Maroc

Portail Maroc

Tunisie: l'exil de Ben Ali ne suffit pas,
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Tunisie: la fin de l'ère Ben Ali Dossiers » Tunisie: la fin de l'ère Ben Ali
Tunisie: l'exil de Ben Ali ne suffit pas, "il faut des gens nouveaux"
La police disperse violemment des manifestants à Tunis le 18 janvier 2011. (©  - Fred Dufour)
Cliquer pour agrandir
TUNIS (AFP) - "Les ministres de Ben Ali doivent partir!": dans les ruelles de la médina de Tunis, beaucoup estimaient mardi que le départ du président déchu ne suffisait pas et qu'il fallait des hommes nouveaux au pouvoir.
"Ben Ali est en Arabie Saoudite, mais son gouvernement est toujours en place!", scandaient dans le même temps un millier de manifestants dans le centre-ville. Ils protestaient contre la présence au sein du gouvernement formé lundi de membres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l'ancien chef d'Etat. Ils ont été violemment dispersés par la police.

Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a appelé trois figures de l'opposition à Ben Ali à siéger au sein d'un cabinet d'unité nationale, mais les postes clés -- Intérieur, Défense, Affaires étrangères, Finances -- sont restés entre les mains des membres de l'ancien régime.

"Le RCD avait fusionné avec l'Etat, pour en tirer des profits. C'est le parti de la corruption, il ne peut pas être démocratique. Ce n'est pas un gouvernement provisoire, c'est le retour de l'ancien régime sous une autre forme", a dénoncé Mustapha Hammami, conseiller d'orientation, qui se définit comme "syndicaliste et patriote".

"Le peuple s'est soulevé contre une dictature, un système, pas seulement un homme. Tous les ministres de Ben Ali doivent partir. Leur confier des responsabilités, c'est un complot contre la révolution de jasmin", a-t-il poursuivi, appelant à la "dissolution" du RCD.

Certains Tunisiens relèvent cependant que les ministres de Ben Ali reconduits dans le nouveau gouvernement ont une image d'hommes intègres et ne sont pas compromis dans la répression de la révolte populaire qui après un mois a emporté le régime du président, contraint à l'exil le 14 janvier en Arabie Saoudite.

Au moins 78 personnes ont été tuées et 94 autres blessés lors de ce soulèvement, selon les autorités.

"Il y a des technocrates propres au RCD, qui ont la capacité de gérer l'Etat, avec les autres partis. Les Tunisiens doivent travailler tous ensemble pour le bien général. Il faut laisser du temps à ce gouvernement provisoire d'union nationale, le laisser travailler avant de juger, c'est trop tôt pour le juger", estimait ainsi Mohammed, un instituteur attablé devant un café.

Un vieil homme approuve. "Il y a plusieurs personnes intègres dans le nouveau gouvernement. Il faut maintenant de la stabilité. On veut être libre, mais aussi en sécurité", défend-il.

Dans les rues étroites de la médina, où une affiche représentant le président Ben Ali gisait à terre, déchirée et piétinée, la plupart des échoppes demeuraient fermées. Nordin Azak avait lui ouvert sa boutique de bijoux et de souvenirs, en dépit de l'absence de tout touriste.

"Je n'ai pas ouvert pour travailler, mais pour montrer que Tunis n'est pas morte", explique-t-il, avant d'appeler à l'émergence d'une nouvelle élite au pouvoir, lors des élections présidentielle et législatives prévues d'ici six mois.

"Le gouvernement est provisoire, il est composé de gens qui ont de l'expérience et qui peuvent gérer les affaires publiques. Mais après les élections, ils laissent les clés sous le paillasson et ils dégagent", juge Nordin Azak.

"Il faut des gens nouveaux, c'est la moindre des choses. Des gens nouveaux, il n'y a que cela en Tunisie, on a une élite qui peut gérer le pays", assure-t-il.

Publié le: 18/01/2011 à 13:25:09 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Tunisie: premier conseil des ministres, le président...

» A Tunis, des manifestants refusent de quitter la rue...

» Tunisie: le président promet une "rupture totale", les...

» Le Maroc épargné par les troubles sociaux, mais pas à l'abri

» Tunisie: les forces politiques en présence après la...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2018 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz