des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je ?
Les nobles ambitions !
Et c'est encore la vie ! - Si la damnation est éternelle ! Un homme qui veut se mutiler est bien d***é, n'est-ce-pas ? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent ! l'enfer ne peut attaquer les païens. - C'est la vie encore ! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.
Tais-toi, mais tais-toi !... C'est la honte, le reproche, ici : Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. - Assez !... Des erreurs qu'on me souffle, magies, parfums faux, musiques puériles. - Et dire que je tiens la vérité, que je vois la justice : j'ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection... Orgueil. - La peau de ma tête se dessèche.
Pitié ! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si soif ! Ah ! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze... le diable est au clocher, à cette heure. Marie ! Sainte-Vierge !... - Horreur de ma bêtise.
Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais personne ne pense à autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.
Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu : plus de foi en l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai : poètes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.
Ah ça ! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au
monde. - La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas - et le ciel en haut. - Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.
Que de malices, dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages... Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... Jésus marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d'une vague d'émeraude...
Je vais dévoiler tous les mystères : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.
Écoutez !...
J'ai tous les talents ! - Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un : je ne voudrais pas répandre mon trésor. - Veut-on des chants nègres, des danses de houris ? Veut-on que je disparaisse, que
je plonge à la recherche de l'anneau ? Veut-on ? Je ferai de l'or, des remèdes.
Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, - même les petits enfants, - que je vous console, qu'on répande pour vous son coeur, - le coeur merveilleux ! - Pauvres hommes, travailleurs ! Je ne demande pas de prières ; avec votre confiance seulement, je serai heureux.
- Et pensons à moi. Ceci me fait un peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.
Bah ! faisons toutes les grimaces imaginables.
Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah ! mon château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je las !
Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, - et l'enfer de la caresse ; un concert d'enfers.
Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur ! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame ! un coup de fourche, une goutte de feu.
Ah ! remonter à la vie ! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce b**** mille fois maudit ! Ma faiblesse, la cruauté du monde ! Mon Dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens trop mal ! - Je suis caché et je ne le suis pas.
C'est le feu qui se relève avec son d***é.
Il y avait une fois un rosier,
Les soins qu'il avait
reçus permirent à ses
racines de s'enfoncer
profondément dans le sol.
Ces racines étaient Abraham (PSL).
Il était nécessaire de le tailler pour qu'il remplisse son rôle
et ne retourne pas à l'état sauvage.
Avec le temps, son tronc devint large et robuste.
Ce tronc était Moïse (PSL).
Un jour le bouton d'une rose exceptionnelle s'ouvrit.
Ce bouton était Jésus (PSL).
La fleur était Mohammad (PSL)."
Depuis que le monde est monde
Y’a même pas eu cent jours de paix
Et à toutes les cent secondes
Pendant qu’on se beurre le portrait
Ailleurs des milliers d’enfants
Impatients d’accoucher d’la mort
Ailleurs au bout de leurs seins
Des mamans font du lait de leur sang
Mais ici maman la Nature
A les seins en crème un peu sûre
Et pour le Tiers-Monde nos ordures
Feraient encore de la bonne confiture
Ailleurs des milliers d’enfants
Se font putains pour un peu de pain
Ailleurs des petits conquérants
Tirent du fusil dans des vagins
Mais ici à peine 200 humains
Assistés de 500,000 savants
Font du pain dont nous sommes le levain
Et leur vin est le fleuve de notre sang
Deux milliards de dollars par jour
Pour faire manger la mort à l’amour
Trente millions de militaires
Avec leurs gueules en canons sur la Terre
Paix ! La seule victoire c’est la paix
Pour l’amour de nous pour l’amour de la vie
Assez de morts et de blessés
L’arme suprême c’est l’amour
La force d’aimer est une force désarmée
Il passe inexorablement
de sa trace marquant l'air du temps
que l'on croit un soir un instant
éternel alors que pourtant
L'homme a cru au bonheur passé
et courru pour le rattraper
sans jamais comprendre qu'il n'a fait
rien de plus de le tromper...
rien de plus que de se tromper...
Il s'écoule apportant l'absence
d'un désert triste qui tourmente
nos visages que le passé hante
où se lit toute l'arborescence
d'une vie qui se ride de sens
d'où s'échappe peu à peu l'essence
animant le corps et l'esprit
puis qui laisse la place à l'oubli
L'homme a cru au bonheur passé
et courru pour le rattraper
sans jamais
comprendre qu'il n'a fait
rien de plus de le tromper...
rien de plus que de se tromper...
Comme cette ride qui doucement fuit
en surface de l'onde sans un bruit
sur la peau le coeur endurcit
elle se froisse et achève nos vie
L'homme a cru au bonheur passé
et courru pour le rattraper
sans jamais comprendre qu'il n'a fait
rien de plus de le tromper...
rien de plus que de se tromper...
iah-hel le 10 novembre 2004 / Textes sur la vie
http://destroublesdecetemps.free.fr/logogilles.jpg
Nous, vagabonds aux coeurs brisés
Nous avons soif d'amour et d'amitié
Mais le parcours s'annonce difficile
Pour nous qui sommes si fragiles
Qu'importe la bonne fortune et la santé
Quand dans nos coeurs meurtris et blessés
Une marche funèbre se fait entendre
Nous faisant souhaiter l'ultime délivrance
Sans amour à quoi bon vivre ?
Et tel un bateau à la dérive
Qui s'égare à chaque jour davantage
A la recherche d'un calme rivage
De naufrages en ravages
De rêveries en mirages
Nous sommes là les bras ouverts
Nous les coeurs solitaires.
Lili le 26 mai
2005
http://lilideslacs.skyblog.com/
pacificgallery.ca/dynamic/images/display/
LA POÉSIE EST UNE ARME
Dans l'éclatante lueur
De tes premières heures
Soleil face à face
Je crie voile toi la face
Ma terre se meurt
Sous tes rayons ardents
Tes étreintes d'amant
La plonge dans la moiteur
Sous tes caresses brûlantes
Elle se craquelle de douleur
Tu la laisses pantelante
Dénudée sans pudeur
Au plus profond de sa chair
Tes rayons dans ses entrailles
Cette soif qui la tenaille
Fait naître sa misère
Tu en as fait un désert
Trop aride pour pleurer
Souffre de n'être ensemencé
De son ventre naît l'enfer
Cette terre de poussière
S'éparpille dans le néant
Quand ton complice le vent
Lui crache sa colère
De l'autre coté de l'océan
Soleil tu es un doux amant
Je te crie voile toi la face
Pour que ma terre soit grasse
Chants de révolte et d'espoir Ariel BOUCHER
Revoltes
membres.lycos.fr/.../ Meditations/meditation.jpg
LA POÉSIE EST UNE ARME
mirage dans le ciel
la pluie est d'une autre essence
il pleut
mais pas de l'eau
du feu rien que du feu
dans des jardins silencieux
des anges pourpres métallisent la mort des naissances
les croix du ciel amènent des pelles
qui labourent les terres
et plantent de stériles semences
tisonne l'horizon aux chants des sirènes
des fenêtres d'horreur
ouvrent leurs murs éventrés,
l'histoire noire devenue poussière de gens
des braves dans l'indifférence d'une trame enclavée
des mémoires étouffées dans l'instant diffusé
des rameaux de haine au bout des ailes
valsent dans le labyrinthe des ténèbres
dont nul ne ressort entier
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