| Séisme en Indonésie: près de 5.000 morts, l'aide internationale se déploie |
| BANTUL (AFP) - L'aide humanitaire étrangère se déployait lundi dans l'île indonésienne de Java frappée samedi par un violent séisme qui a fait près de 5.000 morts. |
Des milliers de sinistrés ont passé une deuxième nuit dans le dénuement le plus total alors qu'une odeur de mort flottait dans certains quartiers de la ville dévastée de Bantul.
"Les hôpitaux sont totalement bondés", a indiqué lundi à l'AFP Carlos Afonso, coordinateur à Jakarta de l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), après une mission d'évaluation sur place.
"Il y a d'énormes besoins dans le champ médical: des médecins, des infirmières, du personnel soignant, du matériel de soins et chirurgical", a-t-il détaillé.
L'hôpital principal de la ville dévastée de Bantul, au sud de la métropole de Yogyakarta, a été détruit. "Il faut monter là-bas un hôpital de campagne", a-t-il poursuivi.
Les opérations de secours allaient pouvoir être facilitées par la réouverture complète de l'aéroport de Yogyakarta, endommagé lors du tremblement de terre.
"A 09H00 ce matin l'aéroport à rouvert mais seulement (la compagnie aérienne) Mandala a confirmé qu'elle était prête à voler", a déclaré Aryadi Subagyo, un responsable de l'aéroport.
Un hall d'attente de l'aéroport s'était effondré lors du séisme. Cet accident a fait deux morts et dix blessés dont un grave, selon M. Subagyo.
L'acheminement de l'assistance humanitaire continuait en tout cas à gagner en ampleur.
"Nous sommes arrivés avec des équipements médicaux et logistiques", indiquait Olaf Valverde, de Médecins sans frontières (MSF) Belgique.
"J'ai entendu dire qu'il n'y a plus de corps coincés sous les décombres", déclarait de son côté Ahmad Zailani, dirigeant une équipe de 87 médecins, infirmiers et sauveteurs malaisiens.
Une équipe de vingt secouristes taïwanais spécialisée dans la recherche de personnes ensevelies est aussi arrivée lundi, même si l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise au fil des heures.
Ils transportaient des équipements pour déplacer les gravats, ainsi que du matériel d'amplification des sons pour localiser des victimes sous les décombres, a expliqué le commandant Michael Chu. "On peut détecter un coeur qui bat", a-t-il précisé.
"On focalise sur Bantul qui est au sud (de Yogyakarta). Il faut aller aussi sur la périphérie, là où on ne compte pas encore les blessés ou les morts", a déclaré à l'AFP Vincent Cauche, coordinateur en Indonésie de l'ONG Médecins du Monde (MDM).
"On peut supposer que les blessés n'ont pas accès aux centres de santé car leurs blessures les empêchent de se déplacer", a-t-il ajouté.
Le dernier bilan du ministère des Affaires sociales faisait état d'au moins 4.983 morts. L'Unicef évoquait quelque 130.000 sans abri. D'autres estimations tablaient sur 20.000 blessés.
Le tremblement de terre s'est produit dans une zone très peuplée. Jakarta a appelé dimanche la communauté internationale à l'aide après la catastrophe, "afin de réduire le fardeau pesant sur le gouvernement". Ce dernier a déclaré un état d'urgence de trois mois dans la zone.
Le gouvernement estime que 35.000 maisons et autres bâtiments ont été endommagés et a débloqué un billion de roupies (107 millions de dollars) pour financer l'aide et la reconstruction.
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| Publié le: 29/05/2006 à 09:22:51 GMT |
Source : AFP |
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