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Dossiers » Séisme en Indonésie Dossiers » Séisme en Indonésie
Pour les secours, l'expérience du tsunami aide
Des médecins singapouriens transportent une vieille dame blessée, à Pleret, le 30 mai 2006 (© AFP - Jewel Samad)
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JAKARTA (AFP) - Le drame du tsunami du 26 décembre 2004 a rodé les humanitaires et renforcé leur présence en Indonésie. Cela rend aujourd'hui plus efficaces les secours intervenant après le séisme à Java.
Les deux catastrophes sont espacées de 17 mois et d'environ 2.500 kilomètres.

Beaucoup d'ONG n'ont eu qu'à puiser dans leurs équipes dans la province d'Aceh dans l'île de Sumatra (frappée par le raz-de-marée qui y a fait 168.000 morts) pour les dépêcher rapidement vers l'île voisine de Java.

"Nous avons dérouté nos avions ainsi que nos stocks d'Aceh", a indiqué Barry Came, du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

Selon lui l'expérience du tsunami "aide énormément dans tous les domaines l'Onu et le PAM en particulier".

Dès samedi, jour du tremblement de terre, une mission d'évaluation de douze personnes était sur le terrain, représentant cinq agences de l'Onu: l'OMS (santé), le PAM, l'Unicef (enfance), le Pnud (développement) et l'UNFPA (population), ainsi que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Nous avions l'infrastructure en place et grâce à cela nous avons pu répondre immédiatement", a précisé M. Came.

Des dizaines de tonnes de vivres, médicaments, tentes et couvertures sont vite parvenues sur place, même si les besoins étaient mardi loin d'être satisfaits.

Depuis 17 mois d'innombrables contacts ont été consolidés entre les humanitaires étrangers et les autorités indonésiennes, en raison du chantier de reconstruction sans précédent à Sumatra.

Une victime du tsunami du 26 décembre 2004 soignée dans un hôpital à Banda Aceh, le 7 janvier 2005 (© AFP/Archives - Choo Youn-Kong)
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Pas de souci donc de demandes de visas, de recherches d'interprètes ni de bureau de liaison. Beaucoup d'associations riches des dons du tsunami avaient ouvert en 2005 une antenne dans la capitale Jakarta.

L'association française Médecins du Monde (MDM) ne comptait par exemple que 4 à 6 collaborateurs en Indonésie avant le tsunami. Elle en dispose d'une centaine aujourd'hui.

"Nous avons été en mesure d'intervenir très vite, en étant sur place en 24 heures", a expliqué Vincent Cauche, coordinateur en Indonésie de MDM.

Selon lui des enseignements ont été tirés des soucis de coordination rencontrés à Aceh. Il souligne que les deux drames sont différents: "A Aceh il y avait beaucoup de morts et peu de blessés. Là il y a beaucoup de blessés".

Touchée par le séisme, la ville universitaire de Yogyakarta est la capitale de l'Indonésie pour les formations linguistiques. Des ONG y ont recruté leurs employés. Ces Javanais polyglottes se révèlent bien utiles.

"Nous avons beaucoup de notre personnel qui parle Javanais", explique Deborah Tomasowa, de l'ONG américaine Mercy Corps.

"Nous avons appris de nos erreurs et de nos faiblesses durant le tsunami", ajoute-t-elle. "Nous faisons nettement plus attention à notre évaluation (des besoins humanitaires)".

Le tsunami avait laissé environ 500.000 sans abri à Sumatra. Le tremblement de terre à Java a fait 100.000 à 200.000 sinistrés selon les sources. Les abris temporaires, jugés prioritaires par l'Onu, seront installés "en fonction des leçons apprises lors des secours du tsunami", a indiqué Reiko Niimi, adjointe du coordinateur de l'Onu à Jakarta.

Publié le: 30/05/2006 à 09:32:49 GMT Source : AFP
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