| Tibet: l'Occident frileux par peur de perdre le marché chinois, selon Rinpoche |
| DHARAMSALA (AFP) - Le Premier ministre tibétain en exil en Inde a jugé jeudi que la communauté internationale ne pouvait pas risquer de se mettre à dos la Chine, qualifiée de "système monolithique totalitaire", à cause de la puissance économique qu'elle représente. |
"Les Occidentaux ne font que soutenir la Chine parce qu'ils pensent que c'est un marché illimité (...) Vous savez bien que les capitalistes soutiennent le système monolithique totalitaire chinois", a déclaré mercredi soir le Premier ministre tibétain en exil, Samdhong Rinpoche.
Face à la plus grande révolte au Tibet depuis deux décennies, les gouvernements étrangers disent que "la question tibétaine est chère à nos coeurs mais que nous ne pouvons pas perdre le marche chinois car c'est une opportunité éternelle pour nos populations", a dénoncé le moine bouddhiste réfugié depuis 1959 à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, aux côtés du dalaï lama.
"Personne ne peut se permettre de contrarier la Chine parce qu'ils ont peur de voir un marché se fermer", a-t-il encore déploré, dénonçant la "disparition de toute morale humaine dans cette quête avide d'argent et de richesses qui a transformé le monde".
Malgré les pressions internationales sur la Chine et l'examen par l'Union européenne d'un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques, les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, sont très réticents à prendre des mesures contre Pékin, redoutant de se priver de son juteux marché et de froisser l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.
|
| Publié le: 27/03/2008 à 19:17:45 GMT |
Source : AFP |
|
|