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Dossiers » France: Elections municipales Dossiers » France: Elections municipales
L'UMP refuse de voir un "vote sanction" dans la vague rose
François Fillon, le 9 mars 2008 à Matignon</HeadLine></NewsLines><AdministrativeMetadata><Provider><Party FormalName="AFP/archives"/></Provider><Creator><Party FormalName="Guillaume Baptiste"/></Creator></AdministrativeMetadata><NewsComponent><Role Formal
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PARIS (AFP) - Après la victoire incontestable de la gauche aux municipales et cantonales, l'UMP, qui n'a pa su mobiliser ses troupes, tentait de minimiser l'ampleur de la vague rose en parlant de "rééquilibrage" entre droite et gauche.
Seule consolation de la soirée, le parti présidentiel a sauvé la ville emblématique de Marseille où son vice-président, Jean-Claude Gaudin, a arraché la victoire au socialiste Jean-Noël Guerini.

Le chef de la majorité, François Fillon a refusé "de tirer des leçons nationales" du scrutin. Selon lui, "l'importance des enjeux locaux et la faible participation ne s'y prêtent pas".

La Garde des Sceaux Rachida Dati, confrontée pour la première fois au suffrage universel dans le VIIème arrondissement a renchéri, assurant qu'il n'y avait pas eu de "vote sanction".

Plusieurs ténors du parti présidentiel se sont retranchés derrière ce leitmotiv toute la soirée, préférant voir dans la très faible participation à ces élections le signe qu'il s'agissait bien d'un scrutin "avant tout local".

A l'appui de cette théorie, Dominique Paillé voulait même se consoler avec la victoire de Jean-Pierre Gorges (UMP), "brillamment élu" à Chartres après avoir été récemment défait lors d'une législative partielle.

L'UMP fait le dos rond face à une vague de villes basculant à gauche comme Toulouse, Strasbourg, Amiens, Metz, Reims, Quimper ou Caen, ainsi que la chute emblématique d'un ministre pilier du gouvernement, Xavier Darcos, à Périgueux.

"La défaite est toujours cruelle mais il y aura d'autres rendez-vous qui seront victorieux", a promis un peu sombre le ministre de l'Education, qui avait été soutenu dans son fief par François Fillon et le maire de Bordeaux vainqueur du premier tour, Alain Juppé.

"J'avais raison de dire que ce serait des élections difficiles, je l'avais prévu", a déclaré le secrétaire général du parti présidentiel, Patrick Devedjian.

Seule voix discordante dans ce concert UMP voulant faire de ces élections un "scrutin local", le secrétaire général a voulu voir dans le reflux de la droite la désertion d'un "électorat" de droite "peut-être plus abstentionniste que les autres".

A l'intention du Premier ministre, il a souligné que "cela veut dire qu'ils sont impatients et que le gouvernement doit aller plus fort, plus haut, plus loin dans les réformes".

Cible de toutes les critiques dans son camp sur la gestion de la campagne, le chef de l'exécutif de l'UMP a parlé de "responsabilité collective". Et d'informer ses détracteurs qu'il ne démissionnerait "sans doute pas".

Ce qu'a confirmé à l'AFP Dominique Paillé. "Je ne vois pas pourquoi l'UMP aurait besoin de se réorganiser". "Cette direction a besoin de temps pour s'affirmer", jusqu'aux prochains rendez-vous électoraux, a déclaré le conseiller politique de Nicolas Sarkozy.

Le porte-parole Yves Jego ne voulait voir dans cette vague rose qu'"un rééquilibrage mécanique prévisible" lors d'un scrutin intermédiaire, évoquant la défaite en 1983 de la gauche au pouvoir.

A l'issue d'un scrutin qui a pris valeur de premier test national depuis l'élection de Nicolas Sarkozy il y a 10 mois, la droite qui a ravi à la gauche Agen, Calais, Châtellerault et Gap a également réussi le pari de l'ouverture à Mulhouse et Gap, où elle soutenait le chef de file de La Gauche Moderne, Jean-Marie Bockel, et le radical de gauche Roger Didier.

Publié le: 16/03/2008 à 22:17:24 GMT Source : AFP
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