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Dossiers »  Tunisie: l'après Ben Ali Dossiers » Tunisie: l'après Ben Ali
La survie du gouvernement de transition en question
Le président de la transition, Fouad Mbazaa (C), lors du premier Conseil des ministres, le 20 janvier 2011 à Tunis (©  - Fethi Belaid)
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TUNIS (AFP) - Moins d'une semaine après sa formation, le gouvernement de transition tunisien est pris entre la pression de la rue qui réclame le départ des caciques de l'ancien régime qui y siègent, et les tenants d'une continuité étatique censée assurer la stabilité du pays, relèvent les analystes.
Dimanche, l'arrivée à Tunis d'un millier de manifestants venus de la région rurale et pauvre de Sidi Bouzid, foyer de la contestation qui a contraint à la fuite, le 14 janvier, le président Ben Ali, a démontré que la mobilisation populaire pour faire table rase du passé ne faiblissait pas.

"La pression de la rue a fait tomber Ben Ali, pourquoi pas (le Premier ministre de transition) Mohammed Ghannouchi pensent les gens", résume Kamel Labidi, journaliste et défenseur des droits de l'Homme.

Cette détermination vise l'équipe gouvernementale mise en place le 17 janvier par M. Ghannouchi. Parmi les 24 ministres, huit sont des hommes de l'ancienne équipe Ben Ali et contrôlent des postes-clefs, comme la Présidence du Conseil, la Défense, et l'Intérieur.

Pour Kamel Labidi, "l'erreur monumentale d'une partie de l'opposition a été d'accepter de siéger au gouvernement sans avoir une idée claire de sa composition". Selon lui, l'opposition "aurait pu tenir compte du rejet viscéral de la société des compagnons et collaborateurs de l'ancien dictateur".

Quatre ministre issus de l'opposition ont annoncé leur démission dés le 15 janvier, mais, assure encore M. Labidi, "il serait sage que le gouvernement modifie sa composition pour éloigner ceux qui avaient participé au pouvoir absolu".

L'opposant Moncef Marzouki, chef du Congrès pour la République, prône même la dissolution du gouvernement, estimant que le Parti démocratique progressiste de Néjib Chebbi et le mouvement Ettajdid (ex-communiste) d'Ahmed Ibrahim, ont commis "un suicide politique" en acceptant d'y entrer.

Un autre opposant Mustapha Ben Jaafar, président du Forum démocratique pour le travail et les libertés, juge que le gouvernement dont il a démissionné affiche "toujours la même incompréhension de l'ampleur du rejet exprimé par la population de tous les symboles de l'ancien régime".

Mais ceux des opposants qui siègent au gouvernement --le PDP et Ettajdid --, sont montés au créneau pour défendre ce cabinet qui préserve, selon eux, le pays du chaos et "du vide".

"La rue proteste, le gouvernement gouverne", déclare l'un des deux députés d'Ettajdid, Tarek Chaabouni.

M. Chebbi est intervenu sur la télévision publique pour mettre en garde contre la poursuite de la contestation et souligner l'urgence de relancer la machine économique du pays.

Ce débat illustre les deux logiques qui s'affrontent depuis la chute de Ben Ali: celle de la légitimité constitutionnelle et de la reprise rapide des affaires courantes, et celle d'un nouvel ordre révolutionnaire.

La première défend le respect de la Constitution: le Premier ministre assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir, remet le pays en état de marche et prépare les élections.

En face, les tenants de la logique populaire, voire révolutionnaire, demandent la suspension de la Constitution et une assemblée constituante.

Pour l'historien et universitaire Mohamed Larbi Snoussi, défenseur de l'ordre constitutionnel, ce bras de fer comporte des risques: "le gouvernement Ghannouchi n'a aucune chance de survie tant que l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT, la puissante centrale syndicale qui a retiré trois de ses membres du gouvernement) ne prend pas sa responsabilité qui consiste à sauver le pays des surenchères politiciennes".

"Avec la poursuite des marches populaires, encadrées principalement par l'aile gauche de l'UGTT, on va assister à un 18 Brumaire à la Tunisienne avec des appels à l'armée pour prendre le pouvoir", met-il en garde, se référant au coup d'Etat du 9 novembre 1799 de Napoléon Bonaparte.

Publié le: 23/01/2011 à 14:04:40 GMT Source : AFP
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