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Dossiers » Tunisie: la fin de l'ère Ben Ali Dossiers » Tunisie: la fin de l'ère Ben Ali
La Tunisie peut-elle se passer du "parti-Etat" honni de Ben Ali ?
Des manifestants demandent la fin du parti au pouvoir en Tunisie, le RCD, le 19 janvier 2011 à Tunis (©  - Fethi Belaid)
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TUNIS (AFP) - La Tunisie peut-elle se passer du tout puissant "parti-Etat" du régime déchu du président Ben Ali pendant la transition démocratique ? La question agite la classe politique, alors que la rue réclame le bannissement du RCD, devenu le symbole de la corruption et de la répression.
Chaque jour depuis la fuite de Zine El Abidine Ben Ali, qui s'est réfugié vendredi en Arabie Saoudite, les Tunisiens exigent dans la rue la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), qui règne sur la Tunisie depuis son indépendance en 1956.

Le RCD, qui revendiquait plus de deux millions d'adhérents sur une population de dix millions, a été fondé en 1988 par le président déchu sur les restes du Néo-Destour, qui avait conduit le pays à l'indépendance sous la houlette de l'ancien président Habib Bourguiba.

Mais une partie de l'élite tunisienne estime que le pays ne pourra pas, au moins dans l'immédiat, se passer purement et simplement de ce parti qui contrôle toute l'administration et de la compétence de ses cadres, au risque de paralyser l'appareil d'Etat.

Outre la préparation d'élections "démocratique et libres" dans les six mois, l'exécutif provisoire doit s'atteler à rétablir totalement la sécurité et à relancer la machine économique.

"A l'heure actuelle, l'urgence est de rétablir l'autorité de l'Etat", estime l'universitaire et militants des droits de l'Homme, Larbi Chouikha, partisan du maintien dans l'immédiat des ministre RCD au gouvernement.

Huit membres de l'équipe Ben Ali trustent les postes-clé (Intérieur, Défense, Finances, Affaires étrangères) dans l'équipe de transition.

"Mais ce sont des technocrates qui se distinguent par leur intégrité et surtout par leur compétence ,et qui ne sont pas mouillés dans des affaires de corruption", ajoute M. Chouikha.

En outre "le pouvoir n'est plus seul. Il y a la société civile, la rue. A tout moment on peut réagir et dire non", argumente-t-il.

Le syndicaliste Houssine Dimassi, nommé lundi ministre de la Formation et de l'Emploi mais qui a démissionné mardi à la demande de son organisation, la puissante Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), juge également que le RCD est "une composante du pays" incontournable. "On ne peut pas l'exclure du gouvernement. Cela n'a pas de sens, mais il doit avoir une place proportionnelle à son poids", plaide-t-il.

A l'inverse, l'écrivain et intellectuel indépendant Sofiane Ben Farhat, rédacteur en chef du journal gouvernemental La Presse, plaide pour qu'on fasse place nette: "La situation politique actuelle doit être immédiatement représentative de la révolution".

Or "nous avons l'impression que le RCD tente de la confisquer", ajoute-t-il. Les ministres RCD de l'exécutif provisoire sont certes des technocrates, mais ils ont, selon lui, été eux-aussi "mêlés soit à la corruption soit au pouvoir autoritaire", au moins par leur assentiment.

Ahmed Mestiri, fondateur du premier parti d'opposition du pays après s'être opposé au président Bourguiba, s'est également indigné de ce gouvernement d'union nationale dans lequel il voit "une opération indigne" et "une franche violation des acquis légitimes obtenus le mois dernier par le peuple tunisien".

Tentant de se refaire une virginité, le RCD a annoncé mardi la radiation de l'ancien président Ben Ali et de ses collaborateurs les plus mouillés dans la corruption et la répression.

Mais la rue ne démord pas. A Ben Ben Guedane (sud-est) et à Tunis, des manifestants ont porté des cercueils pour célébrer les "funérailles" du RCD.

Publié le: 19/01/2011 à 16:44:17 GMT Source : AFP
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