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Dossiers » Tunisie: la fin de l'ère Ben Ali Dossiers » Tunisie: la fin de l'ère Ben Ali
Tunisie: le doute s'empare des entreprises françaises
Un supermarché pillé à Tunis, le 15 janvier 2011 (©  - Fethi Belaid)
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PARIS (AFP) - Conciliants à l'égard du régime de Ben Ali dans une Tunisie dont ils vantaient la stabilité sociale et politique, les milieux d'affaires français se retrouvent brusquement plongés dans les affres de l'incertitude depuis la Révolution du jasmin.
Quelque 1.250 filiales d'entreprises françaises sont physiquement présentes dans ce pays, employant plus de 110.000 personnes.

La présence française est notable dans l'industrie, la manufacture ou la confection, les services (tourisme, banque, grande distribution, centres d?appel, sociétés de services informatiques, télécoms...) mais aussi dans l'aéronautique avec Zodiac ou Airbus.

Dans les heures troubles de l'insurrection, les entreprises françaises, leurs filiales ou partenaires locaux ont connu des fortunes diverses, et toutes s'interrogent désormais sur le futur.

En Tunisie, les magasins sous enseigne Carrefour sont exploités en franchise par Ulysse Trading and Industrial Companies (UTIC), partenaire local qui possède un hypermarché en périphérie de Tunis ainsi que 43 supermarchés.

La moitié d'entre eux ont été endommagés ou pillés et ne sont plus opérationnels, a indiqué à l'AFP le groupe Carrefour à Paris. Les autres devaient rouvrir progressivement "quelques heures par jour pour répondre aux besoins de la population", tout comme l'hypermarché, intact.

A l'inverse, "Zodiac Aerospace Tunisie", qui emploie près de 1.300 personnes, n'a subi aucun dégât. Son directeur général, Gaby Lopez, interviewé par RTL, s'est dit "estomaqué par le comportement du personnel" qui a organisé des rondes et s'est assuré la protection des militaires.

Ancien protectorat français, la Tunisie était jusqu'à ces dernières semaines l'image même de la stabilité.

"Tout le monde vivait sur l'idée que le régime était fort et bien installé; sa chute brutale a été une immense surprise", souligne un expert français interrogé par l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Celui-ci n'en finit pas de vanter les mérites de l'économie tunisienne: "une main d'oeuvre de qualité, un bon niveau d'éducation chez les garçons comme chez les filles -fait plutôt rare dans la région- une situation sociale stable".

Sans oublier, "la proximité géographique, la langue française en bien commun, un droit commercial et des règles comptables similaires ainsi qu'un statut avantageux pour les entreprises étrangères".

Aux premières loges, la Coface, l'assureur-crédit français, attribuait encore une note "A4" à la Tunisie dans son bilan 2011, paru au moment même du soulèvement. "A4" signifie "quelques fragilités" dans les perspectives politiques et économiques mais un "environnement des affaires convenable"...

Tout est bouleversé désormais. Les milieux économiques ont une sainte horreur de l'inconnu et aux incertitudes politiques s'ajoutent désormais une incertitude capitalistique et juridique. Quid de l'empire économique tentaculaire bâti par l'ex-président Ben Ali et son épouse ? A qui reviendront les multiples participations du clan ?

Cette période de flottement pourrait "poser un problème pour certains" de leurs partenaires français, a souligné la patronne des patrons français Laurence Parisot.

Tout en exprimant son "admiration" pour le peuple tunisien, la patronne du Medef a promis une "initiative" pour renforcer les liens économiques, mais à la condition expresse qu'une "vraie démocratie s'installe vite".

Son espoir aussi: que la Révolution du Jasmin mette fin au "népotisme et à la corruption" qui agissaient, selon elle, comme un véritable repoussoir pour certaines grandes entreprises françaises.

Publié le: 19/01/2011 à 17:04:35 GMT Source : AFP
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