Maroc

Portail Maroc

A Tskhinvali, l'horreur pire qu'au cinéma, selon des réfugiés - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Les JO de Pékin Dossiers » Les JO de Pékin
A Tskhinvali, l'horreur pire qu'au cinéma, selon des réfugiés
Une femme blessée réfugiée dans la cave de l'hôpital le 10 août 2008 à Tskhinvali (© AFP - Dmitry Kostyukov)
Cliquer pour agrandir
DJAVA (Géorgie),(AFP) (AFP) - Meri, quadragénaire blonde aux cheveux courts, pleure sur le trottoir: "je ne suis pas une petite fille, et même au cinéma je n'ai jamais vu une telle horreur", dit-elle en arrivant tout juste de Tskhinvali, capitale de la province rebelle géorgienne d'Ossétie du Sud.
"Quand les Russes sont arrivés, nous étions tellement heureux et après ils les ont bombardés", se lamente-t-elle alors que l'issue des combats opposant les Géorgiens aux Russes et aux Ossètes paraissaient vouloir tourner à l'avantage de ces derniers dimanche.

Meri fait partie d'un groupe de réfugiés, pour la plupart des femmes, souvent hirsutes, tout juste débarquées à Djava, à une vingtaine de kilomètres de Tskhinvali, dans un convoi conduit sous la protection des forces russes.

Ils seraient quelque 400 arrivés dimanche, avance Angela, une jeune femme du groupe qui s'efforce de recenser les enfants pour les envoyer au plus vite de l'autre côté de la frontière, en Ossétie du Nord.

Tous ont à la bouche le mot "horreur". Angela évoque le sort d'une famille amie de quatre personnes avec deux jeunes enfants: "un tank géorgien a tiré sur leur voiture et ils ont été brûlés". Elle dit aussi avoir vu en ville un autre char tirer sur une famille de trois personnes, dont une femme enceinte de huit mois. "Il n'en est rien resté".

Selon elle, les Géorgiens auraient aussi détruit le cimetière de la ville en y passant avec des chars. Arrivés en ville, les soldats géorgiens criaient "salut Saakachvili" (Mikheïl, le président géorgien, ndlr), témoigne-t-elle.

"Ils ont détruit toute la ville", renchérit Inna, une femme de 33 ans, avant d'ajouter: "nous ne nous attendions pas à ce qu'ils puissent faire ça à des civils. Tu vois la maison de tes amis qui brûle et tu ne peux rien faire, tu regardes et tu pleures, c'est un génocide", poursuit-elle.

"Tout ce qu'il me reste est cette robe, ma maison est détruite", déclare une vieille femme. Des habitants vivent depuis trois jours sous les tirs mais aussi sans eau, sans électricité ni gaz, souligne une femme.

Une fois à Djava, les réfugiés peuvent s'abriter dans un camp de tentes en train d'être mis en place dans le stade par le ministère russe des Situations d'urgence, explique Zamira Giova, la ministre sud-ossète de l'Education. "Ceux qui ont des proches en Ossétie du Nord pourront aller là-bas demain", dit-elle.

Les autorités russes et ossètes s'apprêtent en outre à envoyer une "colonne" de bus à Tskhinvali pour ramener d'autres réfugiés. "Ils chercheront les enfants et les gens qui sont dans les caves", explique-t-elle.

Le ministère russe des Situations d'urgence prévoit pour sa part de dépêcher ses 15 ambulances en ville, pour évacuer les quelque 50 blessés qui sont demeurés dans les sous-sol de l'hôpital, lui-même détruit, explique Vitali Slepouchkin, qui coordonne les secours russes. Une cinquantaine a déjà été amenée dimanche puis envoyée à Vladikavkaz, en Russie.

Mais Inna, elle, qui vient pourtant d'arriver, veut retourner à Tskhinvali: "mon frère m'a forcée à partir aujourd'hui. Je n'ai pas peur, je veux me laver et retourner là-bas pour aider mon frère et mon mari qui se battent. Ils ont besoin de quelqu'un pour les aider", déclare-t-elle.

Publié le: 11/08/2008 à 19:01:39 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» La Géorgie accuse les Russes d'occuper la majeure partie...

» Sarkozy à Moscou puis à Tbilissi, la capitale géorgienne

» En Russie, Poutine éclipse Medvedev dans le conflit avec...

» Ossétie du Sud: derrière les canons, la propagande

» L'économie géorgienne, en plein boom, risque gros

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz