| Séisme en Indonésie: des tonnes d'aide affluent, plus de 5.800 morts |
| BANTUL (AFP) - Des centaines de tonnes de vivres, tentes, pompes à eau et matériel médical arrivaient mardi dans la région d'Indonésie frappée par un séisme meurtrier, avec deux urgences: soigner les blessés et nourrir les rescapés. |
Le bilan de la catastrophe a continué à s'alourdir, avec plus de 5.800 morts selon le gouvernement de Jakarta.
L'espoir de retrouver des victimes dans les décombres s'épuisant, les humanitaires se concentraient sur les vivants.
Les dizaines de milliers de sinistrés ont passé une troisième nuit dans des conditions extrêmement précaires, la pluie trempant leurs rares biens extirpés aux gravats de leur habitation.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) attendait mardi deux avions, a indiqué son porte-parole Barry Came.
L'un devait acheminer quatre entrepôts démontables pour stocker des vivres. L'autre venant d'Italie transportait 40 tonnes de fret, dont sept de nourriture, le reste étant des tentes, des couvertures, des générateurs, des pompes à eau et des bâches plastifiées.
Dimanche, trois camions du PAM chargés de 30 tonnes de biscuits de survie étaient déjà arrivés à Bantul et Klaten, deux des districts les plus touchés.
Une quarantaine de secouristes et personnels médicaux français transportant du matériel humanitaire sont également arrivé mardi matin dans le district de Klaten. Ils apportaient médicaments, tentes, couvertures et station d'épuration.
Les hôpitaux restaient surchargés de blessés, avec un manque criant d'équipes chirurgicales.
L'Onu a réclamé d'urgence lundi à Genève trois hôpitaux de campagne, des fournitures médicales et des tentes.
"Les besoins les plus urgents, qui doivent être satisfaits dans les trois jours, portent sur trois hôpitaux de campagne, avec une capacité de 100 lits chacun, du matériel médical orthopédique, des générateurs et des tentes", avait déclaré Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu (Ocha).
"Nos priorités se concentrent sur la santé, l'hygiène et l'eau", avait indiqué John Budd, porte-parole de l'Unicef, en estimant à 130.000 les sans abri.
Ces derniers restaient sous la menace du volcan Merapi, qui domine toute la région de la grande ville de Yogyakarta et montrait mardi des signes croissants d'activité.
La "montagne de feu" expulsait au matin un panache de fumée s'élevant à 900 mètres au-dessus du cratère, soit le double de la hauteur de lundi, selon Tri Yani de l'agence de volcanologie de Yogyakarta.
Ces dernières semaines, le Merapi a connu une activité inquiétante marquée par des coulées de lave et des nuées ardentes.
Il s'était relativement calmé mais le séisme de magnitude 6,3 qui a secoué la région samedi semble avoir réveillé son activité.
Jakarta estime que 35.000 maisons et autres bâtiments ont été endommagés. Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono s'est rendu mardi dans un camp de déplacés par le séisme, près du temple endommagé de Prambanan, fleuron de la culture hindouiste à Java.
Il a demandé aux autorités d'être "plus diligentes et plus actives", tandis que des nombreux Indonésiens se plaignaient de ne recevoir aucune assistance des responsables locaux.
Ces victimes étaient obligées de faire la quête le long des routes de la région de Yogyakarta. Certains portaient des pancartes affichant: "Où est le gouvernement local?".
L'Indonésie est un immense archipel de 220 millions d'habitants, soit le quatrième pays le plus peuplé du monde.
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| Publié le: 31/05/2006 à 05:57:29 GMT |
Source : AFP |
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