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Dossiers » Le Tour de France 2009 Dossiers » Le Tour de France 2009
A Saint-Girons, Sandy Casar rate le coche comme Poulidor
Sandy Casar, après son arrivée en seconde position à Saint Girons, le 11 juillet 2009 (© AFP - Patrick Hertzog)
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SAINT-GIRONS, Ariège (AFP) - Poulidor d'un nouveau genre, Sandy Casar a raté le coche à Saint-Girons samedi à l'arrivée de la 8e étape du Tour de France, qui est revenue à l'Espagnol Luis Leon Sanchez.
Pour la cinquième fois depuis 2005, le protégé de Marc Madiot a connu la déception d'une deuxième place dans une étape du Tour. Après Digne-les-Bains (2005, victoire de Moncoutié), le Puy-en-Velay (2005, Guerini), Marseille (2007, Vasseur) et Jausiers (2009, Dessel), Saint-Girons a ajouté son nom à la liste.

Heureusement pour lui, le Francilien a touché juste à Angoulême en 2007. Sans ce succès, que de regrets serait-il en droit de nourrir, lui qui est souvent présent dans les bons coups mais si rarement vainqueur !

En cette chaude journée sur les Pyrénées ariégeoises, au vert intense sous le soleil de juillet, Casar a eu au moins le mérite de vouloir forcer la chance à plusieurs reprises. Comme l'avait fait en son temps Raymond Poulidor, l'éternel deuxième des années 1960 et 1970.

Dans la montée d'Envalira d'abord, la porte de sortie obligatoire de l'Andorre pour revenir en France, où l'Australien Cadel Evans a condamné toute échappée par sa seule présence. Il n'était pas question pour l'équipe Astana d'Alberto Contador et Lance Armstrong de lui laisser prendre le champ.

Dans la vallée ensuite, où une dizaine d'attaquants ont fini par trouver l'ouverture à plus de 100 kilomètres de l'arrivée. "J'ai souffert sur le plat car il y avait des rouleurs", a reconnu Casar, qui s'est ensuite senti de mieux en mieux, pour basculer au sommet du col d'Agnes à quelques secondes du trio de tête (Astarloza, Sanchez, Efimkin) et lutter pour le gain de l'étape 44 kilomètres plus loin.

Pour son malheur, l'homme de la Française des Jeux a eu affaire à un adversaire promis à une belle carrière. A 25 ans, Luis Leon Sanchez a déjà gagné Paris-Nice et signé quelques jolies performances. Dans le Tour aussi, puisque ce coureur élevé dans la pouponnière où a grandi Miguel Indurain avait enlevé l'étape d'Aurillac, un an très précisément avant son succès de Saint-Girons.

Pourquoi les favoris sont-ils restés sur la réserve ?

Les raisons abondent. La fatigue, au lendemain de la première arrivée au sommet (Arcalis): la prudence nécessaire dans une course de trois semaines, avant la dernière journée pyrénéenne, la domination de l'équipe Astana, décidée à verrouiller la course, le parcours enfin, avec le dernier sommet distant de 44 kilomètres de l'arrivée.

Hormis la tentative désordonnée d'Evans dans la port d'Envalira, seul Andy Schleck a essayé de tester ses rivaux. Par deux fois, dans le col d'Agnes, le grimpeur luxembourgeois a accéléré, à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée. Avec, pour seul résultat, de fragmenter le peloton et de reléguer vers l'arrière les équipiers des leaders.

L'épisode, instructif, a souligné la force collective des Astana, qui se comptaient à quatre (Contador, Armstrong, Leipheimer, Klöden) dans le groupe d'une quinzaine de coureurs suivant le cadet des Schleck. Et confirmé la belle tenue du Britannique Bradley Wiggins, le champion olympique de poursuite, capable cette année de suivre les meilleurs dans un col. Il l'avait déjà prouvé dans le dernier Giro.

Rinaldo Nocentini est-il appelé à rester leader ?

Sur l'attaque d'Andy Schleck, l'Italien a reculé tout de suite. Pointé à une quarantaine de secondes, il n'a dû son salut qu'au dévouement de l'éternel Stéphane Goubert (39 ans) et à l'intérêt des Astana de lui laisser son maillot jaune.

L'alerte passée, le Toscan de l'équipe AG2R a repris place dans le premier peloton avant le sommet. Il n'a plus eu ensuite qu'à se laisser glisser vers Saint-Girons, où il a franchi la ligne au sein d'un peloton dépassant la cinquantaine d'unités, moins de deux minutes après l'échappée qui comprenait l'un de ses coéquipiers (Efimkin).

Nocentini a expliqué ses difficultés par la fatigue encore présente après sa longue échappée de la veille jusqu'à Arcalis. Conscient qu'il ne peut supporter le rythme des meilleurs grimpeurs, ce puncheur (2e de Paris-Nice en 2008) doit calculer ses efforts et jouer sur un autre tableau.

Mais, s'il franchit dimanche Aspin et surtout Tourmalet à distance raisonnable de ses rivaux, l'Italien peut espérer aller loin en jaune. Après le transfert dimanche soir jusqu'à Limoges et la première journée de repos, ce sont trois étapes de plaine qui attendent les coureurs.

Publié le: 11/07/2009 à 18:45:29 GMT Source : AFP
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